Colorimétrie 1 : les outils et calques traitant la couleur, les dégradés.

Il est conseillé de lire la page sur les couleurs , pipette et sélecteur de couleur et la page sur le choix des couleurs.

 Ici nous verrons le fonctionnement des différents outils et calques de réglage permettant de modifier les couleurs.

Il y aura prochainement  une page sur la manière d’utiliser ces outils et de résoudre certains problèmes de couleur.

Voici le plan :

  • Modification « directes » des couleurs ,  c’est à dire que pour modifier une couleur, orange par exemple, vous utiliserez des curseurs modifiant l’orange.

-Le calque de réglage teinte/saturation.

-Le filtre Camera Raw son onglet TSL, modification locale.

  • Modification « indirectes » des couleurs  : pour modifier une couleur on modifie ses composants (rouge, vert, bleu ou cyan, magenta, jaune , noir suivant les outils). Cela oblige a une certaine gymnastique de l’esprit avec bonne connaissance des composantes des couleurs et de leurs complémentaires à moins de travaillez « au pif » et de bouger les curseurs jusqu’à trouver le bon effet

– Les courbes.

– Balance des couleurs.

-Mélangeur de couches.

  • Autres méthodes de modification des couleurs.
      • Saturation et la vibrance.
      • Température de couleur.
      • Mode Lumière tamisée
      • Filtre Photo.
  • Les dégradés de couleurs.
bizareOuuu la la, c’est compliqué ; mais on peut rester simple :

Si vous ne voulez pas vous y perdre  dans cette multitude de méthodes et pour démarrer  concentrez vous uniquement sur les réglages teinte/saturation et la correction sélective.

Ampoule

En préambule :

Tous les calques de réglage agissent sur tous ce qui est en dessous et donc globalement. Ainsi un réglage de couleur affectera toute l’image.

Pour limiter l’effet du réglage à une zone de l’image il faut donc utiliser :

-Les masques d’écrêtage qui limitent l’action du réglage au calque juste dessous (Alt et clic sur la ligne entre les deux calques).

-Les masques de fusion dont les zones blanches indiquent où le réglage de couleur est appliqué. On peut sélectionner un objet avec les outils de sélection habituel et en faire un masque ce qui limitera l’effet du réglage et donc du travail sur la couleur à la zone sélectionnée.

On peut aussi sélectionner une couleur  par le menu sélection>plage de couleur puis faire un masque de cette sélection et modifier la couleur.

Bien sur, on peut réduire l’action du réglage avec l’opacité, mais vous savez cela.

Il est ainsi possible d’ajouter plusieurs calques de réglage couleur, chacun ayant une action sur un seul élément ou une seule couleur.

Calque de réglage Teinte/saturation.

Le plus souple des outils de travail de la couleur car nous modifions une couleur en modifiant sa teinte, saturation et luminosité ; de plus nous travaillons directement sur les couleurs (et pas sur les couches la composant) . S’il y en a un à retenir de calque de réglage, c’est bien celui là…

Calqueteintesaturation

Les 2 lignes colorées horizontales du bas indiquent les teintes de départ (ligne supérieure) et le résultat des réglages de couleurs (ligne inférieure) ; avant d’avoir modifié les réglages la couleur est la même sur les deux lignes.  Si on modifie le curseur teinte  les couleurs ne correspondent plus. La couleur sur la ligne supérieure sera transformée en une autre couleur sur la ligne inférieur :

Coul2.JPG

Ci-dessus, par exemple, on a bougé le curseur teinte : le rouge va être transformé en jaune/vert, le bleu en violet/rouge..

