Approfondir : Post traiter un portrait avec Photoshop et Camera Raw (LR).

 

Plan du tutoriel :

Introduction. Post traiter ou pas un portrait ?

1. Plan de retouche,
2. Modifier les formes : filtre fluidité, transformation.
3. Corrections des imperfections.

  • Les outils.
  • Enlever les boutons, cicatrices,
  • Enlever les rides,
  • Enlever les cernes,
  • Enlever les brillances et points chauds,
  • Enlever les rougeurs,
  • Enlever les marques de bronzage,
  • Ajouter du contraste de la brillance,
  • Enlever les cheveux, poils,
  • Ajouter des reflets dans les cheveux,
  • Enlever les vaisseaux dans les yeux,
  • Changer la couleur des yeux,
  • Modifier l’iris,
  • Augmenter contraste, netteté de l’iris,
  • Augmenter la netteté des cils,
  • Ajouter un reflet (catch light) dans les yeux,
  • Blanchir les dents,
  • Ajouter du maquillage.

4. Dodge & Burn.

5. Séparation de Fréquence.

6. Lisser la peau.

7. Colorimétrie.

8. Accentuation.

Je ne suis pas un pro de la retouche visage. J’ai compilé la majorité des méthodes que je connais, que j’utilise (ou pas, mais que j’ai testées) et qui me semblent intéressantes. Sans être exhaustif cela regroupe les principales méthodes qui existent. Il n’est pas question de tout utiliser ; vous choisirez certaines méthodes ou pas.

Merci de commenter, critiquer, compléter sur le site Facebook du groupe. N’oubliez pas que si cela ne correspond pas à votre vision de la photo de portrait ou à vos méthodes c’est parfaitement respectable mais la vision ou les besoins des autres est tout aussi respectable. Partagez vos méthodes et trucs si vous en avez d’autres.

Nous utiliserons uniquement Photoshop et Camera Raw (ou Lightroom). Je ne parle pas ici des paramètres prédéfinis (preset),  plugs in ou autres applications permettant d’améliorer des portraits en un clic.

Merci à ceux qui m’ont aidé en publiant tutos, méthodes et vidéos sur le groupe (Jean-Pascal Schorro, Olivier Laublin, Vitor  Jacinto, Jack Struss et les autres…) et à ceux qui ont relu ce tutoriel.

Post traiter un portrait ou pas ?

J’avoue aimer gérer la lumière de mes portraits en studio, mettre des ombres en jouant sur les sources et les modeleurs. J’affectionne les portraits naturels peu ou pas post traités du tout. On est bien d’accord sur le fait que la prise de vue est l’étape fondamentale de la photo de portrait. Photoshop n’est pas là pour corriger le manque de savoir-faire et les erreurs de la prise de vue.

Une lumière trop rasante fera ressortir le grain de la peau et les irrégularités de cette peau, on l’évitera. Une lumière éclairant peu un front large le fera paraitre plus petit si nécessaire. Une asymétrie flagrante du visage sera corrigée par l’angle de vue…

Mais parfois, bien après la séance, je découvre il y a une zone trop sombre, un reflet disgracieux sur les lunettes ou deux cheveux qui barrent un œil.  Je n’avais rien vu au studio ni sur l’écran du boitier. Sur l’écran de l’ordi c’est énorme. Et la tentation du post traitement devient forte.

Si je laisse les grains de beautés qui font partie de la personnalité du modèle, un petit bouton de fièvre ou d’acné sera enlevé.

Un cerne pas trop visible dans la vraie vie, pourra, compte tenu de la qualité de l’objectif apparaitre énorme et le choix de l’enlever peut alors se poser.

Je découvre parfois sur mon ordi 2 heures après la séance studio que le modèle, compte tenu du piqué de la photo, a une peau catastrophique rempli de boutons et de cicatrice. Pour certains la peau doit être parfaite et un lissage de peau est tentant. Pour d’autres le lissage c’est le mal.

Soutenir le regard du modèle en jouant sur la luminosité et la netteté de l’œil et des cils peut se comprendre pour certains de même que remodeler les zones d’ombre et de lumière.

Si la couleur d’une fleur sur l’écran n’est pas exactement celle de la vraie fleur, cela n’a pas trop d’importance ; par contre une peau un peu trop orangée ou très inhomogène méritera une correction. Certains aiment aussi harmoniser les couleurs en jouant sur les couleurs complémentaires, la couleur ou la texture du fond. A vous de voir.

Pour finir on peut être créatif en portrait et ne pas considérer que la photo doit être l’exacte copie de la réalité mais plutôt ce qu’on veut et là tout est permis. Enfin, la photo étant de l’art, l’intérêt d’un portrait peut ne pas être dans la qualité de la peau ou le netteté des yeux mais dans le regard et ce que la photo raconte.

Il y a donc :

  • Les portraits ultra naturels : on gère ses éclairages en studio, on saisit un message, une ambiance, un regard, c’est tout ; c’est bien.
  • Les portraits naturels : on enlève certaines anomalies avec un correcteur ; on ajoute un léger dodge and burn (travail sur les volumes en éclaircissant ou assombrissant certaines zones), très légères corrections sur la netteté des yeux, la luminosité de l’iris, c’est tout.
  • Les portraits « beautés » (ceux qu’on voit dans les magazines) : en plus il y a une séparation de fréquences pour nettoyer la peau en profondeur et des méthodes de lissage de peau ; il est aussi utilisé le filtre fluidité pour modifier la forme du visage, des yeux…
  • Les « poupées« , le rêve (pour certains), le visage qui n’a jamais existé ; ou le grain de la peau a disparu….

