Approfondir : les tablettes graphiques.

 

Une tablette graphique est un dispositif périphérique permettant à son utilisateur de saisir sur un ordinateur des éléments graphiques à l’aide d’un stylet.

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Nous traiterons :

  1. Ai je vraiment besoin d’une tablette ?
  2. Quelle tablette acheter ?
  3. Installation.
  4. Le pinceau. principe
  5. Paramétrage de la tablette.
  6. Le stylet.
  7. Les touches. Express Keys.
  8. Le ring.
  9. Express view.
  10. Menu radial.
  11. Touch. Fonction tactile.
  12. Surface utile sur la tablette. Écrans.
  13. Lightroom et les tablettes.
  14. Annexe, réglages et résolution de problèmes.

1-Ai-je vraiment besoin d’une tablette ?

Toujours du côté du photographe utilisant Lightroom et Photoshop.

Une tablette se justifie pleinement si on utilise un logiciel permettant de peindre, colorier, suivre un contour comme on le ferait avec un crayon.

Si on utilise un logiciel piloté par des clics, double-clics, l’usage de listes, de drag&drop, cela se fait très bien avec la souris. On peut utiliser une tablette avec Windows, Word ou Excel, mais on le fait parfaitement avec une souris ; la tablette n’apportera rien de plus.

Si on utilise Photoshop, la tablette me paraît indispensable.

– On a un travail plus naturel, plus précis dans le dessin avec un stylet, quand on dessine des courbes, quand on suit un contour…

– On profite, comme avec un crayon, de l’appui plus ou moins important du stylet pour doser ses effets. Là c’est fondamental. La souris ne le fait pas.

Certains l’utilisent aussi avec Lightroom (on passe sans arrêt de LR à PS) ; la tablette peut servir mais si on n’utilise que LR elle n’est pas indispensable.

Bien sûr, d’autres logiciels de dessin et de graphisme tirent parti d’une tablette.

 Un autre avantage de la tablette est que le pointage entre la tablette et l’écran est « absolu » et non relatif : la surface utile de la tablette correspond à la surface de l’écran (enfin presque). Si le stylet est en haut à droite sur la tablette, le pointeur sera en haut à droite de l’écran. Ce n’est pas le cas de la souris ou parfois il faut soulever et ramener la souris à un nouvel emplacement pour ensuite la déplacer relativement.

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Enfin il faut se rendre compte que le curseur se déplace sans contact avec la tablette.

Il suffit d’être à 1 ou 2cm au dessus de la tablette pour déplacer et positionner le curseur. Le contact avec la tablette produira, lui, l’équivalent d’un clic.

La manière de réagir du curseur écran à partir du stylet de la tablette est un peu différente d’avec la souris. Pour avoir une bonne maitrise, il faut  pratiquer et donc utiliser souvent sa tablette ; aussi si vous ouvrez PS 2 fois par an, ce n’est pas la peine d’acheter une tablette. Vous serez plus habile avec une souris.

 AmpouleVous aurez le choix de :

Soit utiliser toutes les fonctions de la tablette : Stylet, Touch, ring, menus radiaux… Il faut un long apprentissage.

Soit utiliser uniquement le stylet et conserver vos habitudes sur le clavier de l’ordinateur. C’est plus simple, du moins pour démarrer…

C’est vous qui voyez !

2- Quelle tablette acheter ?

Quels critères techniques prendre en compte ?

Le photographe retoucheur a besoin d’une tablette dont le stylet est sensible à la pression ; toutes les tablettes ont un stylet sensible à la pression ! Donc toutes les tablettes conviennent.

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Le nombre de niveaux de pression détectés est variable : 512 sur les tablettes d’entrée de gamme, 1024, 2048, 8 153 sur les hauts de gamme. Il me semble que quand on monte en gamme, le stylet est plus facile à utiliser, plus sensible (j’ai utilisé une Bamboo et une Intuios Pro).

Certains photographes qui utilisent des pinceaux complexes, l’aérographe, qui font du photo montage et le graphiste qui dessinent des objets auront besoin d’une tablette avec un stylet sensible à l’inclinaison, comme un pinceau ou un aérographe. La sensibilité à l’inclinaison n’est pas absolument nécessaire pour un photographe.

Les tablettes ont des touches (Express Keys) ou boutons . Le nombre de touche augmente sur la tablette en montant en gamme ; cela va de 2 à 8 touches. On paramètre les touches pour avoir très rapidement accès à certaines fonctions  mais si certains les utilisent, d’autres préfèrent l’usage des raccourcis clavier.

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Il y a un  TouchRing sur certaines tablettes (C’est un anneau tactile permettant de modifier la valeur d’un paramètre avec le doigt  en tournant).

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Tout cela (boutons, touchring) peut améliorer le confort d’utilisation et être un plus  (pour un prix plus élevé), cela n’est pas indispensable pour un photographe. La sensibilité à l’inclinaison et l’usage d’un aérographe ne se justifie pas non plus pour un photographe.

Certaines tablettes ont la possibilité d’être utilisée sans fil, la liaison avec ordinateur se faisant par Bluetooth. Cela permet de mettre la tablette sur les genoux. Ma tablette étant sur la table, je n’utilise pas cette fonction.

Sur ma Intuos Pro on peut paramétrer la tablette différemment pour chaque logiciel ; ainsi les boutons du stylet ou sur la tablette pourront avoir une fonction différente dans PS, LR et Word par exemple. C’est bien pratique. La Bamboo ne le permet pas : les paramètres choisis sont valables pour tous les logiciels.

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Il y a aussi différents modèles de surface sensible plus ou moins agréables à utiliser (et avec la pointe du stylet plus ou moins érodable). Certains modèles de tablette étant parfois moins bons que l’ancien modèle : renseignez vous.

Toutes les tablettes peuvent être adaptées aux droitiers comme aux gauchers.

Quelle marque ?

Les tablettes Wacom sont considérées comme les meilleures. Wacom est leader du marché avec un quasi-monopole, ce qui explique les prix élevés. Il y a une grande communauté d’utilisateur.

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Depuis quelque temps une marque chinoise, Huion, émerge. Moins chère.

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À l’évidence, je viens de voir une vidéo : à caractéristiques et taille utile égale les prix sont TROIS FOIS MOINS élevés. J’ai juste vu un test sur la Huion Q11K.

 

Une autre marque propose des tablettes qui semblent performantes et pas chères :

XP-PEN .

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La Star 6 par exemple. Il existe des modèles avec écran, ce qui permet de dessiner sur l’image directement. Chez Wacom les modèles Cintiq ont aussi un écran mais sont très chères.

 

J’ai une Wacom Intuos Pro S.

Quel modèle acheter ?