La liste du haut du panneau (contenant « Global ») permet de travailler de deux manières :

Mode couleur ‘global’:

Si on modifie la teinte avec les curseurs alors que la liste box à la valeur ‘Global’ (c’est le cas par défaut), toutes les couleurs sont modifiées (le chiffre indique le degré de rotation de toutes les couleurs sur une roue chromatique, si on a une photo avec une roue chromatique, elle tourne, quand on modifie la teinte..). ci dessous on a déplacé le curseur à droite jusqu’à la valeur +88 ; toutes les couleurs ont été modifiées: ce qui était rouge (ligne couleur du dessus) est devenu vert (ligne du dessous) ; le jaune est devenu cyan…

Coul3.JPG

Exemple : Comment « améliorer » une couleur ? Ci-dessous à gauche le rouge est pâlot ; on va modifier globalement les couleurs, la saturation et la luminosité pour obtenir un rouge vif. Puis avec un masque de fusion on a limité l’effet du réglage à l’écharpe rouge :

Coul6.JPG

 

Cette méthode est aussi utilisée pour modifier radicalement  la couleur d’un objet ou d’une zone de l’image transformer une robe bleue en robe verte , modifier la couleur des yeux : il faut sélectionner l’iris des yeux avec les outils de sélection habituels puis ajouter le calque de réglage teinte/saturation , le masque reprendra la sélection et permettra d’appliquer la modification de la couleur uniquement à la zone présélectionnée :

Coul22.JPG

 

Mode couleur non globale :

Si nous choisissons une couleur parmi les six dans la liste « Global » , rouge par exemple (liste box du haut), nous ne modifierons que le rouge :

Coul21.JPG

Les curseurs entre les deux lignes du bas indiquent les limites du ‘rouge’; avec les pipettes nous pouvons choisir la plage de notre rouge. Nous pouvons aussi étendre la couleur sélectionnée ou la restreindre (avec les curseurs entre les 2 lignes).

Coul4.JPG

Quand on a sélectionné la couleur de départ (celle entre les curseurs) , on la modifie avec les trois curseurs (teinte, saturation, luminosité) et on voit sur la ligne colorée du bas en quelle couleur est transformée le rouge ; le réglage n’affecte que la couleur entre les curseurs.

Les deux curseurs internes (a) indiquent les limites de  la couleur qui est totalement modifiée, les deux curseurs externes (b) indiquent les limites de la zone qui n’est pas du tout modifiée ; ainsi les couleurs voisines (zones c) seront progressivement modifiées  ce qui évite des effets de bande par changement brutal de couleur.

Coul7.JPG

Dans l’exemple ci-dessus sur l’écharpe rouge, nous aurions pu limiter le réglage aux rouges.

Un autre exemple : quand on a un visage avec une peau un peu rouge (chaleur, alcool…) ; on sélectionne le rouge dans la liste du haut puis on le dé sature :

Coul20.JPG

 

Mode de couleur sélective.

Maintenant il y a un bouton supplémentaire avec une petite main : Coul5.JPG

Si on le sélectionne, on va ensuite sur l’image, on clique, cela sélectionne la couleur du point où on a cliqué. Il suffit sans relâcher le bouton de se déplacer de gauche à droite pour modifier la saturation (si on appuie sur Ctrl on modifiera la teinte).

Après sélection d’une couleur on peut utiliser les curseurs saturation, teinte, luminosité pour travailler de manière sélective sur cette couleur, d’en augmenter la saturation ou de manière créative de modifier cette couleur.

Il est toujours possible de modifier qu’une partie de l’image, un objet par exemple en utilisant un masque.

Mode « coloriser ».

Il y a une case à cocher « Coloriser », elle permet de ne laisser persister qu’un fond coloré  dont on peut modifier la couleur la saturation et luminosité. Cela permet de faire un sépia par exemple.

Coul.JPG

Filtre Camera Raw et son panneau TSL.

Il faut passer par le menu Filtre >Camera Raw puis cliquer sur l’onglet TSL : là on à des curseurs pour 8 couleurs ; on peut modifier la teinte, la saturation, la luminosité d’une de ces couleurs. 

Coul1.JPG

Le traitement est global : si nous modifions les rouges, tous les rouges du calque  seront modifiés.

Cela n’agit que sur le calque actif dans PS et lui seul est modifié (et bien sur, nous ne sommes pas en raw avec le filtre).