Voici un exemple caricatural pour moi :

beautee1.JPG

Image avant/après illustrant l’excès et la dépendance aux post traitements excessifs (Voir ici l’article traitant de ce problème) : modeling avec diminution du cou, ovalisation du visage, modification des lèvres, dogde and burn , ajout de maquillage …

Ce tuto n’est pas là pour dire ce que vous DEVREZ faire mais ce qu’il est possible de faire. Chacun son style ou sa finalité ; chacun ses choix …

Quelques conseils :

  • Travailler en non destructeur. Comme on le verra tout au long de ce tuto, il ne faut pas travailler directement sur les pixels de l’image (pour les corrections par exemple utilisez un calque vide par-dessus l’image et échantillonnez tous les calques pour les outils correcteurs ; utilisez les calques dynamiques et les calques de réglages ; détail sur le travail non destructeur Ici)
  • Ne pas trop zoomer, rien ne sert d’effacer un minuscule bouton sur une image affichée à 300%, il ne se voit pas avec un agrandissement normal.
  • Regarder la photo dans sa globalité de temps en temps, à trop se focaliser sur une zone on perd la vue d’ensemble et on fait des bêtises. A l’inverse ne pas corriger une image trop petite au risque de louper certains détails.
  • Ne pas exagérer les traitements. C’est une erreur de débutants : on lisse à fond… Travaillez en modérant vos traitements ; en ne poussant pas trop les curseurs.
  • Séparer chaque traitement sur un calque spécifique (calque « Yeux », calque « correction peau », « calque cernes »… ainsi vous pourrez faire un avant/après pour chaque traitement en cliquant sur l’œil du calque correspondant ; vous pourrez réduire la retouche grâce au curseur opacité.
  • Faites des pauses ; et même poursuivre le traitement le lendemain après une bonne nuit ; quand on fait un long traitement on a du mal à doser ; on ne sait plus…

Corrigez en agrandissant (mais pas plus de 100%) ; jugez sur la taille de sortie.

Il ne faut pas se priver du filtre Camera Raw qui est extrêmement puissant, mais la technique d’utilisation est toujours la même pour être non destructeur : dupliquez le calque, utilisez le filtre Camera Raw sur le calque supérieur ; au retour du filtre utilisez un masque de fusion pour faire apparaitre les modifications effectuées dans le filtre à l’endroit voulu.

Parfois, certains traitements ont besoin d’intervenir sur la totalité des traitements qui ont déjà été fait et sur un seul calque ; dans ce cas , pas d’autre solution que d’utiliser le raccourci Ctrl + Maj +Alt + E qui crée un calque contenant tous les modifications antérieures comme si on avait aplati mais en laisser tous les calques antérieurs.

Sur le plan de l’ordre des traitements, comme toujours, effectuez les traitements localisés et par-dessus les traitements globaux qui agirons sur tout ce qui est dessous. La netteté générale se faisant toujours en dernier sur une image à la taille de la sortie.

 

1 – Faire le plan de retouche.


La première étape dans la retouche d’un portrait, c’est une étape qui n’est quasi jamais montrée (sauf dans les tutos payants) et quasiment jamais abordée : c’est faire un plan de toutes les retouches qu’on veut effectuer.
Pour cela, on ajoute un calque vierge au-dessus et au pinceau, on entoure les zones à traiter / corriger. On utilise aussi des codes pour préciser ce qu’on veut, par exemple une flèche vers le haut pour éclaircir une zone.

plan-correction.JPG

En fin de traitement, on met ce calque à la poubelle.

2 – Modifier la forme du visage ou de certains éléments :

On nomme cela le « modeling ».

On utilise le filtre Fluidité. Menu Filtre > Fluidité pour :

  • Diminuer la largeur du cou,
  • Rendre le visage ovale,
  • Agrandir les yeux,
  • Épaissir les lèvres,
  • Affiner le nez.

Indispensable ? Outre le fait qu’on peut corriger certains aspects du modèle à la prise de vue (moins éclairer le front pour diminuer l’impression d’un front trop large ; modifier l’angle de vue pour faire disparaitre la sensation de voir un visage trop étroit…) est-il nécessaire de faire disparaitre ce qui est justement les caractéristiques propres de chaque visage.

A la rigueur une asymétrie de la taille des yeux peut, sur certaines photos, trop attirer le regard et nécessiter qu’on la corrige en réduisant ou augmentant la taille d’un œil.

Pour cela le filtre fluidité est l’outil de choix :

En sélectionnant l’outil Déformation avant en haut à gauche de la fenêtre fluidité filtre_fluidite0 , si on clique/déplace cela déforme ce qu’il y a dans le cercle en fonction du diamètre du pinceau. Très utilisé pour diminuer la largeur d’un front ou d’un nez en photo de mode !

Voyons le détail :

L’outil déformation avant (1) : il « pousse les pixels » Pour affiner l’épaule sur notre exemple, prendre un curseur un peu grand ; cliquer/déplacer perpendiculairement au bord de la robe (2). Procédez par petite touche successive sur le pourtour. Il faut un peu d’entrainement.

Cor11

L’outil juste dessous annule progressivement la déformation quand on clique sur l’endroit déformé, qu’on maintient l’appui ou qu’on déplace (c’est pratique pour corriger une déformation trop importante).

En haut à droite (7), il y a les options du pinceau pour régler l’effet à sa convenance.

filtre_fluid3.JPG

Dans le panneau de droite, dérouler l’onglet « Options d’affichage » et paramétrer le masque à votre convenance.

Pour modifier la forme du nez, par exemple, on prendra un pinceau pas trop petit et par petites touches successives de cliquer/déplacer on modifiera le nez :

visage_fluidite.JPG

Il y a aussi sur la barre de gauche les outils Contraction et Dilatation.

