Ne pas perdre ses images. Les sauvegardes.

 

Pas un jour sans que, sur les réseaux sociaux, une personne demande comment récupérer ses photos à partir de son unique disque dur qui ne marche plus ; ou d’une carte SD malheureusement effacée. La plupart du temps cela se solde par la perte de toutes ces photos. Que dire du photographe de mariage qui perd les photos de la mairie ? Pas très pro. Vos petits enfants pourront-ils voir les photos que vous avez faites avec passion ?

Photographe se rendant compte qu’il a perdu ses photos.

C’est dommage alors que les gens achètent des fortunes appareils photos et objectifs mais ne puissent même pas dépenser 50€ pour un disque dur externe.

Ce tutoriel n’est pas un tutoriel d’informatique mais juste des conseils pour le photographe non informaticien un peu nul en technique (ce n’est pas méchant : je suis moi-même nul dans beaucoup de domaines).

Voici le plan :

  • Définitions,
  • Le risque suivant les supports,
  • L’importance de vos données,
  • Généralités sur les sauvegardes,
  • Les différents supports,
  • Les différentes méthodes,
  • Conclusion.

 

 

1- Définitions :

En informatique, la sauvegarde (backup en anglais) est l’opération qui consiste à dupliquer et à mettre en sécurité les données contenues dans un système informatique.

Ce terme est à distinguer de deux notions proches :

  • l’enregistrement des données, qui consiste à écrire des données sur un périphérique, tel qu’un disque dur, une clé USB, des bandes magnétiques, où les informations demeureront même après l’extinction de la machine, contrairement à la mémoire vive. Certains parlent de stockage.
  • l’archivage, qui consiste à enregistrer des données de manière à garantir sur le long terme leur conformité à un état donné, en général leur état au moment où elles ont été validées par leurs auteurs. L’archivage c’est plutôt la conservation de ses données dans le temps.

(D’après Wikipédia).

La sauvegarde est un tout : non seulement il y a le matériel mais aussi une méthodologie : choix des données, fréquence de sauvegardes, type de sauvegarde.

La sauvegarde est une opération consistant à enregistrer des informations sur un support (clé USB, cédérom, disquette, disque rigide, NAS, Cloud etc.) en vue d’en prévenir la perte accidentelle.

C’est un peu comme la sécurité informatique ou les assurances : il ne faut pas s’en mordre les doigts après un sinistre non anticipé. A l’inverse il ne faut pas sauvegarder 3 photos banales comme si c’était les trois photos du siècle.

Nous allons voir les différentes méthodes de la carte SD à l’archivage en passant par la sauvegarde.

2-Les risques des supports :

Votre ordinateur avec son disque dur ou un disque externe peut être volé, il peut tomber par terre, être endommagé par une surtension (coup de foudre) ; le disque dur peut rendre l’âme d’un seul coup (parfois il prévient un peu avant en faisant des bruits de claquement bizarre, mais pas toujours). Enfin les virus détruisant toutes les données ou les rendant inaccessibles cela existe.

Un Ramsonware crypte vos données et vous donnerait la clé de décryptage moyennant une somme d’argent.  Les maisons (et l’ordinateur) cela brule parfois ou, c’est plus d’actualité, il y a des inondations. Boum, perte de 15 000 photos …

N’oublions pas les erreurs venant de ce qu’il y a entre la chaise et le clavier, c’est à dire les erreurs humaines : formatage, effacement malencontreux du répertoire des photos. Erreur de copier/coller de répertoire. Effacement d’une carte SD. La dernière séance studio disparait, plus rien… Formatage non désiré.

En plus si vous êtes pro c’est l’échec assuré, la mauvaise réputation : pensez, toutes les photos du dernier mariage en fumée…

Pour résumé, comme le dit très bien OuiOui Photos il faut tenir compte de trois choses.

  • La panne matérielle,
  • L‘erreur humaine,
  • Le désastre (inondation, incendie…).

 

3-L’importance de vos données.

Vous avez le droit de shooter des images de peu de valeur, de considérer qu’une fois sur les réseaux sociaux elles n’ont plus d’importance. Le fait de perdre les originaux est sans conséquence. Vous êtes heureux, rien ne peut vous arriver de grave.

Vous pouvez aussi être un amateur passionné et refuser de perdre les photos des grands évènements familiaux ou des séances studio longuement préparées.

Vous êtes « pro » même en auto entrepreneuriat. Il est hors de question de perdre les photos du dernier mariage.

Vous avez eu la chance de photographier un Alien dans la zone 51. La photo vaut des milliards…

C’est un peu comme la sécurité informatique : tout dépend du risque qu’on prend et de la préciosité des données.

On ne va pas développer un système de sauvegarde comme une grande entreprise avec 10 informaticiens ne travaillant que sur les sauvegardes sous peine d’être taxé de paranoïaque, mais en amateur passionné on peut vouloir ne prendre aucun risque ; en professionnel (même en auto entrepreneur) c’est indispensable.

4-Sauvegarde, généralités.

Vos données sont sur un disque de travail, probablement le disque dur de votre ordinateur, mais parfois sur un autre support (disque externe, disque réseau).

Il est important de ne pas éparpiller données et photos partout dans les disques. Plus les données et les images seront rangées correctement, plus cela sera facile de les sauvegarder.

Personnellement, j’ai un dossier de données à sauvegarder (cela peut être le dossier « Documents » ou un autre) et un dossier avec mes photos (dossier « Images » ou un autre), ainsi il suffira de sauvegarder en bloc ces dossiers et leurs sous dossiers pour que la sauvegarde soit complète. Par exemple, en sortant de Lightroom il est possible de sauvegarder le catalogue dans un sous dossier de mon dossier documents, ainsi à chaque sauvegarde des documents, le catalogue sera aussi sauvegardé.

 

La sauvegarde peut être une :

  • Sauvegarde locale. Sur un support chez vous (Clé usb, disque dur externe, NAS). Mais les données et leur sauvegarde sont au même endroit. Si un voleur emporte tout ? ou s’il y a un désastre (feu, inondation…), tout est perdu.
  • Sauvegarde distante. On « externalise la sauvegarde ». Sur un support hors de chez soi (NAS distant, sauvegarde dans le cloud, disque emporté dans un autre endroit). C’est plus complexe et cher mais si la maison brule c’est mieux.