Si nous voulons un traitement local (sur un objet uniquement ), il faut dans PS dupliquer le calque (Ctrl J), modifier globalement les couleurs du calque supérieur avec le filtre Camera Raw  puis, de retour dans PS , ajouter un masque de fusion limitant l’effet de la modification de couleur sur l’objet désiré (blanc sur l’objet, noir sur le reste).

Une limitation de cette fonction, c’est que le curseur teinte a un effet limité et permet de changer en teinte voisine mais ne permet pas d’obtenir toutes les couleurs du spectre. Si on modifie le rouge le résultat ira de l’orange au violet mais on n’aura jamais de vert ou jaune. Si on veut faire un changement radical de couleur il faut utiliser le calque de réglage teinte/saturation de PS.

Les outils localisés (pinceau, filtre gradué, filtre radial) depuis 2020 dans le filtre Camera Raw permettent de modifier localement la couleur dans ses composantes Teinte, saturation, luminosité.

On peut, si on a sélectionné toute l’image avec le pinceau modifier les couleurs de la totalité de l’image.

Maintenant nous passons aux méthodes ‘indirectes’ : nous allons travailler sur les couches de couleur  (rouge, verte, bleu ou dans certains calques de réglage cyan, magenta, jaune et noir).

Courbes :

Dans le calque courbe nous travaillons par défaut sur la composante RVB, cela modifie donc les tons mais il est possible de modifier la courbe d’une seule couleur, d’une des couches R, V ou B (et en plus pour certains tons seulement).
Il suffit de dérouler la liste « RVB » en haut à gauche et de choisir la couche « Rouge », « Vert » ou « Bleu ».

Monter une courbe d’une couleur augmentera la composante de la couleur (et diminuera sa complémentaire) ; baisser une courbe augmentera la couleur complémentaire (et diminuera la couleur de la couche).
Ainsi, si vous levez la courbe des rouges vous augmenterez les rouges et diminuez les cyans ; si vous la baissez vous augmenterez les cyans et diminuez les rouges.
Si vous levez la courbe des verts vous augmenterez les verts et diminuerez les magentas ; si vous la baissez vous augmenterez les magentas et diminuez les verts.
Si vous levez la courbe des bleus vous augmenterez les bleus vous diminuer les jaunes ; si vous la baissez vous augmenterez les jaunes et diminuerez les bleus.

Courbe28


On peut ainsi faire disparaître une dominante ou au contraire rajouter une couleur, modifier la balance des blancs… On verra des exemples.

La courbe agit sur les tons foncés (en bas à gauche), moyens (au milieu) et les tons clairs (en haut à droite) ; il est donc facile de modifier une couleur dans les tons qu’on désire. 

Éclaircir ou foncer une couleur :

Admettons que l’on veuille modifier les rouges.
Si on veut globalement les éclaircir, il suffira de monter la courbe du canal rouge.
Si on veut par contre les foncer, il faudra travailler sur les deux autres canaux, soit le vert et le bleu, en baissant leurs courbes respectives et en cherchant l’équilibre voulu.
Exemple: on a un ciel trop foncé dans ce cas on monte la courbe des bleus.
On a un ciel trop clair, on descend les courbes des rouges et des verts.

Comme on travaille sur les couleurs primaires, il faut parfois jongler un peu :

Pour ajouter de l’orange il faut diminuer le bleu (cela ajoute du jaune) et augmenter le rouge.

Quelques exemples :

Correction d’une dominante jaune : on augmente le bleu, cela diminue le jaune.

Ajouter une dominante bleue : Augmenter le vert dans les tons foncés:

Modifier la balance des blancs  : Réchauffer par exemple : on va diminuer le bleu, cela augmente le jaune.

L’intérêt des courbes est qu’on peut agir sur un ton précis : augmenter les verts dans les tons foncés par exemple en travaillant la partie inférieur de la courbe.

Courbe31

Le panneau courbe a aussi 3 pipettes pour faire la balance des blancs.

