Approfondir : Les corrections.

Voici une série de mini-tutoriels sur les outils de correction.

Correction : Travail non destructeur.

En premier lieu, une notion fondamentale concernant les correcteurs et le tampon :

Si vous travaillez avec ces outils directement sur un calque de pixel (le calque où il y a votre image) le travail est destructif : les pixels sont modifiés et à part le Ctrl Z immédiat (ou l’historique pour la session en cours) vous ne pourrez pas revenir sur vos corrections; les pixels seront irrémédiablement modifiés. Il faut donc apprendre à travailler en non destructif : la solution est d’ajouter au-dessus du calque de pixel un calque vide (1) ; de paramétrer les outils de correction pour échantillonner sur tous les calques (2) et d’appliquer la correction sur le calque vide.

Cor1

 

Le résultat aura le même aspect mais :

-vous pourrez faire un avant après des corrections en cliquant sur l’œil de visibilité du calque (3),

-vous pourrez ajouter plusieurs calques vides et faire sur chacun une partie des corrections et ainsi les séparer;

– vous pourrez en modifiant l’opacité du calque (4) vide diminuer l’intensité des corrections,

-Si la correction est nulle, on efface le calque et on recommence,

-Si une petite partie de la correction est à refaire, on l’efface sur le calque initialement vide avec la gomme et on recommence.

Prenez donc l’habitude de travailler en non destructif. (On reviendra sur les autres méthodes non destructives plus tard).

Cette méthode du calque vide peut aussi être utilisée avec le pinceau.

Correction : Correcteur localisé.

On voit aujourd’hui le « correcteur localisé »icone_correcteur , le pansement avec les pointillés (1), cliquez dessus pour le sélectionner.

Pour effacer un bouton sur un visage, une petite tache dans le ciel (poussière sur le capteur), on clique dessus (2) ; quand on relâche le bouton ; Photoshop pioche de la matière autour pour remplacer la sélection. Il respecte les tons, la texture, les couleurs qu’il y a autour ; du coup, on ne voit plus le bouton. Pas besoin de prélever de la matière avant.

Cor2

La reconstitution est intelligente : si vous êtes sur un fond avec des lignes, une texture, il va enlever l’imperfection et va reconstituer les lignes, la texture à la place.

Il est conseillé de choisir un diamètre pour l’outil légèrement supérieur à la zone à recouvrir, de façon à appliquer la correction d’un seul clic ; pratique pour les boutons. Sur l’exemple (2), le diamètre est presque un peu trop grand. (On rappelle qu’Alt, clic droit puis le déplacement de la souris à droite et à gauche modifie la taille de l’outil).

Si l’élément est plus gros et de forme non régulière, dans ce cas on badigeonnera la zone à corriger.

Dans la barre d’option, pour le type, choisir « Contenu pris en compte  » (3) ; c’est option par défaut qui semble de loin la plus performante ; les deux autres options produisant un résultat non satisfaisant.

Pour effacer un fil électrique, on passe sur le fil et dans le sens du fil cela le fait disparaître (6). Si on passait perpendiculairement, le fil resterait. Notion importante : quand on trace une ligne avec le correcteur localisé, PS prend de la matière de part et d’autre de la ligne ; on comprend mieux le rendu.

On sait que le clic sur un point puis Maj+ clic sur un second point génère une droite entre les deux points ; cette méthode est très pratique pour enlever les fils électriques.

Il y a aussi dans la barre d’option, une case à cocher « Échantillonner. tous les calques »(4) ; si elle est cochée le prélèvement autour se fera sur tous les calques et pas seulement sur le calque actif (cela permet d’employer la méthode du calque vide vue sur le premier tutoriel de cette série).

Parfois le résultat n’est pas celui espéré, Ctrl Z pour annuler puis on recommence par petite touche ou petit bout.

Pour les utilisateurs de tablette graphique, paramétrez pour que le diamètre de l’outil soit géré par la pression du stylet (en cliquant sur (5)), très pratique. On n’a pas besoin de modifier le diamètre de l’outil, il suffit d’appuyer plus ou moins en fonction du diamètre qu’on désire.

Regardez la vidéo de Franky sur les sélections et entrainez-vous.

Correction : Correcteur.