Pour réduire un œil par exemple (les asymétries des yeux sont fréquentes mais parfois elles sont trop visibles et il faut les réduire), on utilise l’outil « Réduire » avec une grande brush ronde qui englobe l’œil et on clique sur l’oeil qui est réduit.

visage_dilatationSous l’outil réduire il y a l’outil agrandir.

Mais pour les visages, depuis les versions CC, il existe des outils permettant de faire des corrections visage de manière très simple : le logiciel détecte les yeux, la bouche… et il suffit de modifier à la souris ou avec des curseurs, très simplement les caractéristiques de la zone correspondante.

Si vous cliquez sur l’icône (10) filtre_fluid4.JPG, lorsque vous passez le curseur sur le visage, il apparaît des marques pour les yeux, le nez… Avec la souris vous pouvez déplacer ces marques et ainsi déformer le visage. Processeur graphique obligatoire et il faut au moins un visage sur la photo.

Un exemple quand le curseur passe sur la bouche. On peut agir sur la lèvre inférieur ou supérieur, la largeur de la bouche, le sourire :

filtre_fluid6.JPG

Sinon vous avez à droite (dans l’onglet « Modification des traits du visage ») des curseurs pour tous les éléments du visage et vous pouvez tout modifier (ajouter un sourire, écarter les yeux, agrandir un œil, travailler sur le nez, la bouche, la forme du visage…).

filtre_fluidit5.JPG

Époustouflant sur le plan technique.

Transformation.

Outre le filtre fluidité, il est possible d’utiliser la fonction de transformation (Ctrl+T) pour agrandir un élément du visage ; rendre symétrique les yeux d’un visage par exemple. Cette méthode peut être intéressante pour ceux qui ont une version ancienne de PS et donc ne possèdent pas les fonctionnalités de CC sur les visages.

Sélectionnez l’œil le plus petit avec le lasso :

visage_transfom1.JPG

Il est bon de rajouter un contours progressif  pour ne pas avoir de problème de transition : Menu Sélection>Modifier>contours progressif (ou Maj+F).

Tapez Ctrl T :

visage_transform2.JPG

Agrandissez l’œil en déplaçant les poignées :

visage_transform3.JPG

Validez, désélectionnez.

Pour réduire c’est plus compliqué car si on réduit l’œil, il y a apparition d’une zone transparente autour (si on déplace des pixels et qu’il n’y a plus de pixels à certains endroits cela fait de la transparence) :

visage_transform4.JPG

Pour éviter cela il faut dupliquer le calque avant de réduire l’œil sur le calque supérieur ; ainsi on verra au lieu de la transparence la partie homogène dessous.

visage_transformation5.JPG

C’est délicat à faire car on ne peut pas trop réduire.

On peut aussi utiliser la déformation : quand on est en cours de transformation il faut cliquer sur icone-deformation

visage_déformation.JPG

Là en déplaçant des points de la grille, on déforme l’œil. Attention à ne pas faire apparaitre ce qui est en dessous.

Mon opinion sur le modeling : je ne l’utilise pratiquement pas. Je préfère choisir dans la série de photo une photo ne nécessitant pas de correction de ce type.

3- Corrections des défauts du visage.

Ici on parle de boutons, cicatrices, cernes, rides… Certains parlent de « nettoyage de peau ».

On effectuera cela avant le lissage.

Se pose le choix de l’outil à utiliser :

Quel outil choisir ? (Tampon ? correcteur ? pièce ?…) pour moi, chaque outil a été créé pour une correction particulière et à une fonction particulière. Je trouve bizarre que certains utilisent le même outil pour tout. Voyons cela en détail :

icone_correcteur

Le correcteur localisé est le plus simple d’emploi et est devenu au fil des ans très efficace. Il faut le privilégier chaque fois que la zone à corriger est isolée et à distance d’une « frontière » (d’un bord défini). Outil de choix pour les petites taches, les petits boutons. Il suffit de régler la dimension de la brosse puis de cliquer sur le bouton : Ps va utiliser la matière autour pour corriger le centre.

icone_cor
Le correcteur « standard » vient ensuite. Comme c’est l’utilisateur qui choisit la zone à échantillonner (avec Alt + Clic, on prélève), il est particulièrement efficace en bordure, chaque fois qu’il y a un trait à prolonger.

icone_tampon

Le tampon de duplication est le plus puissant, mais aussi le plus délicat à utiliser pour obtenir un résultat « invisible ». Quand il faut « reconstruire » une zone, ce sera l’outil à privilégier, en réglant bien son opacité et sa dureté.

Pour tous les outils précédents il est possible de modifier le mode de fusion : Obscurcir ou Éclaircir permettent de limiter l’effet de l’outil à ce qui est plus clair ou foncé.

mode_pinceau

Ainsi si vous peignez sur des petits poils blancs en mode obscurcir, seuls les poils blancs sont peints.

icone_piece

L’outil Pièce sera utilisé pour des zones un peu plus grande : on entoure à la souris la zone à corriger puis on clique/déplace la sélection vers l’endroit ou on veut récupérer de la matière.

On peut aussi sélectionner la zone à corriger puis utiliser le menu Edition>Remplir et remplir avec le contenu pris en compte.

 Dans le filtre Camera Raw : il y a l’outil « Suppression des défauts » qui est bien pratique

AC_Correcteur.JPG

On clique sur le bouton (cercle rouge), camera Raw va chercher de la matière (cercle vert) pour corriger (ou remplacer) le cercle rouge. On peut déplacer l’endroit ou sera fait le prélèvement.

L’outil doit avoir généralement une dureté très faible, proche de zéro afin d’avoir un contour très progressif, ce qui rend la correction non visible.

On travaillera toujours en « non destructif » dans PS sur un calque vide avec les outils correcteurs échantillonnant sur le calque actif et les calques inférieurs. Si la retouche n’est pas bonne, on efface la correction avec la gomme sur le calque vide.