Calque balance des couleurs :

Ajouter un calque de réglage ‘Balance des couleurs’.

C’est une balance. Un curseur permet de modifier globalement la balance entre deux couleurs : cyan et rouge, magenta et vert, jaune et bleu On remarque que ces couples de couleur sont composés de deux couleurs complémentaires (sur une roue RVB) . En déplaçant le curseur vers le rouge on ajoute du rouge et on diminue la couleur complémentaire qui est le cyan. Remarquons que le curseur jaune/bleu ressemble à celui de la balance des blancs.

Coul8.JPG

L’utilité principale de la balance des couleurs est de permet de corriger une dominante de couleurs RVB : si la photo est trop jaune déplacer le troisième curseur vers le bleu (il faut ici aussi diminuer légèrement le magenta).

Coul23.JPG

On peut effectuer ce réglage sur les tons clairs, moyens ou foncés en utilisant la liste nommée « Ton » en haut. Cela modifie toutes les couleurs.

Cela fonctionne comme les courbes.

Le problème est qu’on est souvent obligé de régler les deux autres curseurs aussi car la balance globale doit être affinée et pour corriger une dominante orange cela n’est pas trop facile.

Pour une vraie balance des blancs il est préférable de passer par le panneau courbe et ses pipettes ou par le filtre Camera Raw (balance des blancs de l’onglet réglage de base). 

Permet aussi de faire des effets créatifs. Pour donner un aspect vert à la photo déplacer le curseur du magenta vers le vert.

Calque mélangeur de couches (RVB) :

Peu utilisé en pratique. Permet de modifier une des trois couleurs primaires (ou toutes).

Menu Image>Réglages>Mélangeur de couches.

coul9

Il faut choisir de travailler sur la couche rouge, verte ou bleu , pour cela il faut dérouler la liste « Couche de sortie ».

Coul 15

La couche rouge par exemple comporte 100% de rouge 0% de vert et 0% de bleu.

On peut modifier la quantité de rouge, vert, bleu qu’il y a dans le rouge ; en ajoutant du vert ou du bleu (le total sous les curseurs indique la somme des pourcentages de chaque couleur ; si cette somme dépasse 100% il apparait un panneau d’avertissement).

Cela est utilisé par certains pour changer radicalement les couleurs de manière créative (on verra cela dans le prochain chapitre). 

Dans la couche rouge on a augmenté le rouge et le vert jusqu’à obtenir la couleur désirer. Pour peaufiner, il est parfois nécessaire d’ajouter un calque teinte/saturation. Et comme d’habitude limiter l’effet avec un masque.

Calque Correction sélective :

Très puissant.

Permet de modifier sélectivement une couleur en modifiant ses composants CMJN (même si on est en RVB).

Cette méthode était initialement prévue pour la correction CMJN avant impression : elle permet de modifier la qualité d’encre cyan, magenta, jaune, noir qui est utilisée par un imprimante en quadrichromie pour imprimer une couleur précise. On peut agir sur 6 couleurs différentes et même le blanc, le gris, le noir. Cette correction est sélective car si vous modifiez les composantes CMJN d’une couleur cela ne modifie pas les autres couleurs : si vous modifiez la quantité de cyan dans les verts cela ne modifie pas la quantité de cyans dans les bleus. On peut détourner ses fonctions pour modifier les couleurs.

Pour modifier UNE couleur précise (noir, blanc, gris compris).

On choisit une couleur dans la liste de couleurs (6 couleurs mais aussi le blanc le gris le noir) puis on peut modifier cette couleur en jouant sur les 4 composantes (ici c’est cyan, magenta, jaune, noir). Ainsi on peut par exemple ajouter du magenta au bleu ou du jaune au rouge.

Coul11.JPG

Ce calque de réglage de correction sélective est sans doute le plus puissant ; quelques exemples :

On peut traiter  6 couleurs différentes mais aussi le blanc le noir le gris.