Les principaux modèles de la marque Wacom :

A- ancienne gamme (avant 2017) :

Wacom Bamboo, modèle ancien d’entrée de gamme, ancienne génération (on en trouve d’occasion). 4 boutons, stylet sensible à la pression : 1024 niveaux de pression (pas de sensibilité à l’inclinaison).

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Les Wacom Pen &Touch (ancienne génération) ont une fonction « Touch » en plus permettant d’utiliser certaines fonctions avec les doigts.

Elle est remplacée par  les Wacom Intuos Draw Pen, Art Pen&Touch, Photo Pen&Touch, ou Comic Pen&Touch. Ces modèles diffèrent par les logiciels qui les accompagnent et la présence d’une fonction Touch ou non (La ‘Draw’ n’a pas de fonction Touch contrairement aux autres). 4 boutons, stylet sensible à la pression (1024 niveaux de pression), pas à l’inclinaison.

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Plus sophistiquées :

La Wacom Intuos 5 , ancien modèle :

 

B- Actuellement (gamme 2018) :

Wacom Intuos.

  • Wacom Intuos S.
  • Wacom Intuos S avec Bluetooth.
  • Wacom Inuos M avec Bluetooth.096

4096 niveaux de sensibilité ; hauteur de lecture = 7mm, 4 boutons.

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Taille surface active : Petit : 152 x 95 mm ; Moyen : 216 x 135 mm

Wacom Intuos Pro S, M ou L,  la gamme professionnelle :
S pour Small, M pour Medium, L pour Large ; cela indique la taille de la tablette. La S possède 6 boutons, la M et la L en ont 8. La S utilise comme stylet un Wacom Grip Pen ; la M et la S un Wacom Pro Pen 2.

Stylet sensible à la pression (2048 niveaux de sensibilité à la pression pour la S ; 8 192 niveaux pour la M et la L) et à l’inclinaison, Fonction Touch.

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Wacom Intuos pro papier.
Comme l’Intuos Pro mais on peut ajouter une feuille de papier pour dessiner.

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Il existe les modèles M et L utilisant le stylet Wacom Pro Pen 2 .

Wacom Cintiq
Écran sur lequel on dessine. Très chère.

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ou la Artist Dysplay 22 HD de XP-Pen aussi avec un écran.

 

Conclusion : une tablette simple convient parfaitement à un photographe.

Donc toutes les tablettes conviennent, même celles d’entrée de gamme. Et pour débuter, comme je le disais, il y a plein d’occasions.

 

Quelle taille de tablette choisir ?

Attention il y a la surface de la tablette et la surface « utile » sensible au stylet, qui est bien plus petite. Ci-dessous la surface utile est le rectangle délimité par les quatre coins blancs ; elle est bien plus petite que la tablette :

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Il existe différentes tailles. Pour la gamme Intuios Pro par exemple.

S (Small) : 320x208mm mais surface utile d’environ 150×90 mm,

M (Medium), 338×219 mm surface utile correspond à un A5

L (large) 430mmx287mm, surface utile correspond à un A4.

Si les graphistes conseillent la taille M ou L, les photographes conseillent plutôt la taille S en général.

Avec une S on a moins besoin de déplacer le bras et le poignet pour balayer tout l’écran et la précision est suffisante (il y a même de rares photographes qui ont une tablette S et qui restreignent encore la surface utile sur la tablette). La taille M est déjà trop grande pour beaucoup de photographes (On peut réduire la surface utile sur la tablette mais c’est bête d’acheter une grande tablette très chère et de réduire la surface utile ; autant acheter la petite moins chère).

Il y a, bien sûr, des photographes qui ont une M et la trouve très bien. On verra que la surface réellement utilisable peut être encore plus petite que la surface sensible.

3-Installation.

Ou placer la tablette ?
Devant le clavier ou à côté du clavier, cela dépend si vous utilisez ou non les raccourcis clavier.

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Ce qui me semble important, c’est de pouvoir poser le coude et une partie de l’avant-bras sur la table afin de ne pas avoir le membre supérieur tenant le stylet en l’air.

Pour l’autre main, suivant les utilisateurs, elle est soit sur la tablette et ses boutons, soit sur le clavier (on y reviendra).

Sur une tablette ayant les boutons sur le côté, on peut paramétrer la tablette pour droitier ou gaucher en changeant les boutons de côté.

Certains utilisent la tablette sur les genoux et apprécient la liaison tablette/ordinateur en Bluetooth.

 

Installation.
Quand on déballe sa tablette, on installe les logiciels avec le CD.

Et la plupart du temps cela ne marche pas. Cela a été mon cas : à cause de Windows 10.

Il faut aller sur le site de Wacom et installer les drivers récents correspondant à votre tablette. Ils seront à jour et ils marchent !!

Rebootez l’ordinateur après installation.

Dans le menu démarrer on retrouve les utilitaires Wacom :

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« Propriétés de la tablette Wacom »  permet de paramétrer la tablette.

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« Wacom Desktop Center » permet de mettre à jour les drivers et de sauvegarder les paramètres.

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En cas de problèmes, le SAV Wacom est très sympa et compétent (01 70 20 00 70), la communauté des utilisateurs (sur le groupe Photoshop pour Photographes par exemple) est là aussi.

Voir en toute fin de cette page les réglages à faire pour que votre tablette fonctionne :

-Paramétrer votre tablette.

-éliminer l’effet de l’appui long qui ouvre des panneaux.

-rétablir l’effet de la pression..

Le stylet est souvent livré avec plusieurs pointes  très différentes ; voici un petit article sur l’intérêt de chacune : https://lily-fu.deviantart.com/art/Comparaison-des-mines-de-stylet-Wacom-Francais-522894029

 

4- Le pinceau : principe.

Forme, dureté, opacité, flux, lissage d’un pinceau.

Quand on survole la tablette à une faible hauteur, cela déplace le curseur (même si le stylet ne touche pas la tablette). Si on touche et qu’on appuie, cela déclenche un clic (effet par défaut). Une double touche entraîne un double-clic.

Si on utilise le pinceau, on peut peindre comme on le ferait avec un crayon ou un pinceau.

Revoir  les notions indispensables de forme, de dureté, d’opacité, de flux de lissage, d’un pinceau (ou brush) dans le chapitre sur le pinceau. Propriétés intervenant aussi bien avec la souris qu’avec la tablette. C’est indispensable si on veut comprendre la suite.

L’opacité est la quantité de couleur maximum qu’on peut déposer.

Le flux est le pourcentage appliqué à chaque passage.

C’est la même chose avec un crayon papier : si je passe plusieurs fois cela assombri au fur et à mesure sans dépasser la noirceur maximale du crayon.

On rappelle que si on lâche le bouton de la souris ou qu’on lève le stylet et que de nouveau on dessine, cela rajoute de la couleur en plus, car on repart sur une nouvelle application de couleur au niveau flux et opacité.