Nous allons faire des corrections comme avec le correcteur localisé, mais ici c’est nous qui allons décider où prendre de la matière à déposer.

L’outil « Correcteur » icone_corpermet donc de déposer des pixels prélevés dans l’image, cependant, (comme avec le correcteur localisé), les pixels déposés s’intègrent de façon transparente au reste de l’image. On le redit, il fonctionne comme le correcteur localisé, mais en choisissant le lieu d’échantillonnage. Par contre ce n’est pas une copie stricte (comme le tampon).

Cliquez sur l’icône du correcteur(1), le pansement.

Prélevez de la matière avec ALT/Clic (le curseur se transforme en viseur) (2). Posez en cliquant.

Cor3

Si le curseur est assez grand, par défaut on voit la matière qu’on va déposer (3) à travers le curseur.

On peut utiliser le correcteur pour enlever des boutons par exemple dans ce cas, on prélève avec Alt clic près de la zone à modifier et on clique sur le bouton.

Une notion importante : Si on clique /déplace pour badigeonner une zone à corriger, le prélèvement va lui aussi se déplacer (le lieu du prélèvement est symbolisé par une petite croix (4)). On comprend que si on se déplace trop vers la droite, la zone de prélèvement va atteindre la descente d’eau de pluie et que celle-ci va apparaître dans la zone corrigée. Il faut procéder par petites touches qui feront revenir le curseur au départ si la case à cocher ‘Aligner’ est décochée (5).

Si la case à cocher ‘Aligner’ est cochée par contre, il n’y a plus de croix pour symboliser le lieu d’échantillonnage et la zone de prélèvement se déplace de toute façon. On verra que le tampon fonctionne de la même manière.

Il y a toujours une liste pour déterminer sur quel calque échantillonné(6).

Le fonctionnement décrit est valable quand la source est sur « échantillon »; on peut déposer un « motif », mais cela a peu d’intérêt.

Correction : Tampon de duplication.

L’outil « Tampon de duplication »icone_tampon prélève une partie de l’image pour l’appliquer à une autre partie de l’image (ou un autre calque ou document). L’outil Tampon de duplication permet de dupliquer des éléments ou de supprimer un défaut d’une image en copiant une zone sans défaut sur le défaut. Il s’agit d’un véritable copier/coller : Il duplique les pixels. Il n’intègre pas ce qu’il y avait, il met à la place, y compris la couleur. Ce n’est pas un correcteur.

On clique sur l’outil tampon (1).

On prélève avec ALT+Clic (2) au niveau du coin inférieur gauche de la fenêtre dans l’exemple (pas trop près de la descente). On colle avec un Clic. En gardant le clic gauche appuyé, on déplace pour faire apparaître une seconde fenêtre (3).

Cor4

De la même manière que pour l’outil correcteur, après avoir prélevé, si on clique et qu’on déplace vers la droite, le prélèvement de matière se poursuit vers la droite. Un repère sous forme de croix indique, là aussi, le lieu du prélèvement (4).

Quand on clique plusieurs fois, il faut tenir compte de la case à cocher ‘Aligné‘(5) : Si elle est non cochée à chaque clic, c’est toujours le même endroit de prélèvement initial (comme un vrai tampon qui applique toujours la même texture), si elle est cochée la source se déplace en fonction du déplacement du curseur; (c’est pratique pour redessiner par petites touches un objet).

Une notion importante : l’effet de cet outil tampon peut être modulé par son opacité et son flux (6) ; pour copier la fenêtre, tampon et flux sont à 100% et la fenêtre sera parfaitement visible et non transparente ; mais pour effectuer une correction on peut appliquer un peu de matière seulement : si on met un flux à 10% par exemple, on va pouvoir déposer 10% de matière et ainsi par passages successifs , corriger un raccord trop visible.

On peut définir si le prélèvement est fait sur tous les calques ou non (7). Il est ainsi possible de travailler sur un calque vide pour faire un travail non destructeur.

Le tampon a une liste mode de fusion. Par défaut il a la valeur ‘normal’, mais si on change le mode en « Obscurcir » par exemple on pourra tamponner sur un liseré blanc sans déborder du blanc.

Le panneau source de duplication sera abordé dans le tutoriel suivant.

