Approfondir : le pinceau.

Le pinceau, opacité, flux, dureté.

Le pinceau permet de peindre (ouiiiiiiiiiiiii), il faut cliquer sur l’icône du pinceau icone_pincea dans la barre d’outil.

Le pinceau utilise des formes (brosses ou brush) pour peindre.

La barre d’option en haut est bien pratique : si nous cliquons sur l’icône (1) qui montre la forme et indique l’épaisseur du pinceau en cours, nous ouvrons le panneau ; nous pouvons modifier épaisseur (5) et dureté (6) ainsi que la forme utilisée par le pinceau.

L’icône (2) ouvre le panneau des formes (F 5 ou menu Fenêtre>Formes ).. Ce panneau est très utilisé quand on a une tablette graphique (voir le chapitre sur les tablettes).

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Quand nous avons sélectionné la forme ; si nous appuyons sur ALT le curseur se transforme en pipette ; pour prélever une couleur dans l’image il suffit de cliquer sur la couleur désirée.

AmpouleLe pinceau a une action uniquement sur le calque actif.

Et il dépose la couleur du premier plan.

 

 

Pour faire une ligne bien droite avec le pinceau : clic sur le premier point, MAJ clic sur le second point. Bien pratique pour peindre un bord droit.

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Pour faire une ligne horizontale ou verticale : Maj et tracer une ligne ( avec la souris bouton gauche enfoncé) ; la ligne sera horizontale ou verticale.

Rappelons  les notions indispensables de forme(ou brush), de dureté, d’opacité, de flux, d’un pinceau . Propriétés intervenant aussi bien avec la souris qu’avec le stylet d’une tablette.

La forme d’un pinceau, c’est une notion assez évidente :

On parle aussi de brush ou brosses pour désigner les différentes formes.

Les photographes utilisent plutôt des formes rondes (dites « formes standards »; les brosses, pointes, aérographes et pointes érodables sont plutôt utilisées par les graphistes).

Certains utilisent des formes ovales qui seraient plus pratiques pour certains usages fins, sur les paupières par exemple.

On peut rendre ovale une forme ronde en passant par le panneau « Forme » et la ligne « Forme de la pointe ». On modifie l’angle et l’arrondi (rapport entre largeur et hauteur).

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L’épaisseur du pinceau (ou diamètre en cas de forme ronde) est exprimée en pixel.

Dans la barre des options, en haut il y a une icône, à gauche, symbolisant la brush, cliquez sur la flèche juste à droite.

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Là vous pouvez modifier épaisseur et dureté.

La dureté :

Indique la progressivité du contour :

Une dureté à 0% donne un contour très progressif et donc un pinceau « doux »:

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Une dureté à 100% donne un contour très net et donc un pinceau « dur » :

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On utilisera un pinceau doux pour travailler en douceur sur un visage par exemple ; un pinceau dur pour travailler sur un masque de fusion pour bien délimiter les zones.

Un raccourci indispensable : (on modifie sans arrêt la taille du pinceau).

Pour modifier la taille (ou la dureté) du pinceau très rapidement on utilise la combinaison : ALT+Clic droit puis en même temps, on déplace la souris de droite à gauche pour modifier la taille (ou de haut en bas pour modifier la dureté).

Pour que cela marche il faut être sur l’image.

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Sur Mac c’est Ctrl Alt Clic.

Nous pouvons paramétrer PS pour que les mouvements de haut en bas modifie l’opacité (au lieu de la dureté) en modifiant les préférences (menu Édition>Préférences>outils , variation de la dureté en bas ).

Au clavier :

Pour changer l’opacité au clavier, tapez sur le pavé numérique (pas en haut du clavier) la valeur désirée: « 50 »par exemple.

Pour changer le flux : Maj et tapez rapidement sur les chiffres en haut du clavier (pas sur le pavé numérique).

Il y a même des raccourcis ( sur clavier PC azerty).

« ! » Agrandir le pinceau. « < » Diminuer la dureté.

« : » Rétrécir le pinceau. « > » Augmenter la dureté

 

L’opacité est le pourcentage maximum de couleur que va déposer le pinceau : elle définit la transparence du trait qu’on applique.