Dans la barre d’option du pinceau il y a deux boutons fondamentaux : tab29.JPG  tab30.JPG

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Si les deux ne sont pas sélectionnées comme ci dessus, le stylet marche comme la souris : le tracé à une largeur constante et l’opacité est constante.

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Si  nous cliquons sur le bouton à droite se situant à droite de l’engrenage tab30.JPG cela utilise la pression du stylet pour définir la largeur du pinceau : plus on appuie en dessinant plus la trace est large. On parle de « Dynamique de forme » (retenir ce terme).

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Noter que quand on a cliqué sur un des boutons son fond devient noir.

J’utilise très peu cette fonction sur les photos ; il me semble que cela sert surtout pour dessiner.

Si  nous cliquons sur le bouton de gauche (se situant à droite de « Opacité » tab29.JPG ) cela utilise la pression du stylet pour définir l’opacité (on parle de transfert) : plus on appuie en dessinant plus l’opacité est élevée, plus il y a de dépôt de couleur. L’opacité du trait va varier, suivant la pression, de 0 à la valeur de l’opacité définie dans la barre de propriété. Ici l’opacité étant définie à 100% ; avec la pression du stylet, on va pouvoir faire varier l’opacité entre 0 et 100% suivant la pression.

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Si j’ai une opacité définie à 50% dans la barre des propriétés, en appuyant de plus en plus le stylet mon opacité va varier de 0 à 50%

On peut associer le contrôle de la largeur du trait  et celui de l’opacité  en cliquant sur les deux boutons.

Pour un photographes, c’est franchement plus pratique de modifier l’opacité avec la pression du stylet (et de ne pas gérer la largeur du pinceau).

 

Il y a une autre manière d’utiliser plus finement le stylet, c’est d’ouvrir le panneau forme :

Dans la barre des propriétés en haut, cliquez sur l’icône de forme tab33.JPG (raccourci : F5).

Là on a la fenêtre « Forme » qui s’ouvre :

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Le photographe ne s’occupera que de deux lignes dans la liste de gauche :

La dynamique de forme,
Le transfert.
Le graphiste s’occupera des autres lignes ; j’exagère probablement un peu ; certains photographes, pour certains effets de photomontage, utilisent plein d’autres choses.

La première ligne « Pointe de la forme » permet de choisir la forme de pointe (standard, ronde pour un photographe plutôt que les brosses, aérographes et autres pointes érodables), sa taille, sa dureté et son pas.

Le pas indique la distance entre chaque point constituant une ligne (la densité des points).

Dynamique de forme :

On utilise la pression du stylet pour définir la largeur du pinceau : plus on appuie en dessinant plus la trace sera large.

Pour l’activer cocher la case à gauche ; pour voir apparaitre les options correspondantes à droite, cliquez sur le texte « Dynamique de forme » :

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À droite, sous « Variation de la taille », il y a la liste « Contrôle » ; il faut la dérouler et mettre la valeur « Pression de la plume » afin que la pression du stylet fasse varier la taille de la forme (la brush).

S’il y a un problème de tablette (non reconnue, débranchée, fonction pas présente pour cette tablette…) il apparaît un panneau triangulaire à gauche :

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En bas du panneau on a un exemple de ce que donne le paramétrage du pinceau sur l’aspect d’une courbe effectuée en appuyant de plus en plus puis de moins en moins.

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Il est aussi possible de faire varier le diamètre minimal. Par défaut il est à 0, si on appuie peu avec le stylet, le trait est très fin. Si on augmente le diamètre minimal à 50 par exemple, le trait sera déjà à 50% de son épaisseur même si la pression est faible. Avec l’appui il passera de 50 à 100% du diamètre. Cela permet d’éviter d’avoir des traits très fins.

Ci-dessus le diamètre minimal était à 0%, ci-dessous, il est à 60% :

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Transfert :

Si on active le transfert, plus on appuie en dessinant, plus l’opacité est élevée, plus il y a de dépôt de couleur.

Pour l’activer cocher la case à gauche de la ligne « Transfert » ; pour voir les options, cliquez sur le texte « Transfert » :

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Ici on peut régler en haut à gauche grâce à la liste « Contrôle », le fait que le contrôle de l’opacité se fasse par la « Pression de la plume ».

Ainsi, plus on exerce une pression sur le stylet, plus l’opacité est élevée, sans dépasser l’opacité indiquée dans la barre des propriétés (et en prenant en compte la valeur du flux car plus le flux est faible, moins il y a de dépôts).

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On peut aussi doser le pourcentage d’opacité minimum.

On pourrait faire varier le flux de la même façon, mais cela semble peu utilisé.

On le redit : Pour un photographes, c’est franchement plus pratique de modifier l’opacité avec la pression du stylet (et de ne pas gérer la largeur du pinceau).

 

Comment faire rapidement un changement de diamètre ou de dureté avec son stylet  ?

Passer d’une brush (pinceau) douce avec transfert à une brush dure sans transfert par exemple.

En premier lieu, il est intéressant de changer de taille et de dureté très rapidement.
Pour cela, on utilisera le raccourci Alt + Clic droit puis le déplacement de la souris ou du stylet de haut en bas pour modifier la dureté et de droite à gauche pour modifier le diamètre de la brush (on verra qu’il est possible de gérer cela avec une ExpressKeys ou le TouchRing sur la tablette s’il y en a un). C’est le même raccourci pour la souris.

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Pour activer le transfert ou la dynamique de forme rapidement, on peut cliquer sur les deux cibles de la barre des propriétés (comme déjà vu).

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Si vous utilisez ces deux Icônes, il est préférable, au préalable, de décocher « Dynamique de forme » et « Transfert » dans le panneau « Forme » :

Il y a en effet, sans que cela soit indiqué, une hiérarchie des choix entre la barre des propriétés et le panneau forme ; elle est trompeuse : le choix du panneau « Forme » est prioritaire pour le transfert mais pas pour la dynamique de forme. On pense annuler le transfert en cliquant sur la cible dans la barre alors que le transfert est coché dans le panneau forme et du coup cela ne fait pas ce qu’on veut.

Vous pouvez aussi affiner vos réglages dans le panneau « Forme » comme on l’a vu plus haut. Il peut être utile de définir des brush avec des formes, une dureté, un diamètre et des propriétés en rapport avec le stylet ( dynamique de forme, transfert..) et de les enregistrer sous formes d’outils prédéfinis.

Ah, j’allais oublier :

Et cette icône au milieu de la barre des propriétés ?

Elle symbolise un aérographe (ce pistolet à peinture).tab43.JPG

Elle permet d’activer l’accumulation. Cet effet fonctionne sur les pointes aérographe uniquement : plus on appuie, plus le point noircit et grossit.