Mais aussi :

  • Sauvegarde automatique. Certains logiciels font des sauvegardes à la fréquence et à l’heure qu’on leur indique. Gain de temps, pas d’oubli mais une petite peur tout de même : le logiciel hyper performant qui devait sauvegarder certaines photos précieuses ne l’a pas fait !! C’est de l’informatique ! Donc l’utilité de contrôler de temps en temps ses sauvegardes.
  • Sauvegarde manuelle : On peut aussi lancer manuellement une copie ou une sauvegarde. On a tendance à « sauter » ou oublier une opération manuelle, surtout quand on est pressé ou qu’il est tard quand on a terminé son travail. On peut aussi se tromper de répertoire et effacer la dernière séance photo (erreur humaine). Et quand on a besoin de récupérer son catalogue, aïe, il date de deux mois.

On a le choix pour :

  • Moment et fréquence de la sauvegarde. Sauvegarde en continue du travail en cours ? Chaque soir ? Une fois par semaine ?
  • Sauvegarde complète ? différentielle ? incrémentale ?

Il y a différent types de sauvegarde à effectuer : Une sauvegarde « Complète » enregistre tous les fichiers du dossier ; une sauvegarde « Différentielle » ne sauvegarde que les fichiers modifiés depuis la dernière sauvegarde complète ; une sauvegarde « Incrémentielle » ne sauvegarde uniquement les fichiers modifiés depuis la dernière sauvegarde incrémentielle. La sauvegarde Incrémentale est la plus rapide et occupe peu d’espace mais pour la restauration c’est plus long : il faut restaurer la dernière sauvegarde totale puis toutes les sauvegardes incrémentielles ; alors que pour une sauvegarde différentielle il faut restaurer la dernière sauvegarde totale et la dernière sauvegarde différentielle. C’est important à comprendre car les logiciels de sauvegarde vous demanderont quel type de sauvegarde faire. 

Il y a un autre type de sauvegarde : la synchronisation, on copie sur le disque de sauvegarde les fichiers nouveaux ou modifiés mais on efface aussi sur le disque de sauvegarde les fichiers supprimés sur le disque de départ. La synchronisation fait une image des répertoires à sauvegarder sur le disque de sauvegarde ; si vous avez copié d’anciens fichiers sur le disque de sauvegarde mais qu’ils ne sont plus dans le répertoire à sauvegarder, ils seront effacés du disque de sauvegarde lors de la synchronisation ; donc attention.

  • Historique de sauvegarde. Faut-il sauvegarder chaque version d’un fichier régulièrement modifié ?  Ou simplement sauvegarder le fichier et en faire des copies ?

Il faut raisonner sur le type de fichier : si le fichier est « statique » comme un Raw ; avec LR et Camera Raw le Raw ne sera jamais modifié il suffit donc de le sauvegarder une seule fois et de recopier la sauvegarde. Si le fichier est modifié régulièrement donc comme le catalogue Lr , un Psd ou un Tiff, il peut être nécessaire d’historiser les différentes versions du fichier afin de pouvoir revenir à un état antérieur récent en cas de corruption ou d’erreur de traitement dans la dernière version. Ce qui précède est simplifié : on peut modifier les métadonnées d’un Raw (voir plus bas). Les seuls fichiers qui ne sont réellement jamais modifiés sont les fichiers de documentations, de ressources.

N’oublions pas :

  • La sauvegarde a un coût qui augmente avec la sophistication de la méthode.
  • Elle peut être chronophage, surtout dans sa mise en place.
  • Il existe certaines craintes : donner ses photos au web ? dangereux ? et sa vie privée ?
  • Il y a aussi un problème de compétence et de culture informatique. Un informaticien de métier photographe vous dira que sans un NAS local et un NAS distant avec copie dans le cloud c’est nul. Mais le photographe pas trop fan de technologie aura énormément de mal à mettre tout cela en place. J’ai un peu galéré pour mettre mon Nas en place ; même si l’installation est guidée pas à pas certaines question, certains choix sont obscurs.

Enfin, il est nécessaire de vérifier si la sauvegarde a bien été faite (qu’elle soit manuelle ou automatique) ; les bons fichiers ont-ils été sauvegardés au bon endroit ; s’agit-il bien de leur dernière version ? Certains logiciels de sauvegarde font des rapports de sauvegarde et indiquent les erreurs, mais c’est mieux de vérifier quand même les fichiers sauvegardés.

Une bonne opération serait de tester la restauration des données. Mais pratiquement personne ne le fait.

Nous allons voir les spécificités d’une sauvegarde de photographes et se rappelant quand même qu’il y a plein d’autres choses que les photos à sauvegarder (sa comptabilité, sa correspondance, ses adresses internet, ses favoris…).

Si vous êtes utilisateur de LR et PS ne pas oublier qu’on peut sauvegarder.

  • Les photos Raw.
  • Le catalogue Lightroom.
  • Les Psd ou Tiff après traitement sur PS.
  • Les Jpg  obtenus par exportation.
  • Vos présets, actions, brush, plug in, profil ICC…

Voyons le cas de Lightroom. 

Après tri initial importation dans Lightroom et effacement des images loupées, la sauvegarde s’apparenterait plus à de l’archivage pour les Raws puisque les Raw ne seront jamais touchées. Si les données de l’image ne sont jamais touchées, les modifications sont enregistrées sous forme de métadonnées qui sont du texte.

Sous LR, le traitement, les métadonnées sont enregistrées dans le catalogue qu’il faut sauvegarder régulièrement bien sûr, mais je paramètre aussi LR pour qu’il enregistre aussi le travail LR dans le fichier lui-même ou un fichier XMP. Cela se passe dans les paramètres du catalogue :

Pour les raws natifs, propriétaires (CR2, RAF, PEF…), les méta données des modifications de l’image sont enregistrées dans un petit fichier annexe XMP de même nom que la photo et dans le même dossier que la photo.

Pour les DNG, TIFF, PSD et JPG les métadonnées de modifications sont enregistrées dans le fichier lui-même. Cela ralentit en théorie l’enregistrement des modifications mais en pratique c’est peu perceptible.  

Ainsi le travail effectué est enregistré dans deux endroits : le catalogue et les fichiers (ou les XMP).

On rappelle que l’historique des modifications (la succession des opérations effectuées ) est enregistrée dans le catalogue, on peut donc ultérieurement « remonter ». Cette historique peut d’ailleurs être effacée pour réduire la taille du catalogue. 