Une vidéo sur le tampon : https://www.youtube.com/watch?v=vNLjsGhUR4E&index=36&list=WL

Correction :  Source de duplication.

Panneau source de duplication : Il concerne le tampon et le correcteur uniquement.

Si on clique sur le bouton (2) :

Cor5

On voit apparaître le panneau « Source de duplication « .

Une fois qu’on a prélevé avec Alt Clic, on peut modifier l’orientation de ce qu’on va appliquer.

Ici par exemple on a cliqué sur l’icône (3) ce qui fait que le tampon dessine la fenêtre avec une symétrie horizontale (les pots de fleurs sont à droite)(4).

Bien pratique pour reconstituer un coin d’un cadre par exemple : on prend la source d’un autre coin, on le tourne, on tamponne. Génial ! On peut aussi, avec ce panneau, modifier, en plus de l’orientation, la taille du prélèvement, son angle de rotation, un décalage.

-Il est aussi possible avec ce panneau d’échantillonner plusieurs endroits différents (5 au maximum) et de conserver 5 sources : cliquez sur un des 5 tampons (5), et échantillonnez, cela le met en mémoire. Cliquez sur un tampon quand vous voulez rappeler une source.

Différence tampon correcteur ?

Le tampon duplique tout, le correcteur et l’outil pièce duplique le motif mais pas les tons.

Si je prélève pour effacer un bouton sur un visage , le tampon va faire une tache blanche si on prélève dans une zone trop claire, le correcteur va lui conservé le ton de la peau de destination.

Avec le tampon et le correcteur on détermine l’étendue de l’action en appliquant avec la souris. Avec l’outil pièce on détermine au départ la zone à modifier.

Correction : Pièce

L’outil « Pièce » icone_piecevous permet de corriger une zone sélectionnée avec des pixels d’une autre zone.

Photoshop va prélever des pixels d’une partie de la photo que vous lui désignez (la source), pour les placer à l’endroit que vous désirez (la cible). Bien pratique pour corriger une zone importante et irrégulière ( la différence avec les autres méthodes : c’est vous qui définissez la zone à corriger au départ). Il y a pris en compte de la zone de destination (et pas seulement un copier coller) ce qui fait que la zone de correction est bien fondue dans le contexte et non discernable.

Exemple, on va enlever un bateau.

Sélectionnez l’outil pièce (1). Faites la sélection de l’élément à supprimer (ici le bateau) comme vous le feriez avec l’outil lasso (2). Une fois votre sélection effectuée, cliquez dans la sélection et faites un drag & drop vers la zone à prélever (ici une zone sans bateau ; veillez à déplacer à la bonne hauteur afin que dans la zone initiale l’aperçu du résultat montre la démarcation terre/mer à la bonne hauteur). Lâchez le bouton. Magique.

Cor7

Si la liste « Rapiécer » à la valeur « Contenu pris en compte »(5), PS va utiliser ce qui est autour pour améliorer la correction et  l’intégration  de la source sur la cible est parfaite.

Le choix de ce « contenu pris en compte » a un autre avantage : il permet de choisir d’échantillonner tous les calques (ce qui permet de pratiquer la méthode du calque pour être non destructeur).

Dans le travail sur un visage l’outil pièce marche bien pour enlever une grosse cerne par exemple.

Il y a un second mode : liste rapiécer à « Normale »

Mais les manipulations sont moins intuitives (illogiques car inversée pour moi ; mais je n’ai peut-être rien compris) et je ne l’utilise pas, même si l’option « Transparence » et les listes Structure et Couleurs permettent de doser si la structure et/ou la couleur seront plus ou moins reproduites.

Cor6

Le second mode, dit « Normal », est en fait, l’ancien mode de fonctionnement de cet outil, il ne permet pas de travailler sur un calque vide.

Correction : Remplir avec le contenu pris en compte.

Remplir avec « Le contenu pris en compte » elle extrêmement pratique.