On ne l’utilisera pas, mais il fallait savoir à quoi servait cette icône.

 

5- Paramétrage de la tablette.

On va voir comment paramétrer et les choix de la plupart des utilisateurs. Lancer l’application « Propriétés de la tablette Wacom ». La tablette doit être branchée.

Ici je vous montre le panneau de la Wacom Intuos Pro, mais pour les autres tablettes, c’est similaire.

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En haut de la fenêtre, il faut choisir :

Le périphérique, la tablette (s’il y en a plusieurs).
Les outils qu’on veut paramétrer (« Fonctions » pour les boutons, « Touch » pour le tactile, « Grip Pen » pour le stylet ; il peut y avoir plusieurs stylets).
Les applications ; en effet, on peut paramétrer la tablette différemment pour chaque applications.   Après avoir cliqué sur l’icône Photoshop en face de « applications », vous paramétrerez votre tablette pour Photoshop, comme ci-dessus ; ainsi les fonctions du stylet seront adaptées à Photoshop. Vous pourrez paramétrer les boutons différemment pour Lightroom après avoir cliqué sur l’icône Lightroom. Si vous n’avez pas spécifiquement paramétré le logiciel que vous utilisez, ce sont les paramètres de  ‘Autres’ qui seront utilisés.

Pour ajouter une application qui n’est pas dans la liste, il faut utiliser le + à droite de la liste Application. A noter que si on ouvre Ps et Lr avant de paramétrer la tablette, ils sont ajoutés automatiquement à la liste Application.

« Autres » s’applique à toutes les applications, à l’exception de celles ajoutées à la liste Application.

En bas, pour chaque outil, il y a des onglets pour les différentes fonctions de la tablette appliquées au logiciel sélectionné sur la ligne « Application ».

La ligne « Applications » n’est disponible que sur certaines tablettes (les Bamboos n’en ont pas) ; aussi les paramètres sont les mêmes pour toutes les applications.

 

Au cours de votre travail, la tablette reconnaitra automatiquement le logiciel que vous l’utiliserez. Il n’est pas nécessaire d’ouvrir le panneau de réglage et de changer de logiciel. Si cela n’est pas le cas, c’est que le focus n’est pas encore dans la fenêtre du logiciel, il suffit de cliquer dans le logiciel pour activer la reconnaissance automatique du logiciel.

6- Le stylet.

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La pointe : quand on survole la tablette à une faible hauteur, cela déplace le curseur (même si le stylet ne touche pas la tablette). Si on touche et qu’on appuie, cela déclenche un clic. Double touche =double-clic.

On se souvient que la position du stylet est absolue par rapport à l’écran : si le stylet est en haut à gauche sur la tablette, le curseur est en haut à gauche sur l’écran. Si le stylet est au milieu de la tablette, le curseur est au milieu de l’écran.

Nous allons paramétrer le stylet :

Sélectionnez donc l’outil stylet (Grip Pen ici) ou l’onglet « Stylet » :

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On a ce panneau habituellement :

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Il y a habituellement un ou deux boutons sur le stylet. Pour affecter une fonction à un des boutons, il faut ouvrir le menu déroulant correspondant et choisir une fonction (un clic, un modificateur comme Alt, une touche…) On verra le détail dans le chapitre sur les ExpressKeys, plus bas.

On peut paramétrer la fonction de la pointe : tout le monde laisse le clic, (gauche).

On survole la tablette pour déplacer le curseur et on touche la tablette pour cliquer. Cela me paraît évident.

Certains ont besoin de laisser constamment la pointe du stylet en contact avec la tablette (ils ont horreur de déplacer le stylet en l’air), ils utilisent le stylet comme une souris ; aussi, ils désactivent le clic gauche sur la pointe (il faut double-cliquer sur le mot « clic » sous le dessin de la pointe) et affectent à un des boutons du stylet ce clic (comme on le ferait avec une souris). Bof.

 

bizare Mode souris :

Contrairement à ce que je pensais de rares utilisateurs travaillent avec le stylet comme avec une souris :

Dans l’onglet ‘Correspondance’ du stylet ils paramètrent en mode souris :

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Ils perdent le mode de fonctionnement absolu et travaillent en position relative du stylet il peuvent soulever le stylet et le positionner à un autre endroit de la tablette sans déplacer le curseur.
Ils désactivent le clic sur la pointe et le mettent sur un des boutons du stylet.

C’est un choix!!,

 

comment configurer les deux boutons du stylet :

Il faut ouvrir le menu correspondant au bouton et choisir la commande à affecter au bouton :

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Quelques conseils dans le choix de ce que fera le (ou les)  bouton(s)  du stylet :

Un des boutons sera le clic droit ; ce choix est unanime : le clic droit permet d’ouvrir les menus contextuels et donne accès à plein de fonctions : dans Photoshop, le clic droit sur un calque est très pratique ; il permet d’accéder à plein de fonction en rapport avec les calques .

Pour l’autre bouton, les avis sont partagés :

J’utilise Alt pour le second bouton du stylet : quand on utilise le pinceau, Alt permet d’avoir la pipette. En cours de détourage Alt permet de désélectionner une zone. Ceux qui ne mettent pas Alt sur le stylet le mettent sur une ExpressKey (un bouton) car Alt est indispensable.

Mon choix est le meilleur, bien sûr, c’est évident ; mais bon, je vais quand même vous dire ce que font les autres ; ils mettent sur les boutons du stylet :

Défilement/panoramique (ou Space), cela affiche un curseur en forme de main et permet de se déplacer dans une grande image par un cliquer/glisser sur l’image.

Validation (équivalent à la coche ) ; cela permet de valider rapidement un réglage qui le nécessite (après un recadrage par exemple).

Annuler (Undo) en enregistrant les touches Ctrl Z (Ctrl Alt Z pour PS avant la version 20). En cas d’utilisation du pinceau ou de détourage, c’est rapide d’annuler la dernière trace après avoir un peu débordé.

Maj (Shift) pour ceux qui font beaucoup de lignes droites avec le pinceau : on clique sur un point puis Maj enfoncé, on clique sur un second point ; cela dessine une droite entre les deux points.

Clic gauche. Certains utilisateurs veulent cliquer sans avoir à toucher la tablette avec le stylet, aussi ils veulent avoir le clic sur un bouton.

D’autres enlèvent le clic sur la pointe pour pouvoir constamment toucher la tablette et il y a donc nécessité à avoir un bouton affecté au clic.

Alt +clic droit (modificateurs) permet , sans toucher la tablette, en déplaçant de gauche à droite ou de haut en bas le stylet de modifier taille et dureté du pinceau.

Le double-clic est très peu utilisé dans les logiciels graphiques, beaucoup plus dans d’autres programmes ; mais de rares utilisateurs le trouvent aussi très pratique dans PS (Le double clic sous PS est utile pour l’outil Main : pour afficher l’image à la taille écran et pour l’outil Zoom pour afficher l’image à sa taille réelle).