Mais attention, le catalogue est une base de données et une corruption de la base (alors que le fichier lui-même est physiquement intact) peut rendre la lecture impossible et on peut s’en apercevoir longtemps après. Réimporter les photos après un crash, permettra si on a enregistré les modifications dans les images, de retrouver tous les traitements effectués antérieurement.

Donc la sécurité est pour moi de sauvegarder régulièrement et souvent le catalogue en conservant les X dernières versions (X= 5 à 10 ?) ET en enregistrant les modifications avec les fichiers. Il faut aussi sauvegarder des catalogues qui « datent » un peu car si le dernier catalogue est corrompu, on peut ne pas s’en apercevoir et ne sauvegarder que des catalogues corrompus.

 

Le catalogue est par défaut dans le dossier C:/Lightroom et se nomme « Lightroom  Catalogxxx.lrcat ». Il peut y avoir plusieurs catalogues si vous les avez créés ; bien sûr.

Il est possible de paramétrer Lightroom pour qu’il vous demande s’il faut sauvegarder le catalogue à chaque sortie du logiciel.

C’est une bonne chose de le faire. Par défaut les backup seront dans C:/Lightroom/Backups. Mais on peut changer ce dossier pour indiquer un autre endroit (sur un dossier qui sera sauvegardé automatiquement, sur un disque externe…). Les sauvegardes vont s’empiler dans le dossier de sauvegarde avec la date ; on a donc une historisation de fait car on peut récupérer le catalogue d’une date précise. Il n’est pas utile de conserver toutes les vieilles versions.  Je conserve les 5 plus récentes en effaçant de temps en temps les autres à la main. Il y en a de plus ancienne sur les disques de sauvegarde.

On sauvegarde uniquement le catalogue. Il n’est pas nécessaire de sauvegarder le dossier des aperçus de Lightroom ; ces derniers seront régénérés en cas de restauration du catalogue et d’utilisation de LR.

Si on a coché dans les préférences (onglet « Paramètres prédéfinis ») « Stocker les paramètres prédéfinis avec ce catalogue », cela enregistre les presets de Lightroom dans des sous répertoires du répertoire du catalogue (mais pas dans le catalogue). Donc il faudra sauvegarder le catalogue et les dossiers dessous pour sauvegarder tous les presets.

Une autre question non résolue : faut-il convertir ses Raw en DNG (format ouvert et public crée par Adobe) pour la pérennité ? ou conserver ses Raws au format propriétaires afin de pouvoir lire ses raws dans quelques dizaines d’années  ? La question est très débattue ; faut-il faire confiance à ce format DNG (il contient réellement des données brutes raw) dont les spécifications sont accessibles à tous ? Quelle société, logiciel ou format disparaitra dans l’avenir ? Adobe sera là ? et Canon ? Les logiciels lisant les Dng, les Raws propriétaires seront là ?  Personne ne connait l’avenir mais chacun à son avis…

On peut sauvegarder les paramètres prédéfinis ou presets ; on trouve facilement le dossier ou ils sont en passant par les préférences, onglet « Paramètres prédéfinis », cadre « Emplacement », bouton « Afficher les paramètres… ». Cela ouvre le dossier.

 

Normalement ils se trouvent dans » C:\Users\mon_nom\AppData\Roaming\Adobe\CameraRaw\Setting\Paramètres prédéfinis couleur de Lightroom » sous forme de fichier XMP. Les autres paramètres étant dans  » C:\Users\mon_nom\AppData\Roaming\Adobe\

Voyons le cas de Photoshop.

Quand on a le flux de travail habituel LR =>PS => LR, les  Psd, Tiff, Jpg sont enregistrés dans les mêmes dossiers que les raws.

Les Psd, Tiff et Jpg peuvent être modifiées régulièrement au cours d’une journée dans Ps.

Faut-il alors faire une sauvegarde historique avec enregistrement de toutes les versions récentes d’un même fichier Tiff ou Psd ?

Un travail non destructeur et propre avec des calques de réglages, des objets dynamiques, l’utilisation de masque et de calque vide (voir le tuto travail non destructeur dans Ps) permet toujours de revenir assez facilement en arrière. Pourvu qu’on sauvegarde la dernière version du fichier avec ses calques, on peut revenir sur une erreur.  Une historisation parait non nécessaire, d’autant qu’on a toujours l’image initiale sous forme de Raw.

On rappelle encore que sur Ps il est nécessaire de travailler sur une version de travail, un Psd ou un Tiff, sur laquelle on conservera les calques, la définition maximale et qui sera toujours enregistrée et conservée sous ce même format. Les exportations en Jpg étant faites à la demande en fonction des besoins (faible définition pour le web ; haute définition pour l’impression…). C’est cette version de travail qu’il est nécessaire de sauvegarder.

Outre le travail, ne pas oublier de sauvegarder les paramètres, actions, brush, que vous utilisez.

Personnellement j’ai un sous dossier contenant toutes les ressources utilisées par LR et Ps ; celui-ci est sauvegardé car il est dans un dossier « Document » (ou un équivalent) qui contient tout ce qui est précieux.

On peut récupérer brush, outils, actions qui sont dans Ps pour ensuite les sauvegarder : voir ICI.

Pour sauvegarder les paramètres prédéfinis (brush, dégradés, outils…).

Menu Edition>Paramètres prédéfinis>Exporter/Importer les paramètres prédéfinis.

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Dans le panneau qui s’ouvre cliquez sur l’onglet « Exporter…. » en haut à gauche ; là vous retrouverez dans la liste de gauche les groupes précédemment enregistrés dans les dossiers de presets. Double cliquez sur ce que vous voulez sauvegarder ou cliquez sur le bouton « > » pour les passer dans la liste des « Paramètre prédéfinis à exporter » qui se trouve à droite.

Ensuite cliquez sur le bouton « Exporter les paramètres prédéfinis ». Une boîte de dialogue vous demande où sauvegarder ; indiquer un dossier puis ok.

Attention, seuls les paramètres prédéfinis « enregistrés » dans les bons répertoires pour presets pourront être sauvegardés ainsi (brush mais aussi actions, dégradés…). Quand vous avez créé une brush par exemple il faut l’enregistrer et là seulement elle pourra être sauvegardée.