On voit sa valeur dans la barre des options en haut :

Exemple d’un pinceau noir :pinceau9

Si on a un pinceau noir, pour une opacité à 100% la trace du pinceau sera complètement noire et opaque ; à 50% la trace sera grise.

On peut aussi parler de transparence de la couleur : pour une opacité de 50% la couleur est à moitié transparente et on voit 50% de ce qui est sous le coup de pinceau.

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Il faut bien comprendre que si, sans lâcher le bouton de la souris ou lever le stylet, vous repasser au même endroit cela n’ajoutera pas plus de couleur, car l’opacité définit le dépôt maximum (pour un flux à 100%, on verra cela plus loin).

Ci-dessous, la zone où il y a eu 2 passages n’est pas plus foncée, car le bouton de la souris n’a pas été lâché (ou le stylet n’a pas été levé). Si vous appliquez de la couleur sur une zone, l’opacité appliquée ne dépasse pas le niveau défini par l’opacité indiquée dans la barre des propriétés, indépendamment du nombre de fois où vous déplacez le pointeur sur cette zone, jusqu’à ce que vous relâchiez le bouton de la souris ou leviez le stylet.

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Ci-dessous, par contre, nous avons lâché le bouton (ou levé le stylet), puis nous avons fait un second trait qui a été ajouté au premier. À l’endroit où les deux coups de pinceau se croisent nous avons plusieurs couches indépendante ; nous avons dépassé en opacité la valeur notée dans la barre des propriétés.

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Le flux est le pourcentage appliqué à chaque passage.

Le flux est indiqué en haut dans la barre des propriétés :

Si votre flux n’est pas à 100%, lorsque vous appliquez de la couleur sur une zone en maintenant le bouton de la souris enfoncé (ou sans lever le stylet), la quantité de couleur s’accumule de couche en couche en fonction du flux, dans les limites de l’opacité définie.

Par exemple, si nous avons une opacité de 50% et un flux de 10%, en passant plusieurs fois la souris (sans lâcher le bouton) ou le stylet ; au premier passage cela déposera 10% de couleur ; à chaque passage cela va déposer 10% de couleur de plus. Au 5e passage il y aura 50% de couleur, mais comme l’opacité est à 50%, des passages supplémentaires ne rajouteront rien :

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Ici, avec un flux de 10%, sans lever le stylet, nous avons fait deux boucles puis un rond ou nous avons tourné trois fois, enfin un rond de quatre tours.

C’est la même chose avec un crayon papier : si nous passons plusieurs fois sans trop appuyer (c’est le flux) cela va assombrir au fur et à mesure des passages sans dépasser la noirceur maximale du crayon (l’opacité). Donc l’usage du flux est assez intuitif.

On rappelle que si on lâche le bouton de la souris ou qu’on lève le stylet et que de nouveau on dessine, cela rajoute de la couleur en plus, car on repart sur une nouvelle application de couleur au niveau flux et opacité.

Si le flux est à 100% on applique une densité correspondant à l’opacité. Si on veut assombrir ou mettre plus de couleur, il faut sans arrêt lever le stylet ou la souris pour refaire un nouveau dépôt.

Il est préférable de travailler avec un flux très faible (5% à 10%) en repassant le stylet ou la souris plusieurs fois sans le lever et ainsi en « barbouillant » déposer de plus en plus de couleur.

Tester tout cela avec la souris, c’est fondamental.

tablette_petiteAvec une tablette graphique, si on a bien paramétré, le dépôt de couleur est fonction de la pression du stylet : plus on appuie plus on dépose de la couleur. On peut aussi paramétré pour que l’ appui gère la largeur du pinceau.

Le pas.

Quand avec le pinceau vous tracez une ligne, en fait PS applique successivement des points avec la forme du pinceau ; le pas indique avec quelle fréquence appliquer les points.

À gauche ci-dessous (panneau forme), le pas est petit, PS applique des points rapprochés , cela fait une ligne bien pleine. Mais pour certaines formes de pinceau, nous augmenterons le pas (à droite ci-dessous) et les points seront éloignés les uns des autres.