Pression maintenue : la valeur de la pression demeure constante tant qu’on appuie sur le bouton, ce qui permet de peindre, par exemple, avec une opacité constante.

Clic maintenu : Simule le maintien du bouton gauche de la souris en position enfoncée. Appuyez une fois pour activer le maintien du clic, puis une nouvelle fois pour le désactiver. Utilisez la fonction Clic maintenu pour glisser des objets ou sélectionner des blocs de texte.

 

 

Le double-clic :

Par défaut Windows génère un clic droit en cas d’appui long ; c’est gênant pour peindre, cela ouvre des menus contextuels sans arrêt. Voir en fin de page comment paramétrer pour que cela ne se produise plus.

Enfin , le double –clic étant très peu utilisé dans les logiciels graphiques, certains le désactivent (curseur complètement à gauche).

Sensibilité de la pointe.

On peut régler le « toucher de la pointe » pour modifier l’effet de la pression progressive sur le stylet et la possibilité de faire un clic.

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Si on règle sur doux, en appuyant un peu on aura rapidement un effet avec un tracé large, (largeur du trait par exemple si on utilise la dynamique de forme).

Si on règle sur « ferme », en appuyant peu on aura un tracé étroit, il faudra appuyer beaucoup pour avoir un tracé large.

Pour créer de larges coups de pinceau épais, optez pour un toucher de pointe doux. Pour un contrôle maximal lorsque vous tracez des lignes fines, optez pour un toucher de pointe ferme. En pratique le réglage est toujours vers le milieu.

Sur certaines tablettes on peut visualiser la pression sur le panneau (si on appuie avec le stylet dans n’importe quel logiciel sur l’écran)   et ainsi affiner le réglage :

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Sur d’autres on peut modifier la courbe de sensibilité en fonction de la pression.

Attention, si on met le toucher de la pointe complètement à doux ; il n’y a plus d’effet de la pression du stylet.

 

La gomme.
La majorité des stylets ont une gomme à l’autre bout. Cela met la couleur « transparent » sur le calque courant.

Certaines tablettes permettent de mettre une autre fonction sur la gomme :

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En tout cas, évitez par inadvertance de retourner le stylet et d’utiliser la gomme au lieu de la pointe, cela fait des choses bizarres et si on est sur un calque on ne s’en aperçoit pas de suite. Si, si, cela va vous arriver un jour, croyez mon expérience.

 

 

7- Les touches (ou ExpressKeys).

Bouton de la tablette ou clavier ?

Noter qu’il y a différentes manières d’utiliser la tablette et ses boutons en fonction de la position des mains :

Les deux mains sur la tablette : certains ont le stylet dans une main ; et une main sur le côté de la tablette où se trouvent les ExpressKeys afin d’appuyer au besoin sur ces boutons (ExpressKeys), tourner le TouchRing ou ouvrir des menus spécifiques. Il est important pour eux d’avoir des touches de raccourci permettant de faire la majorité des opérations courantes avec la tablette.

Une main sur la tablette avec le stylet, une sur le clavier : ils estiment que les boutons des tablettes sont trop durs et mal repérables avec les doigts ; que de toutes façons il n’y a pas assez de boutons sur la tablette pour y mettre tous leurs raccourcis ; ils ont donc une main qui reste constamment sur le clavier pour utiliser la totalité de leurs raccourcis claviers (ceux qu’ils utilisaient avant d’avoir une tablette).

Une main sur la tablette avec leur stylet, une main qui se promène de la tablette au clavier. Enfin, certains ont donc un usage mixte (ExpressKeys/clavier) : les fonctions très fréquentes sont sur la tablette, ils utilisent le clavier pour les fonctions plus rarement utilisées.

C’est un choix personnel là aussi. Les graphistes utilisent peu les touches. Une bonne formation et un bon paramétrage des touches incitent à les utiliser.

Pour modifier les paramètres des boutons il faut choisir dans le panneau des propriétés, dans les outils, les « Fonctions ».

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Il y a un menu déroulant pour chaque touche rappelant la fonction de la touche et dessous un texte de libellé, un descriptif de la touche.

Il faut cliquer sur le menu déroulant correspondant à une touche pour voir les différentes fonctions qu’on peut associer à chaque touche :

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Voyons les différentes possibilités ; on peut mettre :

Un clic :

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Clic : Simule un clic du bouton gauche de la souris.
Clic droit : Simule un clic du bouton droit (ouvre un menu contextuel).
Clic centre : Simule un clic à l’aide du bouton médian de la souris.
Double-clic : Simule un double-clic. Certains préfèrent utiliser cette fonction avec un bouton au lieu d’exercer deux pressions rapides sur la tablette avec la pointe de stylet.
Clic maintenu : Simule le maintien du bouton gauche de la souris en position enfoncée. Appuyez une fois sur le bouton d’outil pour activer le maintien du clic, puis une nouvelle fois pour le désactiver. Utilisez la fonction Clic maintenu pour glisser des objets ou sélectionner des blocs de texte.
4e ou 5e clic : Simule un quatrième ou un cinquième clic de souris.

Un modificateur seul (Alt, Ctrl, Shift…)
On sait qu’il y a plein de raccourcis utilisant les modificateurs.

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Prenons l’exemple de Alt qui transforme le pinceau en pipette ou qui désélectionne quand on utilise la sélection rapide par exemple. On peut combiner Alt et clic droite avec ce panneau pour modifier la taille et la dureté du pinceau par exemple.

 

Une fonction prédéfinie :
« Panoramique/Défilement » dans PS transforme le curseur en main et ainsi si vous maintenez l’appui sur la touche, avec le stylet vous déplacez l’image.
Pression maintenue : Permet de verrouiller la pression au niveau actuel tant que le bouton est enfoncé. Vous pouvez, par exemple, une fois obtenu la taille de pinceau souhaitée appuyer sur le bouton et continuer à peindre en utilisant la même taille de pinceau jusqu’à ce que vous relâchiez le bouton (quand vous utilisez la dynamique de forme).
Zoom avant/arrière, retour/avant, changer d’écran, paramètres (ouvre le panneau de paramétrage)..

Sur les anciennes tablettes (Bamboo) il y a moins de fonctions prédéfinies que dans les nouvelles ; il faut créer les fonctions prédéfinies qui manquent avec des raccourcis clavier.

Une touche (ou des touches), c’est vraiment intéressant.
Les combinaisons de touches peuvent comprendre des lettres, des chiffres, des touches de fonction et des touches de modification. Vous pouvez également choisir des combinaisons dans le menu déroulant « Ajout spécifique ».