Voir la page Adobe avec les emplacements de tous les paramètres https://helpx.adobe.com/fr/photoshop/kb/preference-file-names-locations-photoshop.html?fbclid=IwAR1r4oabTb21EdohXBCGEGiaWTptp31ZZMjK3uUtu-kWDadSgBmrfEYhl94

Vous pouvez, là aussi, sauvegarder les paramètres prédéfinis dans un dossier (ce dossier « Document » qui lui sera sauvegardé automatiquement). Cela permettra de les récupérer en cas de crash ou de les copier vers un autre ordinateur.

Avec l’abonnement CC, vous avez un dossier « Creative Cloud Files » qui est automatiquement synchronisé sur votre Cloud Adobe, cela peut être pratique.

 

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Il y a un onglet importation dans le panneau Importer/Exporter pour l’opération inverse. On l’utilisera pour remettre ces paramètres prédéfinis sur une réinstallation de PS si on les a perdus ou sur une nouvelle machine. On pourra la aussi importer à partir du dossier Creative Cloud Files.

Le dossier par défaut, (pour les PC) des paramètres (enregistrés) est : C:/Users//AppData/Roaming/Adobe/Adobe Photoshop CC 2020/Presets.

Là il y a des dossiers pour les brushes, les gradients (dégradés), les actions…

Si vous voulez sauvegarder tous les paramètres et la configuration, « à la main », ils sont dans  C:/Users//AppData/Roaming/Adobe/Adobe Photoshop CC 2020/Presets pour la version 2020, mais attention, quand on passe d’une version à une autre de PS , ce dossier et les sous dossiers peuvent être différent et un copier/coller de ces dossiers peut poser des problèmes.

Il peut aussi être nécessaire de sauvegarder vos profils icc (profils écran ou imprimante qui ont été créés lors du calibrage ; profils fournis par les imprimeurs) ; ils sont là : C : /windows/system32/spool/drivers/color

Sauvegarder les applications elles-mêmes ? 

Avec votre abonnement Créative Cloud les exécutables (Lightroom, Photoshop, Bridge…) peuvent être réinstallés à tout moment. Il faut avoir son identifiant et son mot de passe Microsoft.

Donc il n’est pas nécessaire d’enregistrer les applications.

Conserver les JPG ?

Certains conservent et archivent aussi leurs JPG d’exportation en fin de traitement.  Parfois en base résolution (pour le web) et haute résolution considérant que ce format JPG est tellement répandu, que dans quelques dizaines d’années il y aura toujours une visionneuse pour les voir. Il le font sur un support physique (disque dur, Nas) ou parfois utilisent le cloud gratuit acceptant les Jpg (Google, Amazone…)

Nombre de copie de sauvegarde ?

Au début de la micro-informatique, il y a très longtemps, on sauvegardait sur des disquettes (pas toujours très fiable). Nous avions trois jeux de sauvegarde : le « fils », le « père » et le « grand père ». On sauvegardait régulièrement en tournant ; sur chaque sauvegarde était noté la date de sauvegarde ; pour faire une sauvegarde on utilisait le jeu le plus ancien. Ainsi à tout moment, si on sauvegardait tous les deux jours par exemple, on avait une sauvegarde de deux jours, quatre jours et six jours.  J’ai toujours conservé cette notion : 3 copies.

A l’époque actuelle, certains pro utilisent la règle du 3,2,1 :

  • 3 copies,
  • 2 supports,
  • 1 externalisation.

La sécurité des données, donc la sécurité des sauvegardes ne va pas sans une protection par un bon antivirus (sur l’ordinateur, le NAS) ; le cryptage peut être pour certains nécessaire.

La sécurisation de l’accès aux données nécessite des mots de passe mais attention à la gestion des mots de passe ; une perte d’un mot de passe peut rendre un disque crypté ou un NAS inaccessible, cela peut rendre toute une chaine de sauvegarde totalement inaccessible et le travail de plusieurs années perdu.  Personnellement j’utilise un « coffre-fort numérique » (Karspersky Password Manager, payant) contenant mes mots de passe, il est synchronisé entre l’ordinateur et mon smartphone. Il faut donc aussi sécuriser les mots de passe.

Un autre facteur est la quantité de données qu’on peut stocker sur un support : Un disque datant de quelques années peut encore parfaitement fonctionner, mais compte tenu de sa capacité (30G c’était bien il y a 10 ans), et de la taille grandissante des raws (jusqu’à 50M parfois), ce disque deviendra rapidement obsolète car trop petit ; on achète maintenant des disques de 3 à 6 To. Changer ses disques tous le 5 ans permet d’acheter des disques de bien plus grosse capacité et permet de repartir sur un disque neuf qui ne devrait pas poser de problème durant quelques années.

5- Les différents supports.

Sur le plan de l’archivage voici une idée des durées de vie des différents support (merci Olivier) :

  • Disque dur mécanique à changer tous les 5 ans, 
  • Disque dur ssd a changer tous les 7 à 8 ans,
  • Disque optique à changer tous les 3 ans,
  • Disque magnéto optique à changer tous les 10 ans,
  • Impression de qualité = 300 ans.

C’est juste pour donner une idée car un disque dur externe qui va tourner 2 h toutes les semaines ne va pas vieillir aussi vite d’un disque interne qui tourne continuellement. Il faut aussi séparer la durée de vie moyenne qui est une moyenne : votre disque ne va pas cesser de fonctionner après une durée moyenne mais pourra avoir une durée de vie plus courte ou beaucoup plus longue.

 

5.1 La carte mémoire SD, micro SD.

Juste quelques conseils de bon sens.

Vérifiez qu’il y a une carte SD dans votre boitier. Je ne sais pas si cela existe encore, mais il n’y a pas si longtemps certains tiraient des photos sans que l’appareil indique qu’il n’y avait pas de carte dans l’appareil. Je pense que maintenant tous les boitiers signalent qu’il n’y à pas de carte mémoire dans l’appareil.

Les cartes SD ou autres ne sont pas éternelles. Certaines marques ont bonne réputation. Pour les « sans marques » trouvées à bas prix sur internet le risque d’avoir un problème est plus grand.

Les boitiers photos haut de gamme ont deux slots permettant de mettre deux cartes mémoire ; on peut généralement configurer pour que l’appareil enregistre les photos en double sur les deux cartes.

Pour une séance « précieuse » c’est une sécurité, l’enregistrement sur deux cartes.