La tablette graphique est bien pratique avec les outils correcteurs car avec la dynamique de forme, plus vous appuyez plus la zone de correction est large.

En cas de correction difficile les outils de PS me semblent plus performants que ceux de Lightroom ou Camera Raw.

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Pour ma part je laisse les grains de beautés qui font partie de la personne. J’enlève ce qui est temporaire (bouton d’acné, boutons de fièvre), les cicatrices de varicelle…

Un trou de piercing sera enlevé, de même que le piercing parfois s’il dénote avec le style général de la photo.

Toutes les méthodes de correction peuvent aussi être utilisées sur une séparation de fréquence.

Quel est l’intérêt d’utiliser des outils correcteurs directement plutôt que sur une séparation de fréquence ? (Voir plus bas la séparation de fréquence qui consiste à séparer texture et ton). Eh bien, si l’élément à corriger touche la texture, les tons, la couleur la correction directe est faite en une fois avec le correcteur sans séparation de fréquence. La séparation de fréquence c’est une méthode complexe, alourdissant beaucoup l’image. Les outils de correction de PS sont excellents et ne nécessitent souvent pas plus compliqué qu’une utilisation directe.

Les boutons, petites cicatrices, points noirs dans PS.

Pour nettoyer la peau le correcteur icone_correcteur est l’outil de choix. Pas besoin de prélever ; il suffit de cliquer sur le bouton ; le diamètre de l’outil doit être un peu plus large que l’élément à enlever (et la dureté faible).

Détails du résultat :

portrait3.JPG

Bien sur, on utilisera une méthode non destructrice, en ajoutant un calque vide par-dessus ; en corrigeant sur ce calque vide en ayant pris soin d’échantillonner sur le calque actif et les calques inférieurs si possible dans la barre d’option.

destr5.JPG

Comme dit plus haut, si la retouche n’est pas bonne, on efface la correction avec la gomme sur le calque vide.

L’outil « suppression des défauts » dans le filtre Camera Raw est bien pratique aussi.

Enlever les rides dans PS :

On utilise le correcteur sur une ride unique ; l’outil pièce sur une zone.

Il faut agrandir beaucoup. Avec l’outil correcteur, nous prélevons (Alt+Clic) juste à côté la ride et nous passons sur le ride dans le sens de sa longueur. On pipette régulièrement.

visage_ride1.JPG

Atténuer les cernes dans PS :

Si la cerne est uniquement une zone un peu plus sombre (sans texture sans rides), on peut l’éclaircir grâce à un Dodge and Burn (voir plus bas). Éviter l’outil densité – qui est destructeur (on ne pourra pas revenir sur les corrections).

Une méthode rapide : Utiliser l’outil Pièce sur un calque vide (il faut sélectionner « contenu pris en compte » et échantillonner le calque actif et les calques inférieur dans la barre d’option en haut). Sur une cerne avec rides,  atteinte de la texture et des couleurs (1) , entourez la cerne (2) puis cliquez, déplacez vers une zone  sans anomalie, lâchez. Le résultat est souvent correct (4).

ride_pièce.JPG

Si les précédentes méthodes ne marchent pas bien :

Ajouter un calque vide, avec le tampon (qui échantillonne sur tous les calques) prélever à un endroit ne contenant pas de cernes. Tamponner sur les cernes. Passez le calque en mode éclaircir, ainsi la correction sera appliquée uniquement sur les zones sombres des cernes. On peut diminuer le flux du tampon et utiliser une brush au bord progressif pour un rendu plus subtil.

Si la correction est un peu trop visible, diminuer l’opacité du calque.

Résorber les brillances et les points chauds sur la peau.

Une peau grasse fera des reflets brillants ; il peut aussi y avoir une petite surexposition du flash créant une tache blanche pouvant aller jusqu’au cramé (blanc pur). Un point chaud c’est une zone très blanche qui est trop brillante trop réfléchissante ou qui a pris un petit coup de surexposition par le flash.

En premier lieu, si c’est un fichier Raw, sur le Raw dans Lightroom ou Camera Raw, dans l’onglet des corrections de base, réduisez les hautes lumières et le point blanc.

Si ce n’est pas un Raw, dans PS, ouvrez le filtre Camera Raw et réduisez hautes lumières et point blanc (c’est moins efficace que sur un Raw).

Mais s’il y a encore du blanc :

Il suffit parfois de redonner à la zone un peu de couleur :

Ajouter un calque vide au-dessus ; le passer en mode Couleur. Prendre le pinceau.

Échantillonnez (pipetez la couleur avec Alt+Clic) juste à côté de la zone à corriger (on doit échantillonner tous les calques s’il n’y a pas de Check Layer ou si possible le calque actif et les calques inférieurs) puis avec le pinceau  (utiliser un flux bas de quelques pourcent) déposez la couleur sur le calque vide.

flash.JPG

Cette méthode remet de la couleur mais pas de texture s’il n’y en a plus du tout sur la zone cramée. La pipette ne doit pas échantillonner ponctuellement mais échantillonner un carré de pixels (3×3 ou 5×5) ; quand on utilise l’outil pipette on a dans les options en haut une liste donnant la taille de la pipette ; « Ponctuel » échantillonnera 1 pixel ce qui peut être ennuyeux.

Pour remettre de la texture l’outil tampon marche bien ; l’utiliser en mode obscurcir toujours sur un calque vide (en échantillonnant tous les calques lorsqu’on pipette à côté de la zone à corriger). On peut réduire le flux et utiliser une brosse douce.

L’outil pièce peut aussi être utilisé. On sélectionne la zone blanche et on clique/déplace vers une zone similaire.