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C’est là qu’on va utiliser les raccourcis clavier qui existent dans PS ; voir ci-dessous.

Ce qu’on tape au clavier est enregistré comme touche : ci-dessus j’ai tapé Ctrl Alt Z ainsi cette touche a maintenant pour fonction d’annuler la dernière action et de remonter dans l’historique. Dans la zone de saisie « Nom », j’ai tapé « Annuler ».

Attention, si vous avez fait une erreur de touche, n’appuyez pas sur la touche backspace du clavier (cela enregistrerait un backspace dans votre raccourci) mais cliquez sur le bouton « Supprimer ».

Remarque : si on dit , enregistrer Alt+! , il faut appuyer sur la touche Alt et en même temps sur la touche « ! » ; ne pas taper au clavier « A » puis « l » puis « t » puis « ! ».

 

Il faut raisonner en terme de raccourci clavier :

Pour Ps par exemple

Ctrl+ agrandir l’image.

Ctrl- réduire l’image.

Ctrl Z annule en remontant dans l’historique (Ctrl Maj Z = dans autre sens).

« : » Augmente la taille du pinceau, « ; » réduit la taille du pinceau.

« < » Réduit la dureté ; « > »augmente la dureté.

« 10 » modifie l’opacité à 10% ; « 0 » (zéro) modifie l’opacité à 100%

Shift 45 (avec les touches numériques du haut du clavier) : flux à 45%.

« Espace » pour déplacer (même effet que « panoramique/défilement »)

Ouvre le panneau Remplir : Shift F5

Dupliquer un calque : Ctrl J

Inverser un calque : Ctrl I

Je suis sur Windows, pour les Mac, il me semble que :

Alt=Option. Ctrl= Command (Ex touche pomme)

 

Alors quels paramètres mettre sur ces boutons ?
Certains choix sont classiques ; de haut en bas pour 6 boutons :

Changer d’écran (quand on a deux écrans on passe ainsi de l’un à l’autre ou sur les deux),
Menu radial menu circulaire permettant d’ajouter 8 raccourcis (on verra plus bas) ,
Paramètres, permet d’ouvrir l’application de configuration. Bien pratique quand on débute et qu’on veut faire des essais,
Alt,
Ctrl,
Shift.

 

Mes choix sont très orientés calque et masque de fusion, dodge&burn et donc dédiés au pinceau.

De haut en bas :

X (inversion couleur d’avant et d’arrière-plan)
D (remet le noir et le blanc comme couleur d’avant et d’arrière-plan)
Ctrl  Z (annuler)
Maj (pour faire des lignes droites avec le pinceau)
Alt+Clic droit (modifie taille et dureté du pinceau ; voir plus bas)
Espace (Affiche la main pour déplacer l’image)

 

Certains utilisent d’autres choix :

Validation .

Zoom avant et Zoom arrière pour agrandir réduire l’image.

Z  ; J’utilisais le ring pour agrandir/réduire l’image mais quand on appuie sur la touche Z qu’on clique/déplace sur l’image à droite ou à gauche cela agrandit ou réduit l’image (quand on lâche Z, on revient à l’outil précédent). « Zoom défilant » doit être coché en haut.

 

 

8- Le Touch Ring.

La tablette Intuios Pen et Bamboo n’en possèdent pas.

Le principe est de modifier la valeur de certains réglages (taille d’outil, de l’image, valeur de l’opacité…) en faisant tourner le doigt autour du ring. Il faut choisir le réglage cible avec le bouton central : sur la Intuios Pro par exemple il y a 4 positions ; quand on appuie successivement sur le bouton central on passe de réglage en réglage. On se repère grâce à un des petits voyants (situés aux 4 coins) qui est allumé.

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On modifie la valeur du réglage en faisant tourner le doigt sur le ring autour du bouton central.

Pour paramétrer les réglages, il y a un onglet « Touch Ring ».

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Si on clique sur une des quatre listes déroulantes, on peut choisir la fonction à attribuer :

Il y a des fonctions toutes faites comme le zoom par exemple (Auto Scroll/Zoom), la rotation de la zone de travail…

Ces fonctions toutes faites ne sont pas présentent sur toutes les tablettes ; il faut dans ce cas créer un équivalent avec des touches claviers.

Là aussi il faut raisonner en terme de raccourci pour trouver le raccourci qui augmente la valeur et celui qui la diminue la valeur du réglage cible.

Dans Photoshop on peut voir , imprimer et modifier les raccourcis clavier en passant par le menu Edition >Raccourcis clavier…

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Revenons à notre paramétrage.

Le fait de tourner le doigt autour du ring dans un sens ou un autre déclenchera le bon raccourci et augmentera ou diminuera la valeur cible.

Un exemple :

Pour modifier la taille de la brush, on utilise les raccourcis ‘:’ et ‘!’ qui augmentent et diminuent la taille de la brush..

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Pour modifier la dureté cela sera > et <.

Pour faire un zoom on utilisera Ctrl + et Ctrl -.

 

Voici un autre exemple avec la possibilité de monter ou descendre dans les calques (dans le panneau calque) , on utilise les raccourcis Alt : et Alt  ! :

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Remarque : quand on dit Alt , c’est pas A+l+t mais bien la touche Alt.

Pour ma part, voici mes choix (dans la vraie vie, j’utilise uniquement le zoom de l’image). :

Auto Scroll/Zoom permet d’agrandir l’image.

Taille brush (raccourci ! et 🙂

Dureté brush (raccourci < et >)

Rotation image (un truc: Esc permet de remettre l’image en position initiale).

 

9- Express View.

Elle consiste en un affichage des réglages affectés à vos ExpressKeys (ou votre Touch Ring) sur votre écran. C’est simplement un aide mémoire sur la fonction de vos touches.

Il suffit de poser le doigt sur la zone des Expresskeys (ou d’appuyer sur une ExpressKey ou sur le bouton du Ring), votre écran vous informe des réglages des Expresskeys ou du Touch Ring et des boutons du Stylet. Si votre doigt quitte la zone, l’affichage disparaît.

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Pour qu’il soit activé , il faut cocher la case en bas à gauche du panneau des ExpressKeys.

 

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10- Menu Radial.

Une touche (ExpressKey) ou un geste avec les doigts sur la tablette (que vous aurez paramétré) permet d’ouvrir le menu radial.

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Celui ci fournit un accès rapide à un grand nombre de raccourci.

Ce menu radial transparent, reste toujours en avant plan jusqu’à ce qu’on le ferme avec la croix centrale ou celle de la barre en haut à droite.

Il contient 8 secteurs avec pour chacun une fonction. On peut même le paramétrer afin qu’un secteur ouvre de nouveau un menu radial. Cela peut être pratique pour les personnes utilisant PS en plein écran : le menu radial donnera accès à une multitude de commandes.