On clique sur l’outil lasso (1) à gauche puis on sélectionne grossièrement un élément de la photo (ici le bout de la fenêtre en haut à gauche) ; on ferme la sélection en revenant au point de départ, on lâche le bouton ; la sélection est faite (en sélectionnant un peu large ; on peut passer à l’extérieur de l’image sans problème). Puis menu Édition (3) et on clique sur « Remplir » ; dans le panneau remplir, ouvrir la liste « remplir avec » et choisir « contenu pris en compte » (4) puis « Ok » : le bout de fenêtre disparaît. Génial!! PS a rempli la sélection en tenant en compte de ce qu’il y a autour. Parfois PS reconstitue des éléments de manière étonnante.

sélection7

Pour ouvrir le panneau remplir : Maj F5 (Suppr ouvre ce panneau s’il y a une sélection).

 

Cette fonction est mal nommée : ce n’est pas le contenu mais ce qui est autour de la sélection qui est pris en compte.

Différence avec l’outil pièce : avec le contenu pris en compte, on définit la zone à corriger mais c’est PS qui corrige sans qu’on lui indique ou prélever. Cette fonction de remplissage avec le contenu pris en compte ne fonctionne QUE sur le calque actif.

Dans les corrections difficiles, on peut corriger par petites zones successivement.

Parfois à côté de la zone à corriger, il y a des éléments trop proches qui vont perturber le remplissage (PS va les dupliquer). Dans ce cas il faut sélectionner la zone à corriger avec le contexte autour, en éliminant les éléments perturbateurs, en faire un calque (Ctrl j) et utiliser la fonction de remplissage sur ce calque.. puis aplanir.

Depuis 2019 il existe dans PSCC  la nouvelle fonction : menu Edition >Remplissage d’après le contenu :

fond21.JPG

On voit en vert la zone qui sera utilisée pour prélever des pixels qui rempliront la zone sélectionnée.

fond22.JPG

Avec le pinceau enlevons de la zone de prélèvement les personnages. Ainsi PS remplira en ne prélevant que dans la zone verte et donc n’utilisera que le fond gris.

Il est préférable dans la liste Adaptation des couleurs à droite de sélectionner Sans. On voit toujours le résultat à droite.

Il faut, pour terminer choisir le type de sortie en bas à droite :

fond19

Calque sélectionné appliquera le remplissage au calque actif ; Nouveau calque permettra de mettre le remplissage sur un calque séparé. Cela permet de séparer le remplissage dans un nouveau calque et ainsi de travailler en non destructif.

 

Correction : Gomme

Pourquoi ne pas corriger avec une gomme ? C’est fait pour ça une gomme.

Voyons le fonctionnement de la gomme.

Si on passe la gomme sur le calque du fond, la zone effacée prend la couleur d’arrière-plan.

Sur un calque au-dessus, la zone effacée devient transparente (vous savez le damier blanc et gris).

La gomme agit sur le calque actif et détruit les pixels. Aussi c’est destructeur. Il est préférable, quand on veut avoir une partie du calque transparente (on veut voir en dessous), d’ajouter un masque de fusion et de peindre en noir dessus avec le pinceau (plutôt que de gommer).

Cor8

« Gomme d’arrière-plan » efface mais s’arrête si les pixels sont de couleur différente (détoure un objet en effaçant le fond) ; cela marche si on met une gomme de gros diamètre et qu’on clique, pas si on déplace).

La gomme magique gomme toutes les zones homogènes.

Je n’utilise pas.

Correction : Les motifs.

Utilisation des motifs :

Avec le correcteur et le tampon de motif icone_tampon_mot, plutôt que d’échantillonner de la matière avec Alt, on peut aussi utiliser un motif préenregistré qu’on appliquera.

Comment créer un motif :

Prenez le rectangle de sélection (1) et sélectionnez une petite portion d’image(2), puis menu Edition>Utiliser comme motif (3). Ps vous demandera de donner un nom au motif puis de valider.

Si le menu Utiliser comme motif est grisé, c’est que le contour de la sélection est progressif (mettre le contour progressif à 0 dans la barre d’option).

Pour déposer le motif, prendre le tampon de motif (4) (clic droit sur le tampon si le tampon de motif n’est pas visible). Ouvrir le panneau des motifs(5) et en choisir un (6) ; l’appliquer (7).

Cor9

Bien comprendre que c’est un motif : si vous barbouillez, le motif sera répété et vous appliquez une mosaïque de motif (8) (en échantillonnage le prélèvement se poursuivait dans l’image).

