Démarrer 12 : Enregistrer , Exporter.

Ici je parle d’enregistrement/exportation à partir de PS quand on utilise PS seul.

Quand vous travaillez avec le couple Lightroom Classic (LrC) et Photoshop, il y a un flux de travail différent, une autre logique d’enregistrement expliquée  dans un autre chapitre . Pour résumer : avec le flux LrC=>PS=>LrC on passe de LrC à PS pour retoucher puis on enregistre simplement dans PS (Ctrl S), on retrouve dans LrC l’image modifiée qu’on exporte par le bouton exporter. Simple.

Si on veut enregistrer/exporter directement une image à partir de PS pour simplement enregistrer son travail, l’utiliser sur le Web (réseaux sociaux) ou pour l’imprimer, il faut suivre, à mon avis, les principes suivants : 

  • Il est nécessaire de conserver un « fichier de travail » en Psd ou en Tiff avec tous les calques, et aux dimensions originales (les plus grandes) ; on effectuera les retouches sur ce fichier ; il suffira de l’enregistrer (Ctrl +S) pour enregistrer son travail (et pouvoir revenir dessus en cas de besoin).
  • On enregistrera/exportera, à la demande, des copies en Jpg par exemple ou dans un autre format, aux dimensions voulues, pour le web, pour partager, pour imprimer. Pour cela on passera toujours par le menu Fichier>Exporter.
  • Il est préférable de passer exclusivement par le menu Fichier>Exportation puis « Exporter sous » ou « Enregistrer pour le web » pour créer un fichier JPG.
  • De manière générale, il n’est jamais nécessaire d’aplatir une image. 

Il y a très souvent des demandes suite à des pertes de fichiers, de calques sur le groupe. C’est pour répondre à cela que j’ai fait ce petit tuto.

Enregistrer. 

Enregistrera le fichier de travail. Pourquoi et comment enregistrer un fichier de travail ?

Pour enregistrer une image, un fichier « de travail » en conservant les calques, la qualité initiale de l’image et le travail, il ne faut surtout pas aplatir. Il faut enregistrer en Psd (format propriétaire d’Adobe) ou en Tiff (format plus universelle produisant des fichiers un peu plus gros). Ainsi il n’y aura pas de compression destructrice (on pourra ouvrir et enregistrer X fois l’image sans perte de qualité) et on pourra revenir plus tard sur le traitement, modifier ses calques. 

Plus tard si vous avez besoin d’un Jpg plus petit ou de taille maximum, d’une copie de haute qualité pour imprimer, d’un Tiff a envoyer à un imprimeur, vous pourrez toujours générer tout cela à partir de votre copie de travail. Vous ne savez jamais ce que vous ferez de la photo ultérieurement, un fichier de travail (de qualité maximum et avec tous les calques) est donc une garantie, une sécurité.

Aplatir une image avant enregistrement est une mauvaise méthode :

Quand les traitements sur l’image sont terminés et qu’il y a plusieurs calques, il serait possible « d’aplatir » l’image (clic droit sur un des calques puis « Aplatir l’image »).

On obtiendrait un seul calque conservant l’aspect final après traitement mais tous les calques de traitement auraient disparu. Ultérieurement on ne pourrait  plus revenir sur les opérations effectuées. Cela fait gagner de la place sur le disque mais on perd les étapes du traitement.

On rappelle, par ailleurs, que si on ferme une image et qu’on la re ouvre, il n’y a plus d’historique. Le seul moyen de conserver une réversibilité dans les traitements est de travailler sur votre fichier de travail avec des méthodes non destructrices.

  • N’utiliser jamais la gomme mais plutôt des masques.
  • Utilisez les objets dynamiques.
  • Utilisez la méthode du calque distinct pour modifier des pixels d’une image.
  • Tout cela est expliqué en détails Ici.

Vous enregistrerez donc toujours l’original, l’image, le fichier de travail avec ses calques, sans recadrer, contenant votre travail en Tiff ou Psd. Pour ma part, je l’enregistre même en 16 bits en Prophoto pour conserver toute possibilités ultérieures.

Avec Ctrl S (menu Fichier>Enregistrer) si l’image est déjà en Tiff ou Psd (ou par le menu Fichier>Enregistrer sous.. si c’est une nouvelle image) vous enregistrerez votre fichier de travail. Avec Enregistrer, aucun panneau de choix ne s’ouvre, l’image est enregistrée telle qu’elle est et elle écrase sans préavis la précédente version de même nom.

enregistrersous

C’est ce fichier de travail qui sera sauvegardé sur un disque externe, un Nas. Pas besoin de sauvegarder le Jpg (ni même de le conserver) : vous pourrez à tout moment à partir de votre fichier de travail ré exporter votre Jpg.