On peut s’en passer (comme moi).

 

Comment mettre en place un menu radial ?

Dans les propriétés de la tablette, cliquez sur la liste déroulante d’un bouton puis Commande à l’écran>Menu radial.

 

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Il faut ensuite paramétrer le menu radial en passant par l’onglet ‘Commande à l’écran’.

 

Cliquez sur menu radial à gauche et indiquez les commandes pour chacun des 8 secteurs à droite.

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Exemple de commandes sur les calques dans un menu radial.

Dupliquer le calque : Ctrl J (Crée aussi un calque avec la sélection).

Inverser le calque : Ctrl I

Remplir : Shift F5

Écrêter deux calques  : Ctrl Alt G

 

11- Le ‘Touch’ ou fonction tactile.

Avec les doigts, en effectuant certains gestes, on peut déclencher certaines commandes.

Pour paramétrer le ‘Touch’, ouvrir les propriétés de la tablette.

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Cliquez sur « Options tactiles ». Enfin activez la saisie tactile :

On peut affecter des fonctions à des touches ou des mouvements avec un, deux, trois, quatre ou cinq doigts.

Je ne connais pas l’avis de tous mais pour ma part je trouve le ‘Touch’ peu précis et source d’erreurs. Mes gros doigts déclenchent des actions non désirées et cela m’énerve!!

J’utilise donc seulement deux fonctions tactiles :

Avec deux doigts je me déplace (dans l’image dans PS ; je fais défiler les listes dans LR) :
Voilà comment paramétrer :

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Avec l’appui de 3 doigts, j’ouvre le menu radial.

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Toutes les autres fonctions sont désactivées chez moi.

 

 

12- Surface de l’écran et course du stylet.

On a déjà vu que le pointage entre la tablette et l’écran est par défaut ‘absolu’ et non relatif : la surface utile de la tablette correspond à la surface de l’écran (à peu près). Si, avec le stylet, je suis en haut à droite sur la tablette, le pointeur sera en haut à droite de l’écran. Ce n’est pas le cas de la souris ou parfois il faut soulever et ‘ramener’ la souris à un nouvel emplacement pour ensuite la déplacer relativement.

On peut modifier la correspondance entre la tablette et l’écran pour le stylet en ouvrant l’onglet « Correspondance » du stylet :

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On utilise habituellement le mode Stylet, celui par défaut (et pas le mode souris ; certains rares utilisateurs configurent leur tablette comme une souris , c’est un choix).

Proportions :

On peut cocher ou non l’option Proportions obligatoires pour conserver les proportions des images.

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Case Proportions obligatoires décochée : les proportions ne sont pas respectées. La zone active sur la tablette n’a pas les mêmes proportions que la zone écran. Un cercle dessiné sur la tablette peut devenir une ellipse à l’écran. Il s’agit de la configuration par défaut. Mais cela utilise la plus grande partie de la surface de la tablette. Ci dessous par exemple le déplacement du stylet provoque un déplacement plus rapide en déplacement horizontal que vertical. On s’y habitue rapidement.

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Case Proportions obligatoires cochée : les proportions horizontales et verticales de la tablette sont les mêmes que celles de l’écran. Le dessin d’un cercle sur la tablette permet d’obtenir un cercle à l’écran. Il est possible que certaines portions de la surface active de la tablette ne soient plus utilisables quand cette option est sélectionnée (pour conserver le ratio largeur/hauteur de l’écran sur la tablette).

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On a aussi la possibilité de modifier la zone active de la tablette :

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On peut ainsi définir une portion d’écran comme zone active. Certains utilisent une petite portion de l’écran afin d’avoir de petits gestes avec le poignet pour se déplacer de droite à gauche de l’écran. Cela limite sans doute la précision. Je conserve « Complète ».

Avec deux écrans, il faut décider quelle sera la correspondance entre tablette et écran :

Le stylet sur la tablette peut déplacer le curseur sur une zone de l’écran :

Complète (comportant les deux écrans) ; le stylet permettant de travailler sur les deux écrans.
Sur une portion à définir.
sur le moniteur 1
sur le moniteur 2

Il peut y avoir PS sur le grand écran et des panneaux ouvert sur le second écran.

Certains préfèrent travailler avec le stylet sur un seul écran (le plus grand celui ou il y a PS), dans ce cas ils affectent à une ExpressKey la fonction ‘Changer d’écran’. Ainsi en appuyant sur cette ExpressKey ils peuvent utiliser le stylet sur un écran ou l’autre.

Il est possible de modifier le cycle des écrans lorsqu’on appuie plusieurs fois sur l’ExpressKey ‘Changer d’écran’.

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Il y a d’autres fonctions non développées ici. .

Personnellement j’ai travaillé sur les deux moniteurs en correspondance complète sans proportions obligatoires :

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Mais maintenant  (j’ai un portable et un écran externe) mon stylet ne marche que sur l’écran externe (ou se trouve PS) et en proportions obligatoires. Ainsi la largeur de la tablette correspond à l’écran externe et quand je trace un rond sur la tablette c’est un rond sur l’écran.

 

13- Lightroom et les tablettes.

Dans le module bibliothèque :

je me déplace avec deux doigts du Touch.

Certains préfèrent privilégier le déplacement de photo en photo et le tri :

En assignant les raccourcis « flèche droite » et « flèche gauche » aux deux boutons du stylet. Ainsi rien qu’avec les boutons du stylet ils se déplacent de photo en photo.

 

Ils associent aussi X (image retenue) et P (image rejetée) à deux ExpressKey .

Ainsi le tri d’un grand nombre de photo est très rapide (surtout si on a choisi l’option Photo > Avance automatique).

 

Dans le module développement :

Les curseurs :
Il y a beaucoup de curseurs. Et l’usage des curseurs avec un stylet pose problème.

Quand on clique sur le curseur avec le stylet et qu’on déplace le stylet, il y a un temps de latence puis un brusque déplacement. Cela fonctionne par à-coups, c’est l’horreur.

Quand le panneau de droite est étroit (ou de largeur normale), le déplacement des curseurs est difficile, imprécis. La solution est d’élargir le plus possible le panneau droit ; l’emploi de curseur avec le stylet devient plus agréable.

On résout le problème en refusant d’utiliser l’entrée manuscrite Windows : tab26

Pour le stylet et pour Lightroom (uniquement), dans l’onglet « Correspondance », décocher en bas « Utiliser entrée manuscrite Windows ».

Il faut faire cela uniquement dans les paramétrages tablette de Lightroom et pas dans PS.

Certains ont une autre méthode : ils posent la pointe du stylet sur les chiffres à droite du curseur, cela fait apparaitre le curseur de valeur  tab76.JPG: et ensuite ils glissent à gauche ou à droite pour modifier la valeur du curseur . Ils y trouvent une meilleure précision.