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Voici une courte vidéo de Yves Chatain sur video2brain.com expliquant le « pas » d’un pinceau. https://www.video2brain.com/fr/tuto/comment-les-outils-de-photoshop-deposent-ils-leur-couleur-pas-a-pas

https://www.video2brain.com/fr/tuto/comment-les-outils-de-photoshop-deposent-ils-leur-couleur-pas-a-pas

Et l’outil crayon ? icone_crayon

L’outil crayon est assez similaire à l’outil pinceau, à la différence qu’il est « binaire », il ne prend pas en charge la dureté, produisant ainsi des contours bruts.

Pratique quand on travaille au pixel près après avoir agrandi la photo.

Peindre sur un calque vide.

Plutôt que de peindre directement sur un calque de pixel, il y a une méthode bien meilleure : Nous ajoutons un calque vide en cliquant sur l’icône icone_creer en bas du panneau des calques.

Nous prenons le pinceau, nous peignons sur le calque vide (il faut que cela soit le calque actif). La couleur est déposée sur le calque vide. En regardant l’image, les calques étant superposés, on a le même effet que si on avait peint sur le calque de pixel.

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Intérêt de peindre sur un calque vide plutôt que directement sur le calque de l’image ?

-Le calque d’arrière-plan et ses pixels ne sont pas modifiés. C’est un travail non destructeur, le calque d’arrière-plan est préservé.

-Nous pouvons toujours revenir sur le calque vide et avec la gomme enlever du vert pour remettre du transparent. Nous pouvons donc corriger.

-En cliquant sur l’œil du calque vide, nous pouvons voir un avant/après du travail de peinture.

Vidéo sur le pinceau.

Franky de Darth’sBlog a fait une vidéo qui complète bien le tutoriel :

https://www.youtube.com/watch?v=0mECSeSwAIo

https://www.youtube.com/watch?v=0mECSeSwAIo

Lissage, mode ficelle tirée.

Avec la version 2018 est apparu dans la barre d’option un nouveau réglage qui se nomme le « lissage » (1).

Avec un lissage à 0% quand vous tracez une ligne au pinceau il y a des irrégularités dans la courbe et des cassures (2) ; avec le lissage à 100 % il y a une trace harmonieuse (3).

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Essayez d’écrire des lettres à main levée, c’est bluffant.

Pour que cela fonctionne, il faut que dans les paramètres de forme du pinceau « lissage » soit coché (4).

On se rend compte que quand on lâche le bouton de la souris en fin de tracé, le dessin du trait ne va pas jusqu’au curseur. Il suffit de maintenir le bouton de la souris enfoncé sans le déplacer pour que progressivement le tracé atteigne le curseur ; une autre manière de faire est de paramétrer comme il faut : cliquer sur l’engrenage à droite de la liste « Lissage » et cochez « Rattraper la pointe du trait ».

On peut aussi utiliser le mode ficelle tirée.

A condition que le lissage ne soit pas à 0%, ouvrez la liste de paramètres en cliquant sur la roue dentée à droite de « lissage ». Cochez « Mode ficelle tirée » (1).

Maintenant le pinceau ne peint que lorsque la ficelle est tendue : quand vous effectuée un tracé, si le curseur est dans le cercle, la ficelle qui va du bout du tracé au curseur n’est pas tendu (2), il n’y a aucune action. Si le curseur sort du cercle la ficelle est tendue et le tracé apparaît comme si la pointe du tracé était tirée par la ficelle. Cela permet certaines manœuvres comme le changement de direction. A essayer. Gadget ou pas ?

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Vidéo de Julien Pons sur le lissage : https://www.youtube.com/watch?v=ghyY0-tu7lU

Plus loin avec les formes, les « brushes ».

On rappelle qu’une forme de pinceau se nomme forme, brush ou brosse.

Le photographe pourra utiliser celles proposées par Adobe en cliquant sur l’icône de la brush en cours (1), et en choisissant une brush dans le tableau des brush (2). Il pourra aussi cliquer sur la roue dentée (3) pour ouvrir un menu permettant de charger les bibliothèques proposées par Adobe (Formes d’outil variées, formes de bases…elles sont en bas de la liste(4)). Il pourra aussi, en cliquant sur « Charger des formes » (5) , charger des bibliothèques extérieures de brush (fichier .abr).

brush2

On trouve des brush sous forme de fichier .abr gratuit sur le net.