On peut noircir une couleur. Le curseur noir (en plus du CMJ) est bien pratique . Pour éclaircir ou assombrir une couleur : il suffit de choisir la couleur en haut dans la liste et de jouer sur le curseur ‘Noir’.

On peut recolorer une zone blanche (ou grise) ; le ciel par exemple. Pour cela ouvrir la liste couleur et choisir le blanc ; augmenter le cyan avec le curseur ; le ciel devient cyan (régler aussi les autres curseurs si nécessaire) ; enfin limiter le réglage au ciel avec un masque de fusion.

On peut modifier une couleur : transformer les feuilles vertes en orange par exemple. On choisit le vert dans la liste ‘Couleur’ puis on modifie ses composants pour avoir de quelque chose de plus automnal.

 Coul13

Température de couleur : Image chaude, froide.

Le plus simple est de passer par le filtre Camera Raw. Onglet réglages de base.

 

La balance des blancs peut se faire sur du blanc ou du gris (pour obtenir R=V=B) avec la pipette,  ainsi on obtient une image avec la colorimétrie « comme si elle avait été prise éclairée par une lumière du jour » ; mais c’est un choix, on peut vouloir conserver une atmosphère colorimétrique, refroidir ou réchauffer une image, avec les curseurs.

Avec le curseur « Température de couleur » vous pouvez totalement modifier l’ambiance colorimétrique : réchauffer ou refroidir une photo.

froidchaud.PG.JPG

Il est possible aussi toujours avec le filtre Camera Raw de réchauffer le ciel un peu blanc à  l’horizon  avec le pinceau et sa température de couleur pour faire un coucher de soleil.

On peut limiter le réglage à une partie de l’image avec un masque de fusion ou réduire l’effet avec l’opacité ; on ne le répétera jamais assez.

Notons bien que la balance des blancs dans Camera Raw (ou Lightroom) n’est pas qu’un simple ajout de jaune pour réchauffer ou de bleu pour refroidir (comme certaines méthodes ci-dessous) mais plutôt une opération bien plus complexe utilisant des courbes de variations de couleur en fonction de la température de couleur. 

On peut aussi réchauffer ou refroidir avec les courbes ; la courbe bleue par exemple permet de rajouter une composante bleue ou jaune. Il y a même des pipettes permettant de faire automatiquement la balance des blancs dans le panneau Courbes :

On peut aussi modifier l’aspect chaud ou froid avec un calque teinte saturation ; il faut cocher « Coloriser » pour totalement modifier l’ambiance colorimétrique. Coloriser passe l’image en n&b et applique une couleur dont on peut modifier la teinte.

Pour utiliser cet aspect colorisé, on peut soit réduire fortement l’opacité du calque teinte/saturation soit changer de mode de fusion.

Ci-dessous par exemple on a appliqué le mode « lumière tamisée » et en déplaçant le curseur teinte on obtient une dominante chaude, y compris sur les feuilles des arbres.

Coul60.JPG

Là au contraire on a appliqué une composante froide :

Coul61.JPG

Dans les modes de fusion, on se souviendra que le groupe « Incrustation, lumière tamisée, Lumière crue, Lumière vive » augmente le contraste. On peut rester en mode normal mais dans ce cas il faut fortement diminuer l’opacité du calque de réglage.

 

Saturation, vibrance.

Vibrance , Saturation.

On peut ajouter un calque « Vibrance » qui contient aussi un curseur Saturation ».

On connait bien la saturation qui sature toutes les couleurs. Mais l’action de la vibrance est plus subtile : moins les couleurs sont saturées, plus elle va les saturer et à l’inverse si elles sont très saturées le curseur vibrance ne va pas les saturer.

De plus l’augmentation de la vibrance agit plus sur les tons froids que chauds ce qui explique qu’elle a moins d’effet sur la peau.

Coul 20.JPG

 

La diminution de la vibrance ou de la saturation est souvent utilisée pour donner un aspect un peu vieillot à l’image (avec un petit vignettage en plus c’est parfait) :

Coul68.JPG

Cette désaturation est souvent utilisée associée à d’autres techniques.