Comment se servir de la gomme dans Lightroom?
Certains affectent à la gomme le modificateur Alt, ainsi quand ils retournent le stylet et utilisent la gomme, cela efface. C’est intuitif.

Le stylet :
Le modificateur Alt est toujours sur un bouton du stylet pour :

désélectionner, gommer quand j’utilise le pinceau.
Voir les zones cramées ou bouchées quand je règle les points blancs et noirs avec les curseurs blancs et Noirs.

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J’ai découvert récemment que le pinceau de retouche est sensible à la pression. La pression fait varier le débit mais pas la taille du pinceau.

Pour s’en rendre compte, tapez sur la touche O et comparez les traces. On se rend compte que l’effet de la pression est assez brut et grossier.

 

Avec la souris c’était super pratique de modifier la taille du pinceau avec la molette (et la taille du contour progressif avec Maj + la molette ).

Avec le stylet, plus de molette!! On peut utiliser les raccourcis permettant d’augmenter /diminuer la taille du pinceau (; et ,) sur le ring ou des Express Keys.

On peut aussi sélectionner une droite avec l’outil correcteur. Clic sur un point, Maj+ clic sur un second point, cela délimite une zone droite. Curieusement cela fonctionne avec Maj du clavier mais pas le Maj d’une ExpressKey.

Maj peut être utile pour appliquer des réglages automatiques sur les curseurs (Maj+ double-clique)

On peut utiliser Ctrl Z pour annuler, c’est bien pratique, on peut le mettre sur le stylet ou sur une ExpessKey.

 

Pour les express Keys les raccourcis souvent utilisés sont :

Quelques classiques : Menu radial, Paramètres, Changement d’écran…
Compare Avant/après : Shift S ou Y
Copier traitement Ctrl Maj C.
Coller traitement Ctrl Maj V.
Plein écran : F.

Tous les raccourcis peuvent être utilisés en fait ; on rappelle que pour voir la liste des raccourcis du module en cours il faut taper Ctrl <.

Sur le Touch Ring :

Modifier la taille de l’image (Autoscroll/Zoom).
Modifier la taille du pinceau (raccourci ; et ,).

 

 

14- Annexe :

Réglage de la tablette et solution pour quelques dysfonctionnements :

A-Des réglages importants à faire, d’emblée dans Windows.

Vous verrez rapidement que la tablette à un comportement bizarre (avec Windows seulement ?) : dès que vous tentez d’utiliser le stylet pour dessiner avec le pinceau par exemple, cela ouvre des menus contextuels sans arrêt comme celui-ci :

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C’est parce que, par défaut, Windows interprète un appui long du stylet sur la tablette comme un clic droit. C’est très énervant.

Il faut désactiver cette fonction :

1-Ancienne méthode :

Allez dans le panneau de configuration de Windows, ouvrir « Stylet et fonction tactile » (on peut s’aider en tapant « stylet » dans la zone de saisie de recherche en haut à droite).tab20.JPG

 

Dans l’onglet « Option du stylet », il y a l’action « Appuyer et maintenir » avec comme action équivalente « Cliquer avec le bouton droit ». Cliquez dessus puis sur le bouton « Paramètres… ».

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Désactivez cette fonction en décochant en haut du panneau.

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2-Du nouveau avec la version de W10 ( février 2018). La précédente méthode n’est plus accessible, il faut utiliser la méthode suivante :

Pour ouvrir les panneaux précédents (stylet et fonction tactile) , il faut passer par  :

Clic droit sur le bouton Windows démarrage. Clic sur « Exécuter » ; tapez « control.exe » puis OK. Dans le panneau à l’ancienne cliquez sur « stylet et fonction tactile » ; enfin double-cliquez sur « Appuyer longuement « dans la liste et décocher « Activer le mode Appuyer longuement lors d’un clic avec le bouton droit»

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3-Maj octobre 2019.

Encore des problèmes pour ouvrir ce fameux panneau : Faire une recherche dans Windows 10, avec la zone de saisie à droite du menu Démarrer ; chercher « Panneau de configuration », c’est celui de windows 7, et les configurations du stylet sont aussi dans « Stylet et fonction tactile ».

Une autre méthode, mais qui ne marche pas toujours, pour atteindre ce fameux panneau du stylet (merci Freddy) :

il suffit de créer un dossier sur le bureau avec cet intitulé « Super Configuration.{ED7BA470-8E54-465E-825C-99712043E01C} » (sans les guillemets) et après de double cliquer dessus..

On va dans la partie consacrée à « Stylet et fonction tactile » et on clique sur « Activer et désactiver les raccourcis ». Choisir « Appuyer longuement : Cliquer avec le bouton droit » Appuyer sur « Paramètres » et décocher la case « Activer le mode Appuyer longuement lors d’un clic avec le bouton droit ». OK.

 

B-Un autre réglage dans les paramètres de la tablette :

Dans le paramétrage du stylet , on clique sur le bouton Options… et il faut cocher « Clic flottant ». Du moins quand vous débutez. Ainsi si vous avez un bouton ‘clic droit’ sur le stylet, pas besoin de cliquer sur la tablette avec le stylet pour ouvrir un menu contextuel par exemple.

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C-Il est aussi préférable de désactiver les éléments du panneau Ink suivant : (dans la barre de tâche, clique sur l’icône d’espace de travail ink puis en bas sur « paramètres stylet et windows ink »).

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D-Il faut aussi décocher « Utiliser l’entrée manuscrite de windows » dans les propriétés de la tablette wacom (sur le stylet, onglet « correspondance ». Cela désactive le cercle qui apparaît quand vous cliquez et cela évite d’avoir des problèmes avec le clic droit et le stylet.)

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Après mise à jour de W10 (avril 2018  ) est apparu un problème : les mouvements du  pinceau font bouger, par  moment, l’image et pas le pinceau.

Il faut décocher « utiliser l’écriture manuscrite de windows » comme vu ci-dessus et créer un fichier avec notePad contenant

 » # Use WinTab

UseSystemStylus 0″

Avec un zéro et pas un O ; et sans les guillemets et l’enregistrer sous le nom de PSUserConfig.txt dans le répertoire c:/Users/UserName/AppData/Roaming/Adobe/Adobe Photoshop CC2018/Adobe Photoshop CC 2018 Settings. Puis relancer PS.

Attention, à chaque nouvelle version majeure avec nouvel exécutable  dans un nouveau dossier (Adobe Photoshop CC2019), il faut copier  le fichier précédent dans le nouveau dossier.

Autre solution  (non testée par moi) : en ligne de commande  tapez :

reg add HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Pen /v LegacyPenInteractionModel /t REG_DWORD /d 1 /f

 

Philippe LASSERRE decembre 2018.

Pour marque-pages : Permaliens.

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