Certains font cette correction sur les calques après séparation de fréquence. Ils corrigent la couleur sur le calque BF et ajoutent de la texture sur le calque HF.

Enlever les rougeurs du visage dans PS.

Rougeur des boutons d’acné, rougeur diffuse en rapport avec la chaleur ou des coups de soleil. La modèle a fait une séance de plage avant la séance photo….

 

  • Il y a une méthode simple ou on ajoute un calque de réglage teinte/saturation puis on choisit en haut du calque Teinte/saturation dans la liste « Couleurs » le rouge. Enfin on diminue la saturation du rouge :

visage_rouge.JPG

Si besoin on limite l’effet à certaines zones avec un masque de fusion avec si nécessaire un contours progressif.

  • La seconde méthode est celle utilisant un calque de réglage teinte/saturation mais avec plus de subtilité.Calqueteintesaturation

Dupliquer le calque (Ctrl J).

Il faut cliquer sur l’outil de sélection, icone_saturation.JPG puis sélectionner le rouge dans l’image en cliquant dessus avec la pipette.

visage_rougeur2.JPG

On se retrouve avec du rouge sélectionné (ligne de couleur supérieur) ; la plage sélectionnée étant symbolisée par le petit rectangle gris.

Rappel : Les deux curseurs internes (a) indiquent les limites de la couleur qui sera totalement modifiée, les deux curseurs externes (b) indiquent les limites de la zone qui ne sera pas du tout modifiée ; ainsi entre les curseurs a et b  (zones c) les couleurs seront progressivement modifiées  ce qui évite des effets de bande par changement brutal de couleur.

Coul7.JPG

On peut rajouter des nuances de rouge en cliquant sur la pipette +.

Si on met la saturation à 100% on voit mieux les différences et la correction est plus facile. Remettre la saturation à sa valeur normale ensuite.

Le rouge est bien sélectionné mais bien trop « largement » ; il faut plus cibler le bon rouge et ne conserver que celui qui correspond à la rougeur. C’est là le secret de la méthode : réduire la plage de rouge a celle de la rougeur.

Pour cela on va mettre le curseur teinte complètement à gauche (-180), du coup, toute les zones sélectionnées vont changer de couleurs ; on se rend compte que pratiquement tout le visage change de couleur : le rouge à modifier n’est pas assez ciblé.

El cliquant déplaçant le rectangle gris, on déplace le rouge, parfois cela peut améliorer ; mais surtout nous allons déplacer les curseurs a et les curseurs b  afin de réduire la plage de rouge. Si on réduit la plage de rouge, il y a de moins en moins de zone sélectionnée (qui change de couleur). Par essais successifs on va arriver à ne sélectionner que la zone rouge qu’on veut corriger.

 

Autre méthode : Pour modifier encore plus subtilement la zone impactée, on peut utiliser les options de fusion du calque (cela se trouve dans le panneau  « styles de calque » qu’on ouvre en double-cliquant sur le calque), dans la section « Comparaison sur… » (« Blend if » en anglais), à la place du gris, on choisit de comparer sur la couche rouge

Une fois la rougeur bien sélectionnée remettre le curseur teinte à zéro, puis le déplacer légèrement vers la droite (cela transforme les rouges en orangé). Les rougeurs disparaissent.

Utilisez le masque de fusion pour limiter la correction à la partie qui contient la rougeur car il n’est pas nécessaire de réduire le rouge des lèvres.

  • Une autre méthode qui consiste à ajouter un calque « Correction sélective » ; et là à travailler sur le rouge.

visage_rougeur.JPG

Il faut diminuer le magenta et très légèrement le jaune : le rouge devient moins rouge.

Comme d’habitude on passera le masque de fusion en noir et on peindra en blanc sur les zones à corriger ; sinon cela modifie tous les rouges de l’image y compris les lèvres.

  • Enfin on peut utiliser le filtre Camera Raw : dupliquez l’image, passez l’image du dessus dans le filtre Camera Raw (menu Filtre> Filtre Camera Raw).

Là dans l’onglet TSL diminuer la saturation des rouges et si nécessaire augmenter la luminance des rouges.

visage_rougeur1.JPG

De retour dans PS limiter l’effet du calque ou a été diminuer le rouge en jouant sur le masque de fusion.

Enlever les anomalies de bronzage.

On est à la fin de l’été, vous avez fait un magnifique portrait serré mais la bretelle du soutien gorge a laissé une marque bien blanche.

Le dodge and burn (voir plus bas) peut servir à assombrir une zone de peau qui était sous une bretelle sur la plage et de ce fait est plus claire.

Une séparation de fréquence (voir plus bas) peut aussi être utilisée : ajoutez un calque en mode couleur entre la HF et la BF , pipetez sur les zones bronzée et peignez sur les zones plus claires.

Mais la méthode de Jack Struss est parfaite :

Pour ajouter du bronzage : On ajoute un calque teinte saturation qu’on passe en mode « Produit ». On pousse la saturation a 10% 15%. Le masque de fusion est rempli de noir (Ctrl I) puis on peint en blanc sur ce masque avec un pinceau doux et une faible opacité sur les zones à bronzer.

portrai_bronzage.JPG

Pour enlever du bronzage : on ajoute un calque teinte/saturation qu’on passe en mode « Superposition  » ; on baisse un peu la saturation et là aussi on passe le masque de fusion en noir (CtrlI)  ; avec un pinceau blanc et une opacité faible on peint sur les zones à éclaircir.

Voici la vidéo de Jack sur le bronzage ou tout est expliqué en détails ; il y a aussi une longue partie sur l’usage des calques d’aide pour pouvoir corriger parfaitement les tons et la couleur des zones à corriger.

Ajouter du contraste de la brillance avec un masque de luminosité.