Dans le cadre de la désaturation, il y a aussi une autre  méthode très intéressante,  découverte grâce au groupe :

On ajoute à la photo un calque de réglage noir et blanc. On diminue son opacité pour avoir des couleurs désaturées, mais ensuite on peut agir sur les curseurs couleurs du calque n&b afin de modifier la saturation d’une couleur précise. Cela peut être très créatif.

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A coté des réglages globaux (sur la saturation de toutes les couleurs) on peut modifier la saturation d’une couleur unique avec le calque teinte/saturation ou avec l’onglet mélangeur de couleur du filtre Camera Raw.

Un exemple avec le calque Teinte/saturation : quand on a un visage avec une peau un peu rouge (chaleur, alcool…) ; on sélectionne le rouge dans la liste du haut (éventuellement on déplace les curseurs pour affiner  la zone rouge) puis on le désature :

Coul20.JPG

Pour savoir comment bien gérer le calque Teinte/Saturation voir ICI

 

Mode de fusion Lumière tamisée : augmenter le contraste et améliorer les couleurs rapidement.

Une méthode très simple pour améliorer les couleurs d’une image : on duplique le calque de l’image (Ctrl J) et on met le mode du calque supérieur en « Lumière tamisée ».

Coul65.JPG

Les couleurs « pètent » : Le rouge du tram est plus vif, le bleu des toits plus profond. Et en prime le contraste est très amélioré. On module l’effet avec l’opacité comme d’habitude.

On peut tester aussi les autres modes de fusion, en particulier ceux du groupe incrustation.

 

Filtres photo : Réchauffer, refroidir ou ajouter une composante colorée.

 Il existe les filtres photos (Calque de réglage Filtre photo). Souvent oubliés. On peut les utiliser sur du noir et blanc (comme en argentique) pour renforcer ou réduire certaines couleurs.

 On peut ajouter un filtre réchauffant ou refroidissant ou un filtre coloré et en modifier la densité.

Coul26.JPG

Pour être créatif on peut modifier le mode de fusion, ce qui produit des effets originaux . Ci-dessous on a utilisé un filtre jaune. Seul cela donne une dominante jaune pas très belle mais si le filtre est en mode « lumière tamisée » le rendu est très sympa.

coul62.JPG

 

Les dégradés de couleurs.

Indispensable de manier les dégradés.

Un dégradé peut servir à faire un halo, un vignettage, un effet dégradé de couleur, il peut aussi servir à faire un calque de transfert de dégradé (on verra cela). Sur un masque de fusion un dégradé blanc /noir permet d’appliquer progressivement l’effet du calque.

Pour faire un dégradé (Gradient en anglais) :

Première méthode (à privilégier) : ajouter un calque de réglage « Dégradé ».

L’intérêt du calque de dégradé est qu’on peut toujours modifier le dégradé à postériori.

Quand vous créez votre calque de réglage, le panneau (à gauche ci-dessus s’ouvre) .

degrade1.JPG

 

Il est possible de choisir le type de « Dégradé » :

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Nous choisissons un type de dégradé : linéaire, radial, incliné, réfléchi (cela fait une bande), losange.

On peut modifier l’angle du dégradé…

degrade5.JPG

On peut modifier l’échelle. Le losange sera plus ou moins grand par exemple.

Il est possible d’inverser le dégradé.

Cocher « Simuler » permet d’obtenir un dégradé avec moins d’effet bande.

Sur le calque dégradé il y a un masque de fusion.

Les couleurs utilisées pour le dégradé sont indiquées au niveau du dégradé en haut (les carreaux gris indiquant le « transparent »).

Si vous cliquez sur la flèche  « V » de la liste « Dégradé » vous ouvrez le panneau de tous les dégradés enregistrés. Vous pourrez choisir un dégradé.

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Si nous laissons la souris sur un dégradé nous voyons apparaître son nom. Le damier gris indique la transparence.