Pour un grand nombre de photo, long voyage par exemple, beaucoup préconisent de prendre plusieurs cartes de moindre capacité plutôt qu’une seule grosse carte. Quatre carte 16G plutôt qu’une de 64 G. En cas de problème sur une carte mémoire on ne perd pas tout si on a plusieurs cartes. Mais attention, avec plusieurs cartes il faut être rigoureux. C’est bien de numéroter ses cartes et de mettre les cartes utilisées dans un endroit différent des cartes non utilisées. Cela évite de formater une carte qui contient des photos récentes non encore exploitées.

Si une carte n’est plus lisible au retour d’une séance photo, on peut tenter de la lire quand même avec un logiciel de récupération de données : Recuva est le plus connu. Plusieurs constructeurs proposent un logiciel de récupération pour leurs cartes.

Quand il y a une image avec des traits cela signifie que l’enregistrement sur la carte est corrompu ou que la carte est abimée. Il ne faut plus utiliser cette carte.

Passage de la carte sur l’ordinateur.

Certains passent les photos de la carte vers l’ordinateur par un copier/coller.

Beaucoup le font avec Lightroom.

Au cours de l’importation des photos de la carte vers l’ordinateur avec Lightroom on peut en même temps faire une seconde copie sur un autre support.

Ci-dessus j’ai coché « Créer une seconde copie » et indiqué un disque externe (W:\), les données seront enregistrées dans le dossiers d’importation ET sur W: .

En tous les cas, je ne formate ou n’efface toutes les photos de la carte mémoire qu’après m’être assuré qu’elles sont bien présentes sur deux supports (ordinateur plus un disque externe par exemple).

 

5.2 Clé usb

Les clefs USB ont des capacités de plus en plus importantes et en cas de petit nombre de photos, si on ne veut pas se prendre la tête on peut copier/coller son dossier de photo sur un clé USB. C’est le minimum et mieux que rien.

Comme dit plus haut il faut avoir plusieurs clés et tourner.

 

5.3 Disque externe.

Un disque dur (HDD) est composé de plateaux magnétiques qui tournent et d’une tête de lecture permettant la lecture/écriture (et bien-sur de toute l’électronique). Il y a une partie mécanique, c’est fragile.

Ne pas oublier qu’il faut contrôler si la sauvegarde a bien fonctionné et même tester sa sauvegarde.

Il existe des disques durs externes qu’on branche sur un port USB ; cela va de 500 G à 2 ou 3 To pour un cout de 50 à 150€.

La plupart sont maintenant alimentés par la prise USB et n’ont pas besoin d’alimentation externe.

Le disque lui-même mesure 3.5″ ou 2.5″ ; ce dernier format plus petit et sans alimentation autre que la pris e Usb est le matériel de choix en terme de mobilité. C’est pratique pour emmener toute sa sauvegarde dans une sacoche.

Il y a disque dur et disque dur, d’abord sur la vitesse de rotation du disque : 5400 ou 7200 tours/mn ; l’accès aux données étant bien plus rapide en 7200 tour/mn ensuite il y a différentes qualités de fabrication donc de fiabilité à long terme.  Certaines marques proposent différentes gammes comme Western Digital qui propose les gammes « Blue », « Red »…La gamme « Red » plus fiable mais plus cher est conseillée pour mettre dans un Nas. 

On voit ce disque dans l’explorateur dès qu’il est branché. On peut ainsi copier à la main (par copier/coller) un dossier de photo ; il est aussi possible de copier automatiquement à heure fixe un dossier sur le disque externe en utilisant un logiciel de sauvegarde : Synckback ou Cobian Backup par exemple qui sont gratuits.

Un problème qui peut se poser est qu’en fonction du nombre de périphérique USB connecté, la lettre du disque change : le disque se nommera E: dans certains cas et F: si un périphérique usb a été connecté entre temps. Il peut être intéressant que tel disque dur externe ai toujours la même lettre afin que le logiciel de sauvegarde retrouve bien le disque. Voir ICI la méthode pour assigner à un disque toujours la même lettre. De plus si on branche deux disques avec la même lettre Windows n’aime pas.

Si les disques sont pleins, on peut compléter par l’achat d’un nouveau disque et lui assigner une nouvelle lettre : ainsi j’ai des disques externes Z:, Y:, X:… (c’est mieux de commencer par le Z et descendre). Lightroom accepte même d’avoir plusieurs disques externes.

 

On peut aussi acheter un dock (30 à 40€) ou on peut insérer un disque dur SATA (2.5″ ou 3.5″) de grande capacité et pour pas trop cher.

Ce sont des disques dit théoriquement « internes » car non protégés par une coque et sans alimentation ni câbles. Ces disques s’enclenchent sur le dock. il suffit de connecter l’alimentation du dock et un câble USB à l’ordinateur. Ensuite on peut acheter de nouveaux disques qu’on rangera dans des boites et qu’on mettra sur le dock au besoin. Toujours en donnant une lettre à chacun.

Là aussi, il faut voir la vitesse de rotation du disque : 5400 ou 7200 tours/mn ; l’accès aux données étant bien plus rapide en 7200 tour/mn ensuite il y a différentes qualité de fabrication donc de fiabilité à long terme : avec les disques WesternDigital on a les gammes « blue », « red »… avec des qualités différentes.

On voit le disque depuis l’ordinateur comme un disque externe et on peut ainsi sauvegarder ce qu’on veut dessus, manuellement ou automatiquement avec un logiciel.

Là aussi un seul disque externe n’est surement pas suffisant.

Certains utilisent S.M.A.R.T (Self-Monitoring, Analysis, and Reporting Technology) qui est un système de diagnostic, rapport du disque dur, qui permet de se rendre compte de la « santé » du disque dur. Il existe des logiciels permettant de lire ces données SMART. Il y a les erreurs imprévisibles (claquage d’un composant brutalement, on ne peut pas prévoir et anticiper) et l’usure, le vieillissement des composants ; on peut regarder régulièrement le rapport SMART qui donnera une idée sur ce vieillissement. Il donne, outre le nombre d’heure de fonctionnement, le nombre de marche/arrêt du disque, le nombre d’erreurs, d’impossibilité d’écrire, la température du disque … Ce qui permet de se rendre compte que le disque commence à fatiguer et de le changer.

Les disques durs peuvent être sur un réseau.

Il faut en théorie les changer tous les 5 ans.