A l’inverse le visage peut être plat et nécessiter de rajouter de la luminosité ( impression de brillance) sur certaines zones claires pour augmenter le contraste. Il y a la méthode manuelle du Dodge&Burn (voir plus bas) qui permet d’éclaircir ou d’assombrir au pinceau certaines zones.

Mais voici une méthode globale et « automatique » utilisant un masque de luminosité : cela consiste à sélectionner les zones claires et à les éclaircir un peu plus.

1- Créer le masque de luminosité : passer dans le panneau « Couche » (menu Fenêtre>Couche si vous ne l’avez pas).  Ctrl+Clic sur la couche RVB, puis de nouveau Maj+Ctrl+Alt+Clic sur cette couche RVB, cela sélectionne les zones claires.

Une seconde méthode de sélection des zones claires est de dupliquer la couche bleu ; avec les niveaux ( menu Image>réglages>Niveaux) de fortement contraster cette copie ; avec Ctrl+clic d’en faire une sélection.

2- Passer sur le panneau calque, ajouter un calque de réglage « Courbes », la sélection génèrera un masque de fusion pour ce calque de réglage.

3- Passer le calque de réglage en mode « Superposition » (certains ne le font pas) . Si besoin réglez l’opacité.

Les zones claires sont éclaircis.

visage_brillance_masque_lum .JPG

Voici ici une vidéo de Victor Jacinto montrant comment créer un masque de luminosité permettant d’éclaircir les hautes lumières pour donner du relief à un visage.

Enlever les cheveux, les poils dans PS.

Comment enlever des cheveux qui dépassent ?

Voici la photo de gauche, plein de cheveux « rebiquent » et sont visibles sur le fond.

Cor14

Si on peint avec la couleur d’arrière-plan sur le bord de la chevelure pour enlever les cheveux, cela n’est pas beau.

Solution : on sélectionne la tête avec la sélection rapide, on inverse la sélection, du coup c’est le fond qui est sélectionné. On prend le pinceau, on pipette le fond et on peint sur le bord de la sélection. Comme le pinceau n’agit que dans la sélection il va peindre sur le fond ou il y a les cheveux (et les faire disparaître) mais son action étant limitée par la sélection il ne touchera pas la tête.

On peut mettre le mode du pinceau sur « Eclaircir », ce qui peindra uniquement les cheveux et conservera le fond. On peut aussi utiliser le tampon plutôt que le pinceau s’il y a de la matière.

S’il n’y a qu’un seul cheveu le correcteur fait merveille : il faut se déplacer sur le cheveu.

On peut aussi utiliser cette méthode pour du duvet.

Lorsqu’il y a un cheveu barrant le visage, l’outil correcteur est efficace, aidé par le tampon.

Comment éliminer des cheveux blancs ou plus clairs dans la chevelure sans abimer la texture des cheveux ?

Là aussi on utilise un outil correcteur, mais on passe (en haut dans la barre d’option) le mode en « Obscurcir » ; il suffit ensuite de cliquer/déplacer le long du cheveux avec un outil de diamètre pas trop important :

visage_cheveux.JPG

Duvet sur un portrait.

Le duvet est souvent blanc : on utilise le tampon, en mode obscurcir, en échantillonnant régulièrement à coté de chaque poil.

Ajouter des reflets dans les cheveux, éclaircir des mèches dans PS.

Reflet dans les cheveux : Ajouter un calque vide, le remplir de jaune, ajouter un masque, le noircir (Ctrl I) ; avec un pinceau blanc sur le masque, et un flux faible, faire apparaitre grossièrement du jaune dans les cheveux. Passer en mode « Lumière tamisée ». Modifier l’opacité.

visage_meche.JPG

Le principe est toujours le même pour éclaircir les mèches : on ajoute cette fois un calque de réglage courbe, on soulève la courbe en son centre, on ajoute un masque de fusion ; Ctrl+I pour le noircir, puis on peint avec du blanc sur ce masque avec un pinceau doux et un faible flux.

Dans le filtre Camera Raw , le pinceau doux avec une exposition légèrement augmentée permet d’éclaircir des mèches par petites touches.

Enlever les vaisseaux dans le blanc de l’œil dans PS :

Avec le tampon pipetez sur une zone blanche et tamponnez sur les vaisseaux.

Avec l’outil correcteur en grossissant la photo cliquez déplacez le long du vaisseau.

Avec un calque teinte/saturation, dé saturez le rouge ; limitez l’effet avec un masque de fusion ou en ayant préalablement sélectionné la zone à modifier.

Dans le filtre Camera Raw passez un coup de pinceau et dé saturez.

Avec une séparation de fréquence décolorez la couche BF.

C’est bien d’effectuer la correction sur un calque séparé afin de pouvoir modifier l’opacité de ce calque et ainsi réduire la correction pour garder un rendu naturel.

Modifier la couleur des yeux dans PS :

Sélectionner l’iris, puis ajouter un calque de réglage « Teinte/Saturation ». Cela crée un calque de réglage avec un masque de fusion noir ou la sélection précédente est en blanc. Si on modifie la teinte cela modifie la couleur des yeux.

visage_yeux1.JPG

Éclaircir la couleur des yeux dans PS.

Même méthode mais avec un calque « Luminosité ».

Travail sur l’iris et la netteté avec Camera Raw.

Avec Camera Raw : on utilise le pinceau, on sélectionne l’iris et on augmente légèrement l’exposition.

Agir sur l’iris, pas sur l’anneau plus sombre autour ; pas sur le catch light (reflet de la source lumineuse) non plus.

Augmenter l’exposition, la clarté (50), le contraste.

visage_iris_CR.JPG

Se méfier du travail sur le blanc de l’œil ; beaucoup n’y touchent pas car la correction devient rapidement artificielle.