Si vous cliquez sur la roue dentée vous ouvrez une liste donnant accès à diverses opérations et à des « banques » de dégradés :

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On peut toujours revenir sur le panneau pour modifier la couleur ou l’orientation du dégradé.

Quand le panneau de réglage « Fond en dégradé » est ouvert, on peut très simplement par cliquer/déplacer sur l’image déplacer le dégradé.

Nous pouvons donc choisir un dégradé parmi ceux enregistrés ou dans les banques, nous pouvons aussi modifier un dégradé ou en créer un en double cliquant sur le dégradé en cours dans la barre d’option (pas sur la flèche) ou sur un des dégradés prédéfinis.

L’éditeur de dégradé s’ouvre.

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On restera sur le type de dégradé « Uniforme ».

Il y a 2 lignes de curseur :

-la ligne d’opacité qui est au dessus du dégradé.

-la ligne de couleur qui est au dessous.

Sur ces lignes il y a des curseurs nommés « Arrêts ».

Si vous cliquez sur un curseur d’opacité, situé au-dessus du dégradé, la boîte « Opacité», située en bas, permet de saisir une valeur d’opacité pour ce niveau du dégradé.

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Si vous saisissez 0%, le dégradé est transparent.

Vous pouvez déplacer le curseur avec la souris ou modifier la valeur de « Position »( 0 à 100%).

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Si vous cliquez sur un curseur de couleur situé au-dessous du dégradé, la boîte « Couleur » permet de modifier la couleur.

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Il faut cliquer sur la couleur pour ouvrir le sélecteur de couleur, choisir une couleur. La boîte « Position « et le déplacement des curseurs à la souris fonctionne aussi pour déplacer le curseur.

Vous pouvez rajouter des curseurs en cliquant juste en dessous du dégradé, les déplacer à la souris, modifier leur couleur :

degrade10.JPG

On utilise la touche Suppr pour supprimer un curseur.

Les petits losanges indiquent le milieu entre deux curseurs.

Exemple : Faire un dégradé de soleil :

Choisir les couleurs :

Mettre du rouge à droite, du blanc à gauche, ajouter un « arrêt » au milieu, y mettre de l’orange.

On choisira un dégradé « radial ».

degrade11.JPG

Quand on utilise un dégradé radial on applique un segment avec la souris qui correspond au rayon du dégradé.

Pour faire un contre-jour avec un rond de soleil, mettre sur un calque ce gradient radial blanc/orange /rouge. Sélectionner un rond avec un peu de rouge, faire un masque, il sera rond. Appliquer sur le masque un floue et mettre le mode en superposition.

 

Enregistrer un dégradé.

Quand vous avez créé un nouveau dégradé dans le panneau de création de dégradé, il faut cliquer sur le bouton « Nouveau » pour mettre le dégradé dans le set (la bibliothèque) des dégradées au-dessus.+++

Pour enregistrer la totalité du set (de la bibliothèque) de façon permanente, enregistrez-le  avec le bouton « Enregistrer… ».

Ils seront enregistrés dans les presets des dégradés/gradients où vous voulez sous la forme d’un fichier .grd.

 

Seconde méthode pour faire un dégradé  (à éviter) : utiliser l’outil dégradé , c’est moins souple : on ne peut pas modifier le dégradé à postériori. Mais c’est le seul moyen de mettre un dégradé sur un masque de fusion.

Voici la barre d’options correspondante :

degrade13.JPG

Nous choisissons un type de dégradé : linéaire, radial, incliné, réfléchi, losange.

Cliquons/déplaçons, et lâchons sur l’image pour poser le dégradé.

Il est préférable d’ajouter un calque vide et d’y poser le dégradé pour ne pas abimer l’image initial.

Pour aller plus loin (avec Adobe) sur les dégradés :

https://helpx.adobe.com/fr/photoshop/using/gradients.html

Philippe Lasserre 2018. MAJ février 2021.

 

Pour marque-pages : Permaliens.

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