5.4 Disque SSD.

La technologie SSD utilise de la mémoire flash qui est plus résistante sur le plan physique qu’un disque dur HDD, parfait pour le transport : il n’y a aucune partie mobile dans un disque SSD (c’est un peu comme une clé USB mais de très grande capacité). L’accès aux données est ultra rapide.

 

En théorie il y a un nombre limité d’écriture sur un même emplacement mémoire. En pratique il semble que le nombre d’écriture soit très élevé.

Durée de vie des SSD.

A capacité égale un disque SSD est plus cher qu’un disque dur classique mais moins sensible au choc et le transfert est plus rapide. Il dure plus longtemps maintenant que les disques durs classiques.

5.5 NAS.

Un NAS (de l’anglais Network Attached Storage), est un serveur de stockage en réseau, c’est un serveur de fichiers autonome. Composé d’un ou de plusieurs disques durs, le NAS a pour fonctions principales : le stockage, le partage et la sécurisation de vos données. En pratique c’est un appareil électronique autonome (un ordinateur en quelques sorte) que vous branchez sur votre box interne avec un câble réseau ou en wifi et qui permet d’enregistrer ou lire des fichiers à partir de votre ordinateur, votre réseau ou sur un appareil distant (votre portable à l’autre bout de la planète).

On peut mettre plusieurs disques dans le Nas, les configurer en Raid pour un enregistrement en miroir.

On parle de RAID (Redundant Array of Independent Disks) pour définir comment sont utilisés plusieurs disques durs ; le RAID 1 (disque en miroir ou mirroring) est très apprécié en sauvegarde : le dock contient deux disques de même capacité ; en écriture les données sont enregistrées sur les deux disques en même temps. En cas de défaillance d’un disque, le second contient toutes les données et est utilisé. Quand on change le disque défectueux, le système recopie les données du disque qui fonctionne sur le nouveau disque, on se retrouve de nouveau avec deux disques en miroir.

Les deux disques ayant les mêmes données, l’utilisateur ne voit que l’espace correspondant à un disque. Donc si on veut un espace de 1 To pour ses photos en RAID 1, il faut 2 disques de 1 To.

Attention à la copie en miroir automatique : si un fichier est corrompu il sera corrompu sur le miroir par la copie.

Le Nas utilise ses propres logiciels pour la gestion des fichiers, la sécurité (antivirus) et pour les sauvegardes, il peut même être utilisé pour copier dans le cloud ou un autre Nas.

Il y a trois marques principales de Nas : Qnap. Synology et Western Digital. Synology serait le meilleur. Compter moins de 200€ pour un Nas avec 2 baies (170€ actuellement en promo pour un Nas Synologic à deux baies). Les deux disques à mettre dedans sont à acheter en plus. Le Nas contient un microprocesseur de la RAM et est fourni avec des logiciels permettant sa gestion. Cela en fait une machine autonome qui peut par exemple se synchroniser avec le Cloud sans passer par l’ordinateur. Il présente l’intéret, par exemple d’avoir accès à ses fichiers (ses photos) à partir d’un ordinateur distant, d’un smartphopne par exemple. Il reste  toujours allumé mais consomme très peu en veille (7 W).

On le pilote par une interface à partir de son ordinateur (ci-dessous le logiciel sur votre ordinateur permettant de créer des taches de sauvegarde automatique.

Pour les Nas  Synologie il y a le programme, Hyper Backup, qui permet de sauver les données du NAS  soit sur un disque dur connecté au NAS soit sur le cloud, soit sur un autre NAS. Cette sauvegarde n’est pas visible depuis l’ordinateur mais uniquement depuis le Nas .Un virus ne verra pas la sauvegarde.

Les autres intérêts du Nas sont qu’on peut l’utiliser comme serveur de fichier multimédia.

5.6 Le cloud.

Utilisez le « nuage » consiste à utiliser des serveurs informatiques distants (quelque part dans le monde) par l’intermédiaire d’un réseau (Internet) pour stocker des données ou les exploiter.

Les photos sont enregistrées sur un serveur (quelque part dans le monde) ; l’hébergeur se charge de l’intégrité et de la sauvegarde des données sur son serveur si bien qu’on peut considérer que les données sont protégées. Le problème c’est qu’on ne connait pas en détail la politique de sécurité de l’hébergeur et ce qu’il garantit. Ou alors il faut utiliser des hébergements professionnels et cela à un cout important.

Cette méthode de sauvegarde n’est pas appréciée pas tous : mettre SES photos sur un serveur on ne sait pas ou dans le monde sans connaitre vraiment la protection de ces données peut être dérangeant pour certains. Il peut y avoir des changements de politique (tarifaire) ou la disparition de l’hébergeur. On l’a vu.

La vitesse de connexion peut être un obstacle à cette méthode ; une connexion haut débit pour mettre ses photos chez l’hébergeur est un plus.  Le temps de chargement initial des photos sur les serveurs peut être prohibitifs en dépasser 6 mois de chargement en continue si on a beaucoup de Raw.

Certains hébergeurs sont gratuits d’autres payants. Certains hébergeurs n’acceptent que le JPG (ils sont gratuits souvent), d’autres acceptent tous les types de fichiers.

Certains photographes utilisent des galeries photo pour héberger leurs JPG gratuitement. Prenons le cas de FLICKR, il accepte les photos en haute définition mais actuellement dans sa version gratuite on ne peut charger que 1000 photos ; au-delà il faut passer à la version payante.

Parfois vous avez un abonnement payant à un logiciel ou un site marchand et l’entreprise vous offre de l’espace de stockage gratuit.

 

GOOGLE PHOTOS

Est gratuit si on a un compte Gmail. Chargement illimité pour les JPG qui ne doivent pas être de taille supérieure à 16 M. Une version payante permet de stocker ses raws.

AMAZONE PRIME.

Amazon prime est un abonnement qui vous permet d’être livré rapidement quand vous commandez sur Amazon. Il y a aussi des films, des séries, des livres, de la musique et le stockage illimité de vos photos grâce à Amazone photo. Pour Amazon prime une photo ça peut être du RAW en NEF, CR2, PEF, RAF, DNG.  J’ai bien dit « illimité ».

Il suffit de déplacer ses photos de l’explorateur à la fenêtre Amazone Photos pour les télécharger chez Amazone.

Il y a aussi une application qu’on peut installer sur son ordinateur pour sauvegarder automatiquement les photos.