Passez un coup de pinceau sur l’œil dans son ensemble et augmentez légèrement la netteté ce qui augmente l’intensité du regard.

Augmenter contraste et netteté de l’iris avec PS.

Dupliquez le calque. Transformez en objet dynamique.

Appliquez un filtre passe haut. Menu Filtre>Divers>Passe-haut.

Puis mode de fusion « Incrustation » sur ce calque. Cela augmente le contraste de toute la photo.

On peut limiter l’action sur les yeux grâce à un masque de fusion :

Ajouter un masque de fusion, le noircir (Ctrl I), sur les yeux peindre en blanc dans le masque de fusion.

Pour quelque chose de plus doux ; dupliquez le calque, modifier le mode du calque supérieur en « Lumière tamisée » ; ajouter un masque de fusion noir, peindre en blanc sur ce masque de fusion au niveau de l’iris.

Augmenter la netteté des cils avec PS.

On utilisera le filtre netteté optimisée.

Dupliquez le calque, transformez le calque supérieur en objet dynamique, appliquez un filtre Netteté optimisée (Filtre>Renforcement netteté optimisée), dosez le gain (environ 200%) et le rayon 4 à 20).

Ajoutez un masque de fusion, Ctrl I pour le rendre noir. Peignez en blanc sur les cils.

visage_nettete2.JPG

L’augmentation de la netteté a un petit défaut, elle s’accompagne dans les zones à fort contraste de petit liseré blanc. Il faut dans ce cas passer le calque supérieur en mode obscurcir.

visage_netteté1.JPG

En (1) la photo initiale, en (2) après ajout de netteté, on voit les zones blanches ; en (3) elles disparaissent avec le mode obscurcir.

Ajouter un reflet dans les yeux avec PS.

On parle de Catch light, c’est ce reflet blanc du soleil ou du flash dans l’œil.

Cela donne de l’éclat au regard.

On peut le renforcer ou le réduire : On passe par le filtre camera Raw et son pinceau (masquage auto) ; on sélectionne le reflet puis on agit sur le curseur exposition.

S’il est absent cela donne un regard mort. Il faut parfois le rajouter. Le plus simple est de trouver un reflet sur une autre photo. Sur cette autre photo augmentez le contraste pour avoir du noir autour du reflet, sélectionnez le reflet au lasso avec un peu de noir autour copiez et collez dans votre photo ; positionnez le reflet et passez le calque du reflet en mode superposition (pour éliminer le noir). Modifiez l’opacité.

Ci dessous le reflet d’une grande octobox située à droite du photographe et en hauteur. On note que le reflet est aussi à droite et en haut.

visage_catchlight.JPG

Il faut bien choisir la forme du reflet (c’est la forme de la box, de la fenêtre…)  et bien positionner le reflet ; certains ajoutent un léger éclaircissement sur l’iris à l’opposé du reflet.

Vidéo en anglais :

https://www.youtube.com/watch?v=kxCjo_VnYBA

Enlever un reflet sur les lunettes dans PS :

Photo de départ :

visage1.JPG

Avec une séparation de fréquence (la version  2.0 de Jean-Pascal Schorro qui est dans les tutos du groupe, ici  , il y a même dans les fichiers du groupe une action que vous pouvez télécharger ;  elle se nomme FS2.atn), on corrige le vert en peignant sur le calque BF puis la texture sur certains endroits avec le tampon sur le calque HF : résultat fait rapidement, non finalisé :

visage2.JPG

Voici le panneau des calques :

visage3.JPG

Il y a d’autres méthodes, en voici une :

Avec le calque de réglage teinte saturation on modifie les verts et on limite l’action du calque avec un masque. Fignolage au tampon.

Blanchir les dents dans PS :

Avec le filtre Camera Raw, utilisez le pinceau, sélectionnez les dents.

Diminuer la saturation, augmenter légèrement l’exposition.

eclaircir_dent_CR.JPG

Dans Ps, sélectionnez les dents, ajoutez un calque de réglage teinte saturation ; diminuer la saturation ; ajouter un calque de réglage luminosité/contraste, écrêter avec le calque d’en-dessous,  augmenter légèrement la luminosité.

eclircir_dent.JPG

Comme souvent les dents sont un peu jaunes ; plutôt que de faire les modifications teinte/saturation sur toutes les couleurs (« global » sur la liste du haut) , il est possible de travailler uniquement sur les jaunes (déroulez la liste « Global » et cliquez sur « Jaunes ») et de mettre la saturation des jaunes à zéro ; cela évite des dents artificiellement trop blanches.

Ajouter du maquillage avec PS.

Ajouter un calque vide, prendre le pinceau et du rose (par exemple) comme couleur de premier plan.

Peindre en rose sur les paupières.

Passer son mode en « Incrustation » ou « Lumière tamisée ».

Diminuer l’opacité du calque si nécessaire.

visage_maquillage.JPG

 

Poursuivre le post traitement en corrigeant si nécessaire le corps les vêtements les mains…

Ne pas oublier de corriger fond et arrière-plan.

Pour les prises en studio, il est parfois nécessaire de rajouter un bout de fond manquant  (voir Ici) ou de corriger les défauts d’un fond (voir la vidéo Truc no12″comment nettoyer son fond »  Ici).

Avec les outils correcteurs il faut enlever les taches.

Pour les corrections, en général, il est aussi possible d’utiliser :

  • La séparation de fréquences et d’appliquer ce qui est ci-dessus  sur la texture ou la couleur (voir plus bas).
  • Le lissage avec la technique du passe-haut et ensuite de limiter son effet aux zones à corriger (voir plus bas).

 

4 – Dodge & Burn

Consiste à éclaircir ou assombrir certaines zones.