Le correcteur fonctionne aussi avec des motifs mais en ‘corrigeant » et pas en copiant.

Dans le menu édition, le gestionnaire de paramètres prédéfinis, on peut sélectionner des motifs et demander de les enregistrer. Il est aussi possible de charger des motifs venants du web

 

Correction : Déplacement basé sur le contenu.

Déplacement basé sur le contenu (raccourci J)(1)

Dans la barre d’option de cet outil, il y a la liste « Mode » permettant de choisir parmi deux modes.

Cor10

Mode « Déplacer« .

Sélectionner une zone avec le lasso, la déplacer (2), il copie la zone sélectionnée à la nouvelle position et fait disparaître l’élément sur la zone qui a été quittée (3).

Adaptation peut prendre la valeur très fine à large pour mieux fondre la modification.

On peut échantillonner tous les calques, ainsi on peut être non destructif et travailler sur un calque vide.

Mode « Étendre« .

Sélectionner une zone, la déplacer, cela redessine et étend les objets entre la zone déplacée et originale.

Ici on a rallongé la tour (4) : Dans mon expérience ce n’est pas toujours évident le résultat.

Correction :  Filtre fluidité.

Comment affiner une silhouette? réduire un œil un peu trop gros?

Un préalable : les filtres agissent sur les pixels du calque actif et sont donc destructeurs. Mais on peut transformer le ou les calques en objet dynamique (menu Filtre>Convertir pour les filtres dynamiques). Cela permet d’appliquer le filtre fluidité (menu Filtre>Fluidité…) sans modifier les pixels de l’image.

Cor11

Dans le panneau fluidité il y a :

-L’outil déformation avant (1) : il « pousse les pixels » Pour affiner l’épaule sur notre exemple, prendre un curseur un peu grand ; cliquer/déplacer perpendiculairement au bord de la robe (2). Procédez par petite touche successive sur le pourtour. L’outil juste dessous annule progressivement la déformation quand on clique sur l’endroit déformé, qu’on maintient l’appui ou qu’on déplace (c’est pratique pour corriger une déformation trop importante).

Les outils « Tourbillon horaire »(3) (Alt pour l’antihoraire), « outil contraction »(4), « outil dilatation »(5), « décalage vers la gauche »(6)(cliquez et déplacer vers le haut ou le bas) sont moins fondamentaux.

En haut à droite (7), il y a les options du pinceau pour régler l’effet à sa convenance.

Les icônes 8 et 9 permettent de figer et de défiger une partie de l’image qui ne sera pas ainsi déformée (on voit un masque rouge sur les zones figées).

Pour les visages, si vous cliquez sur l’icône(10), lorsque vous passez le curseur sur le visage, il apparaît des marques pour les yeux, le nez… Avec la souris vous pouvez déplacer ces marques et ainsi déformer le visage. Processeur graphique obligatoire.

Sinon vous avez à droite des curseurs (11) pour tous les éléments du visage et vous pouvez tout modifier (ajouter un sourire, écarter les yeux, agrandir un œil…) Époustouflant.

Ne pas oublier de dérouler (12) le panneau pour pouvoir profiter de plein d’autres options.

Correction :  Dodge and burn.

Technique permettant d’éclaircir ou d’assombrir localement.

On parle de Dodge&Burn technique utilisée en argentique ( dans le faisceau de lumière de l’agrandisseur on passe un petit carton tenu par un fil de fer). J’ai vu de curieuses définitions du D&B sur le web.

A- Outils fournis par PS :

Densité + et Densité – permettent d’assombrir ou d’éclaircir une partie de l’image. On peut choisir de travailler sur les tons clairs, moyens ou foncés uniquement. Mais ces outils ne travaillent que sur le calque actif et sont « destructeurs ».

B- Méthode 1 : D&B avec un calque gris.

On ajoute un calque vide au-dessus du calque où se trouve par exemple un portrait.

On le remplit de gris 50% : menu Edition>Remplir ; liste « Remplir avec » ; choisir 50% gris.

Passer le mode de fusion en « Lumière tamisée ».