Pour les fichiers hors photo on a aussi 5Go, on peut mettre le catalogue Lightroom par exemple. Et si 5Go ce n’est pas suffisant, on peut choisir un plan à 100Go pour 20€/an ; raisonnable.

Bon certains sont contre les GAFA ; à vous de voir.

ABONNEMENT ADOBE.

Avec notre abonnement Créative Cloud pour photographes à 11€/mois on a un espace de 20 Go. Il y a un abonnement Cloud à 100Go avec Lightroom seul.

Cloud Lightroom : Avec Lightroom (version Cloud) les photos (les raws) se synchronisent sur votre espace Cloud Adobe mais sans être décompté dans les 20 G…

Quand on synchronise depuis LR Classic une collection par exemple, elle se retrouve sur le Cloud Adobe (le JPG) :

Si on se connecte sur le site Adobe Créative Cloud. On passe sur l’icône grille à droite et on clique sur l’application « Lightroom » :

On se retrouve dans son espace « Lightroom » avec toutes les collections qui ont été synchronisées :

On peut voir les photos les télécharger et même les modifier en ligne. On peut aussi les mettre très facilement dans un site PortFolio. Voir le tutoriel à venir.

Avec Adobe (et son abonnement) on a aussi le Cloud Adobe :

formpred8.JPG

Il suffit de déposer une image, ses presets sur le dossier Creative Cloud Files dans l’explorateur pour les retrouver dans le cloud Adobe (différents du cloud Lightroom). C’est là qu’on a 20 G avec l’abonnement CC.

Il y a d’autres cloud Gratuit. Dropbox (limité à 3G pour la version gratuite), OneDrive (le cloud de Microsoft).

Installés ils peuvent apparaitre comme dossier dans l’explorateur :

Pour un espace important il faut passer au payant comme Dropbox, Mega, Google Drive, pCloud, Microsoft OneDrive, Amazon Drive, Synology Cloud etc. Le problème de ces cloud c’est le prix. 

La sauvegarde vers le cloud peut être automatisée par Syncback localement (version payante) ou par un logiciel sur le Nas.

 

5.7 Autres.

Les disques optiques (cd, dvd) sont abandonnés devant leur piètre tenue dans le temps (3 ans ?).

Les disques magnéto-optiques ne me semblent pas utilisés. Ou bien je ne sais pas.

Une photo imprimée correctement et conservées soigneusement peut durer plusieurs siècles ; pas besoin de visionneuse pour la regarder…

6- Les différentes méthodes :

6.1 Enregistrement en continue d’un répertoire avec historisation :

Le but est qu’automatiquement, toutes les heures, tous les jours par exemple le contenu de votre répertoire de travail soit enregistré sur disque dur externe. Avec possibilité de récupérer ce qui a été enregistré à un moment précis ; par exemple, l’avant dernière version d’un fichier, la dernière version contenant une erreur irrécupérable. Cela peut être intéressant pour le catalogue Lightroom. C’est pour éviter les erreurs humaines et les erreurs de copie.

Sur Mac il y a Time Machine qui remplit cette fonction.

Sur PC c’est Historique des fichiers. Cela est peu connu et utilisé mais depuis Windows 8 et sur Windows 10 la fonction Historique des fichiers fonctionne très bien.

On peut choisir un disque externe ou sur un réseau, une fréquence, un dossier précis, la sauvegarde se fera automatiquement. On peut restaurer à une date et une heure précise un fichier ou un dossier. On peut récupérer ainsi un fichier effacé ou en l’état ou il était 48h avant. Une limitation de taille : l’historique des fichiers ne sauvegarde que ce qui est dans les dossiers Documents, Musique, Images, Vidéos et Bureau, ainsi que les fichiers OneDrive disponibles hors connexion sur votre PC. On ne peut plus à ma connaissance ajouter d’autres dossiers à sauvegarder comme on pouvait le faire avant. Il faut donc impérativement placer les dossiers à sauvegarder dans les dossiers « Document » ou « Images ». Il n’est plus possible d’ajouter d’autres dossiers. On peut par contre exclure des sous dossiers.

Cela monopolise un disque externe.

Voici en détails un tuto pour l’utiliser :

https://www.commentcamarche.net/faq/47427-comment-fonctionne-l-historique-des-fichiers-de-windows-10

Et la documentation Microsoft : https://support.microsoft.com/fr-fr/help/17128/windows-8-file-history

Cette manière de faire semble peu intéresser les photographes, du moins sur PC, du fait des ressources utilisées et par le fait qu’ils pensent que leur travail sur une photo peut être réversible.

Lightroom gère nativement l’historique des modifications et à condition de travailler correctement dans PS il est toujours possible de revenir en arrière sur le post traitement d’une photo. On n’est pas dans l’écriture de code à plusieurs et le « versionning » sophistiqué n’intéresse pas les photographes. Il semble donc que la majorité n’utilise pas l’historique des fichiers.

Les logiciels des Nas permettent aussi de faire de la synchronisation avec historisation.

6.2 Enregistrement régulier sur des disques externes.

Il est possible de faire « à la main », par un copier/coller, une sauvegarde d’un dossier sur une unité de sauvegarde externe.

C’est ce que je faisais avant.

Mais c’est tellement plus pratique de le faire automatiquement : SyncBackfree est un logiciel gratuit permettant de faire des sauvegardes automatiques.

 

Dans ce logiciel, on paramètre des « tâches » ; pour chaque tâche il y a des dossiers à sauvegarder, des dossiers de destination de la sauvegarde, un mode de sauvegarde…

On peut lancer la sauvegarde en lançant la tâche ou bien en demandant d’effectuer la tâche (donc la sauvegarde) de manière régulière à un moment déterminé. On peut aussi lancer la sauvegarde quand un disque est branché.

Un autre logiciel gratuit est très utilisé : c’est Cobian Backup.

Il y a différents types de sauvegarde à effectuer : Complète pour tout enregistrer, Différentielle pour ne sauvegarder que les fichiers modifiés depuis la dernière sauvegarde complète ou bien Incrémentielle pour sauvegarder uniquement les fichiers modifiés depuis la dernière sauvegarde. Incrémentale est la plus rapide et occupe peu d’espace mais pour la restauration c’est plus long : il faut restaurer la dernière sauvegarde totale puis toutes les sauvegardes incrémentales ; alors que pour une sauvegarde différentielle il faut restaurer la dernière sauvegarde totale et la dernière sauvegarde différentielle.