Enregistrez donc toujours soigneusement et régulièrement votre copie de travail.

SANS la redimensionner, SANS l’aplatir : il y a très fréquemment sur le groupe des gens très embêtés de se retrouver avec une image aplatie et enregistrée par erreur. Tout redimensionnement, changement d’espace, aplatissement des calques sur votre travail vous expose à faire l’erreur d’enregistrer et de perdre définitivement le fichier de travail.

Si en plus vous travaillez en non destructeur, vous pourrez toujours revenir en arrière et modifier votre image si vous avez conservé les calques.

Enregistrer sous.

Le menu Fichier>Enregistrer sous… sert à enregistrer votre image sous un autre nom, dans un autre dossier (même dans le Cloud) ou sous un autre format (Psd, Tiff, Pdf… en changeant le Type de fichier) ; on ne peut pas modifier la taille de l’image avec ‘enregistrer sous’. C’est par là qu’il faut passer pour enregistrer une version Tiff ou Pdf pour un imprimeur.

La finalité de « Enregistrer sous… » est d’enregistrer une autre copie de l’image sous un autre nom  Cela ne modifie pas votre image de travail qui est préservée: si vous avez un Psd dans PS et que vous « Enregistrez sous » en Tiff, votre image dans PS restera en Psd.

Idem pour un Jpg : Si vous avez votre copie de travail en Tiff et que vous « enregistrez sous » en Jpg (Pas besoin d’aplatir), votre image dans PS restera un Tiff. 

Attention, si vous ‘enregistrez sous’ avec le même nom dans le même dossier et le même type de fichier cela remplacera votre fichier de travail sur le disque.

Nous déconseillons fortement d « Enregistrer sous » en Jpg. Il y a plus pratique ailleurs mais surtout, il n’est pas possible de redimensionner uniquement pour « enregistrez sous ». Cela oblige à redimensionner l’image elle même avant d’enregistrer sous’ si bien qu’on se retrouve avec une petite image et que souvent on perd l’image de travail de grande  dimension en enregistrant par erreur. 

Certains aplatissent pour enregistrer un Jpg par « enregistrer sous » mais enregistrent leur unique copie les calques aplatis ; ils sont ensuite incapable de retrouver leur traitement. Ne jamais aplatir et surtout passer par le menu Fichier >Exportation pour faire vos Jpg.

A noter que ‘Enregistrer’ et ‘Enregistrer sous’ conserve la résolution et les dimensions de l’image (si vous êtes en 300dpi, l’image sera enregistrée en 300 dpi), l’espace de travail couleur et la profondeur (8 ou 16 bits). Cela peut être important.

Exporter un Jpg, en Png, en Gif.

Si vous avez besoin d’un JPG (pour le web), d’un Png, vous exporterez une copie  juste pour ce besoin spécifique. Avec le Menu Fichiers >Exportation> « Enregistrer pour le web » ou « Exporter sous..  » vous pouvez exporter une copie en Jpg en modifiant sa taille sans toucher à votre fichier de travail et sans aplatir.

menu-exportation.JPG

 

A- Exporter sous…

AltMaj Ctrl W  chez moi.

Menu Fichier>Exportation>Exporter sous…

Avec  « Exporter sous… », on peut choisir la taille, la qualité, le type de fichier …l’image est aplatie pour l’enregistrement (et bien sûr le Jpg ne contient pas de calque), mais l’original avec ses calques est conservé dans le panneau principal.

exporter sous.JPG

On peut enregistrer en PNG, JPG, GIF, SVG.

On cochera « Convertir en sRVB » et « Incorporer le profil de couleur ». C’est important.

A noter qu’on peut ne pas mettre les métadonnées (donc les exifs) dans la photo exportée en cliquant sur « aucun » dans le panneau Métadonnées. Si on veut  gérer tous les paramètres de la photo (résolution par exemple) et exporter sans les exifs, il faut créer une image vide, y coller le calque de votre photo et l’enregistrer sous.

B- Enregistrer pour le web.

Cela exporte une image destinée à Facebook, aux réseaux sociaux ou un site Web MAIS aussi pour afficher à l’écran ou partager une photo.  Contrairement à son nom cette fonction ne fait pas que des exports destinés au web.

Tapez Alt Maj Ctrl S ou passez par le menu Fichier>Exportation> Enregistrer pour le web.

Le but de ce panneau est que la compression du fichier JPG peut être optimisée pour gagner du poids et ainsi accélérer les transferts sur le web ainsi que le temps d’affichage de la photo. C’est un peu moins important maintenant compte tenu de la rapidité des connections Internet.

On peut enregistrer en PNG-8, PNG-24, JPG, GIF, WBMP.