Maintenant, pour éclaircir, il faut peindre sur le calque gris avec du blanc ; pour assombrir, il faut peindre avec du noir. Comme il faut le faire très subtilement, on prend un pinceau doux (dureté 0%). Avec une opacité de 50% et un flux de 5 à 10 %. On peut ainsi refaire un modelé sur un visage, diminuer ou augmenter ombres, cernes…

Avec une tablette graphique on active le  » transfert « , on désactive la dynamique de forme.

C- Méthode 2 : D&B avec les calques courbes.

Ajoutez un calque de réglage « Courbes », levez la courbe au centre pour augmenter la luminosité de l’image.

Cliquer sur le masque de fusion puis Ctrl I pour l’inverser et le mettre en noir. Idem pour un second calque de réglage ou nous assombrirons l’image en baissant le centre de la courbe.

Maintenant pour éclaircir ou assombrir une zone, la technique est de peindre en blanc (ou en gris) sur le masque de fusion correspondant.

Cor12

L’inconvénient surtout quand on éclaircit c’est qu’on perd de la couleur ; on peut corriger en utilisant la méthode 2 avec les courbes mais en mode luminosité ou en ajoutant par-dessus un calque vide en mode couleur (D) ; on pipette de la couleur dans une zone proche et on peint avec un flux faible sur les zones trop éclaircies.

Pour la méthode B voici l’explication : Dans le mode « lumière tamisée » Ps pour les tons foncés va privilégier les pixels les plus foncés entre les 2 calques (supérieur et inférieur) ; de même pour les tons claires il va privilégier les pixels les plus clairs des 2 calques (cela augmente le contraste soit dit en passant)..Si on met un gris moyen (au départ) et un mode lumière tamisé, il n’y a aucune modification de l’ image car le gris n’est ni clair ni foncé.

Les tons foncés du calque supérieur (ceux qu’on ajoute avec le pinceau noir) vont donc assombrir ; les tons clairs du calque supérieur (ceux qu’on ajoute avec le pinceau blanc) vont éclaircir.

 

Séparation de fréquence.

ou split fréquency qui consiste à séparer sur un calque les tons et couleurs et sur l’autre la texture afin de corriger les défauts.

Cela est largement détaillé ici.

Correction : Correction « sur les bords ».

Il y a un gros défaut sur le bord de l’image à gauche.

L’usage du tampon ou de la méthode « remplir avec le contenu pris en compte » ne donne pas de résultat satisfaisant.

Une autre méthode consistant à transformer une sélection pour faire disparaître le défaut est bien plus élégante.

Cor13

Sélectionner la partie gauche du bord du cadre au bord du bateau, Ctrl J pour dupliquer la zone sur un nouveau calque ; taper Ctrl T pour transformer cette partie. Nous allons maintenant cliquer sur le carré de déplacement du bord gauche et tirer ce bord gauche hors du cadre sans toucher au bord droit pour ne pas faire de décalage. La zone avec défaut va s’agrandir, sortir de l’image. Cliquez sur la coche pour valider la transformation.

Correction :  Délimitez une correction proprement.

Parfois il est quasiment impossible d’utiliser un outil correcteur ou de peindre en limitant l’action à un bord. Le truc est de sélectionner le bord et comme l’outil ou le pinceau ne fonctionnera que dans la sélection, cela limitera son action ; on ne débordera pas.

Exemple : comment enlever des cheveux qui dépassent d’une tête ?

Cor14

Si je peins avec la couleur d’arrière-plan sur le bord de la chevelure pour enlever les cheveux, cela ne sera pas beau.

Solution : je sélectionne la tête, j’inverse la sélection, du coup c’est le fond qui est sélectionné. Je prends mon pinceau, je pipette le fond et je peins sur le bord de la sélection. Comme le pinceau n’agit que dans la sélection il va peindre sur le fond ou il y a les cheveux (et les faire disparaître) mais son action étant limitée par la sélection il ne touchera pas la tête.

Correction Vidéo sur les corrections.

Page Adobe sur les corrections : https://helpx.adobe.com/fr/photoshop/using/retouching-repairing-images.html

Une vidéo de Franky (Darth’s blog) sur les outils correcteurs complète ces tutos :

https://www.youtube.com/watch?v=XTOtJaagtnE&feature=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=XTOtJaagtnE&feature=youtu.be

 

Pour marque-pages : Permaliens.

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