J’en ai trouvé ici (je voulais des brush ayant une forme d’oiseau) :

http://brush-photoshop.fr/externe/webdesignerlab.com/resources/free-birds-brushes

http://brush-photoshop.fr/externe/webdesignerlab.com/resources/free-birds-brushes

J’ai chargé un fichier que j’ai dézippé pour récupérer birds.abr, je l’ai ensuite chargé dans PS comme indiqué ci-dessus. Et j’ai eu à ma disposition des brush en forme d’oiseau.

En faisant varier la taille de la brush et son orientation dans le panneau F5, on peut créer  un vol de plusieurs oiseaux.

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Je vous donne aussi le lien de ce site de digital painting qui explique, de manière remarquable, la façon d’utiliser les brush en modifiant leurs propriétés :

http://designspartan.com/tutoriels/guide-du-digital-painting-9-regler-son-pinceau-photoshop-brush-de-a-a-z/

http://designspartan.com/tutoriels/guide-du-digital-painting-9-regler-son-pinceau-photoshop-brush-de-a-a-z/On rappelle que quand on a la brush désirée, on peut l’enregistrer dans les paramètres prédéfinis.

Adobe propose 1000 brushes gratuite ici : http://www.adobe.com/fr/products/photoshop/brushes.html

 

Enfin une vidéos de Jack Struss sur notre groupe :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=vklvb12dfDc&w=997&h=561]

 

Mode de fusion du pinceau.

A quoi sert le mode (de fusion) qui est dans la barre d’option du pinceau ?

À m’embêter quand je le change par inadvertance? Non !
Un exemple : j’ai détouré un toit l’immeuble avec la baguette magique puis j’ai changé le ciel. En fin de traitement, je me rends compte qu’il y a un liseré blanc autour de la cheminée (photo de gauche). Comment l’enlever?
Je pipette la couleur du ciel à côté de la cheminée et avec un pinceau (un peu plus large que le liseré ; photo du milieu) en
mode ‘Obscurcir’, je peins sur ce liseré. Il disparaît car la couleur bleue est appliquée sur les pixels plus clairs (le liseré) mais pas sur les pixels plus foncés (la cheminée) : photo de droite.

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Il faut pipetter souvent si le ciel n’est pas homogène et parfois choisir un autre mode du même groupe.
Enfin pour enlever un liseré noir on utilisera les modes du groupe éclaircir.Le panneau « Sélectionner et masquer » permet sur une sélection de décontaminer les bords automatiquement et de faire disparaître ces liserés (voir les tutos sur les sélections).

Le curseur du pinceau et des autres outils.

L’aspect du curseur du pinceau peut être modifié dans les préférences : (menu>Édition>Préférences)

Curseur1

On peut choisir la taille réelle de la pointe.

La configuration suivante produit un curseur très pratique :

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En cours de travail nous pouvons passer au curseur précis rapidement en appuyant sur la touche Caps_Lock (blocage majuscule).

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Souvent, l’utilisateur a appuyé malencontreusement sur la touche Caps-lock ; il se retrouve avec un curseur précis et est bien embêté. C’est pour cela que ce raccourci est à connaître.

Peindre dans les coins.

Quand nous voulons peindre dans un coin (1), le premier réflexe est de diminuer la taille du pinceau. Mais le pinceau étant rond, nous n’arrivons jamais à peindre au fond du coin. C’est très énervant !!

La solution est d’ajouter un calque vide ; de peindre sur le cadre vide en débordant largement (2) puis de prendre la gomme et de gommer un des bords (3) puis l’autre bord (4). On n’a aucune difficulté à gommer en faisant un angle aigu. On peut même s’aider en gommant des lignes droites (clic sur le début de la ligne, Maj + clic sur la fin de la ligne).

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Cette méthode qui consiste à déborder puis effacer le surplus est très pratique pour les angles aigus et peut être utilisée dans de nombreux cas : sélection dans le mode masque, sur les masques de fusion, avec le pinceau, la gomme… c’est tout bête

Une autre solution est, s’il n’y a pas trop de coins à peindre, de sélectionner avec le lasso polygonal le coin et de peindre dans la sélection : on ne débordera pas car la sélection limite l’action du pinceau.

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Pour marque-pages : Permaliens.

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