Mode d’emploi en français Ici.

Parfois, le disque interne de votre ordi est plein, dans ce cas les photographes utilisent souvent un disque externe pour stocker les photos originales, le catalogue étant sur le disque interne. Attention, ce disque externe n’est pas une sauvegarde car il n’y a pas les originaux sur votre disque interne. Si vous voulez faire une sauvegarde, il faut copier sur un ou deux AUTRE disques externes au moins.

Il me semble important d’avoir au moins DEUX unités de sauvegarde et de sauvegarder, par exemple tous les jours, alternativement sur l’une puis le jour suivant sur l’autre.

Pour externaliser une sauvegarde avec les disques externe, il est possible de déplacer un des disques (un troisième disque) de sauvegarde à l’extérieur de la maison, au bureau, dans la famille, chez un ami. Il faut la aussi, faire tourner les disques et mettre à l’extérieur une sauvegarde récente. L’autre solution est d’externaliser sur le cloud.

Changer les disques tous les 5 ans ; de toutes les façons un disque datant de 5 ans est trop petit.

6.3 Utilisation d’un Nas.

Comme on l’a vu, le Nas est indépendant de l’ordinateur, il a son propre antivirus, son pare-feu (qui doit être activé) , son mot de passe et est accessible à distance.

On prendra l’exemple d’un Nas Synology 218J qui contient 2 baies.

Vous pouvez installer sur votre ordinateur (à partir du centre de téléchargement de Synology) Synology  Drive Client . Synology Drive Server est, je crois, installé sur le Nas par défaut, sinon il faut l’installer. Une fois configuré vous pouvez créer des tâches pour sauvegarder automatiquement les dossiers de votre ordinateur vers le Nas (documentation Ici) en utilisant Synology Drive Client sur votre ordinateur. On peut faire des tâches de synchronisation ou UNE tâche de sauvegarde. Il faut indiquer les dossiers d’origine et de destination, le mode de sauvegarde et le moment ou doit se faire la sauvegarde (immédiatement, tous les jours à telle heure….)

Il existe une autre solution : c’est d’utiliser Cloud Station qui fait une sauvegarde instantanée. Il faut installer Cloud Station Server sur le Nas et Cloud Station BackUp sur l’ordinateur. Si j’ai bien compris, on indique des dossiers sur votre ordinateur qui seront sauvegardés en temps réel avec historisation sur le Nas.

Peu de retour pour le moment sur cette application.

HyperBackUp de Synology permet lui de sauvegarder/restaurer des données du Nas sur un autre disque du Nas ou vers un autre Nas, un disque externe (qu’on branche sur la prise Usb du Nas) ou le cloud.

Certains utilisent une autre solution : il crée un partage sur Windows avec le user du Nas ; il utilise Syncbackfree (le logiciel gratuit) et je crée une sauvegarde de type miroir entre un répertoire du PC et un répertoire du Nas.

La tentation est, sur un Nas par exemple, d’avoir deux disques en miroir, ainsi si un disque est détruit, on utilise l’autre. On remplace le disque abimé et le Nas recopie le disque sain sur le disque neuf. Mais cette solution est dangereuse : si un fichier est corrompu il sera corrompu sur les deux disques.

Ne pas oublier que le Nas seul c’est une solution de sauvegarde locale. Il faut donc externaliser vers le cloud ou un disque externe qu’on met dans un autre lieu sécurisé hors de la maison. Les logiciels du Nas sont capables d’externaliser (copier à distance) les données vers le cloud, un disque dur externe ou vers un Nas distant. Votre Nas est copié vers le Nas d’un membre de la famille ; son Nas est copié chez vous. 

 

6.4 Solution complète.

La solution « blindée » c’est donc deux sauvegardes locales et une sauvegarde extérieure.

On sauvegarde le dossier « Document » (ou l’équivalent chez vous) contenant les ressources, la doc, le catalogue Lightroom et les dossiers photos. Dans « Document » il y a aussi mon courrier, ma comptabilité et tout ce qui est précieux (sans oublier le carnet d’adresse, les favoris du navigateur).  Sauvegarder votre système Windows est un autre problème.

Depuis l’ordinateur (ou le disque externe de travail) on sauvegarde sur le Nas. On peut enregistrer en miroir sur le Nas (mais on a déjà évoqué les limites de cette méthode). Via internet on peut sauvegarder le Nas dans le cloud ou sur un autre Nas qui est sur un autre lieu géographique. A la rigueur on peut sauvegarder le Nas sur un disque externe (il y a une prise USB sur le Nas) et mettre ce disque externe à l’extérieur.

Se souvenir qu’il peut être nécessaire de copier les données d’un disque dur sur un nouveau disque dur neuf au bout de 5 ans.

Pour ma part :

J’ai un Nas ou est sauvegardé plusieurs fois par semaine les dossiers contenant les images (de l’ordinateur et d’un disque externe) ainsi qu’ un dossier dit « Mes documents » (tout ce qui est précieux est sur ce dossier ET aussi le catalogue Lightroom).  A chaque fois que je sors de Lightroom je sauvegarde le catalogue dans ce dossier « Mes documents » ; ce dernier étant sauvegardé automatiquement plusieurs fois par semaine  sur le Nas.  Il y a historisation du catalogue car chaque sauvegarde à partir de Lightroom crée un nouveau dossier avec la date. Je mettrais en place une externalisation…

 

Conclusion :

J’ai retrouvé dans un vieux tiroir de vieilles photos de famille ; ci-dessous une photo de mon grand-père au cours de la guerre 1914-1918. Pas de format d’image, pas de visionneuse pour voir cette image.

Imprimez, imprimez. Le papier est de très loin le meilleur support pour des photos à très long terme.

Philippe LASSERRE février 2020.

Pour marque-pages : Permaliens.

3 réponses à Ne pas perdre ses images. Les sauvegardes.

  1. Nicolle patrick dit :

    Bonjour.
    Je sauvegarde sur deux disques externes tous les 15 jours…
    Je vérifie avant qu’il n’y a pas de virus.
    Merci pour cet article très intéressant.
    @+.

  2. Patricia dit :

    Merci pour ce travail

  3. MICHEL Pierre dit :

    Merci, Philippe, pour ce tuto vraiment très complet et tellement important à l’heure actuelle !

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