Cela permet aussi de voir un avant/après une fois déterminée le taux de compression ou le type de fichier.

enregistreweb

 

Avec « Enregistrer pour le web »  on peut choisir la taille le type de fichier …l’image est aplatie pour l’enregistrement (et bien sûr le Jpg ne contient pas de calque), mais l’original avec ses calques est conservé dans le panneau principal.

On choisira le format Jpg et l’espace de couleurs sRGB (cocher « Convertir en sRGB » et « Incorporer le profil couleur » c’est très important) pour une photo destinée Internet afin qu’il n’y ai pas de problème de couleurs quand la photo sera affichée hors PS.

Les onglets permettent de voir les caractéristiques de l’original et des versions optimisées avec différentes compressions. On peut agrandir avec la loupe de gauche pour voir la perte de qualité en fonction du taux de compression ; taux de compression qu’on peut modifier.

Enregistrer en Png ou Gif pour conserver le transparent si votre image en contient.

SURTOUT, laisser coché « Incorporer le profil de couleur », sinon votre photo sera exporter sans profil ce qui est catastrophique quand vous la visionnerez à l’extérieur de PS.

Pour Facebook je choisis 2048 pixels pour le côté le plus large, sRGB.

 Dans le cas de « Exporter sous… » et « Enregistrer pour le web » et pour avoir un Jpg , pas besoin de passer en 8 bits ou d’aplatir l’image avant ; cela se fait automatiquement.

Remarquons qu’il n’est jamais nécessaire d’aplatir une image pour l’enregistrer en Jpg (ni dans « enregistrez sous » ni dans les exports).

Un petit mot sur « Exportation rapide » :

Il y a une manière de faire très vite un enregistrement (Jpg par exemple) de l’image : menu Fichier>Exportation> Exportation Rapide. Il suffit juste de renseigner le nom du fichier.

Le type de fichier, la compression pour un JPG peuvent être définis avec le menu Fichier>Exportation > Préférence d’exportation…. Dans ces préférences on peut aussi indiquer d’exporter dans l’espace de couleur sRGB. Pas de possibilité de modifier  les dimensions et résolution de l’image (elle est habituellement de 72 à 96 dpi dans l’exportation rapide).

Il n’y a pas de raccourci pour cette exportation rapide mais on peut en créer un (Menu Edition>Raccourcis).

Dans le panneau des calques avec un clic droit on peut faire une exportation rapide mais juste sur le calque actif (si on sélectionne plusieurs calques cela enregistre plusieurs fichiers).

Mis à part l’ergonomie cela change quoi d’utiliser l’une ou l’autre manière d’enregistrer ?

Quelques remarques :

Les trois modes d’exportation (Exportation rapide, Exporter sous, Enregistrer pour le web) enregistrent les images avec un résolution basse (96 dpi chez moi ; 72 chez d’autres) ce qui n’a aucune importance pour afficher les images sur un écran ou sur le web. Enregistrer et Enregistrer sous conserve la résolution de l’image de départ dans le fichier enregistré (cela permet d’enregistrer des images en 300 dpi par exemple).

Avec Exporter sous et Enregistrer pour le web , on peut modifier les dimensions de l’image qu’on exporte (sans modifier l’image elle même).

Il y a aussi une incidence sur la taille des fichiers.

A titre d’exemple un petit Jpg à 100% de qualité fait 17k en « exportation rapide », 21k en « enregistrer pour le web »,  22k en « exporter sous », 30k en « enregistrer sous ». Ce dernier format étant probablement de meilleure qualité. Cela indépendamment de la qualité demandée pour le Jpg.

 

En conclusion :

Enregistrer vos images en Psd ou Tiff  avec les calques pour conserver votre travail  ; c’est votre fichier de travail ; faites Ctrl S  de temps en temps c’est prudent en cas de plantage.

En plus, à la demande, exporter une copie en Jpg pour le Web  si nécessaire (en passant par le menu Fichier>Exportation>enregistrer pour le web ou menu Fichier>Exportation>Exporter sous), cela permet de modifier les dimensions.

Donc pour enregistrer une nouvelle version de travail (afin de conserver par exemple différent rendus), ‘enregistrez sous’  avec un nouveau nom.

Pour obtenir une version particulière (un Tif ou un Pdf  pour l’impression par exemple) il est possible de modifier l’image dans PS (redimensionner, aplatir, changer l’espace de couleur, le type de fichier) puis utiliser ‘Enregistrer sous’ (en changeant de nom ou d’extension). Mais attention à ne pas re enregistrer (Ctrl S) par erreur ce qui écraserait votre fichier de travail avec l’image modifiée .

 

Philippe Lasserre, octobre 2020.

Pour marque-pages : Permaliens.

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