Il existe deux sortes de D&B, le macro ou le micro D&B.

  • Le macro D&B servira a modeler la lumière.
  • Le micro D&B servira à corriger les petites imperfections de tons.

4.1 Macro Dodge ans Burn.

Consiste à éclaircir ou assombrir certaines zones pour jouer sur le relief, les volumes.

Voyons ce disque gris.

1 Cercle gris.png

Éclaircissons progressivement le centre : on voit une sphère.

2 Sphere.png

Le fait d’éclaircir ou d’assombrir certaines zones à modifier la sensation de volume de l’objet.

Pour travailler sur le relief du visage, on travaille donc sur la luminosité locale de la peau.

Si on désire s’affranchir des couleurs pour mieux voir les zones claires ou foncées, on peut ajouter un calque de réglage « Noir et blanc » (calque Checklayer, calque d’aide) pour ne voir que les volumes et la luminosité.  On peut même ajouter un calque courbe pour accentuer les contrastes. On travaillera son Dodge and burn. En fin de correction on se débarrassera du calque N&B qui n’a servi qu’a mieux voir.

C’est une des principales fonctions du macro D&B, modifier le relief, le volume ; il est aussi possible de l’utiliser pour corriger certains défauts comme les cernes.

Voir le tuto sur le D&B  Ici si vous débutez.

Examinons un avant/après Dodge and Burn ci-dessous comme exemple :
le D&B général ajuste les ombres et lumière du visage permettant de rendre des zones comme le menton, pommettes, arête du nez plus définies et plus marquées ; on le voit particulièrement sur le philtrum, cette partie qui relie la lèvre supérieure à la base du nez. Le contour de la lèvre supérieure lui donne du volume. La lèvre inférieure a aussi pris du volume grâce à un éclaircissement longitudinal.
Le D&B enlève également des imperfections dues à la façon dont la lumière suit le relief du visage et de ses « imperfections ».  Voir par exemple la cerne sous l’œil qui a été éclairci et qui de ce fait n’est presque plus visible.

Avant :

russe_d&b2.JPG

Après :

russe_d&b3.JPG

La méthode ? Ici on utilise l’exemple d’Olivier Laublin (et ses images) avec des calques de courbes :

Création de plusieurs groupes de calques, un groupe « Dodge » pour éclaircir et un groupe « Burn » pour assombrir :

russe_d&b1.JPG

Le groupe « Dodge » (éclaircir) comporte un calque de réglage courbe nommé ‘Eclaircir’ (le fait de remonter la courbe vers la gauche éclaircit l’image).

15 Les parametres de courbe dodge

Comme cela à tendance à saturer les couleurs, on ajoute un calque teinte/saturation pour dé saturer un peu.

Il y a aussi le groupe « Burn » (assombrir) qui comporte un calque de réglage courbe nommé ‘foncer’ (le fait de descendre la courbe vers la droite assombrit l’image) ; comme cela à tendance à dé saturer les couleurs, on ajoute un calque teinte/saturation pour saturer un peu.

Chaque groupe possède un masque de fusion remplit de noir ; pour éclaircir ou assombrir l’image, on peint en blanc avec un pinceau doux et à flux très faible (quelques pourcents) sur le masque correspondant.

Une autre méthode de D&B consiste à ajouter un calque vide, le remplir de gris 50%. Il faut passer le mode en lumière tamisée. Pinceau opacité : 50% ; flux : 1%. Et Peindre sur ce calque gris avec du blanc pour éclaircir ou du noir pour assombrir. La touche X permet d’inverser le blanc et le noir.

Le D&B peut être ajouter à une séparation de fréquence si nécessaire, comme le font certains. Dans ce cas on le met entre le calque HF et le calque BF ; ainsi il touche les tons sans modifier la texture qui est au dessus.

4.2 Micro Dodge and burn.

Les méthodes sont les mêmes (2 courbes ou un calque gris), mais là la brush est petite et on agit sur les petits défauts (pas sur les volumes).

Il permet  de corriger les petites marbrures , irrégularités de ton, petits défauts de texture qui produisent de petites taches tonale. Voici un avant/après :

rendu_microdb1.JPG

Là il est nécessaire de mettre des calques d’aide afin de bien voir les anomalies : un calque noir et blanc et un calque de courbe avec la forme ci dessous.

Voici ce qu’on voit avec les calques d’aide : les défauts de ton ressortent bien.

rendu-microdb2.JPG

Il est ensuite plus facile de corriger les petites taches par petites touches avec une petite brush douce et un flux très faible (1 à 2%).

Voici une vidéo de Vitor Jacinto qui explique parfaitement et détaille le micro D&B.

Mon opinion sur le D&B : c’est une méthode simple, efficace améliorant de manière assez naturelle un portrait ; j’aime bien.

5- Séparation de fréquence.

La séparation de fréquence (Split frequency ou SF ) permet de séparer sur 2 calques distincts : la texture et la couleur/tons. C’est un travail préparatoire afin de faciliter le vrai traitement (de peau par exemple) qui consistera à agir avec différents outils sur la texture ou les couleurs. La majorité des méthodes de corrections vues au-dessus sont applicables sur une séparation de fréquence.

Si vous ne connaissez pas la séparation de fréquence (split frequency), voir les détails  Ici. Il y a tout, on vous explique comment créer les calques HF (hautes fréquences contenant la texture) et les calques BF (basse fréquence contenant tons et couleur) ; il y a même des actions toutes faites qu’on peut télécharger à partir du groupe et installer pour automatiser la création des calques nécessaires. Il est décrit la version 1 (la classique) et la version 2 (bien supérieure).

A titre d’exemple, sur un visage, si nous appliquons une séparation de fréquence (en lançant une action) nous créons un calque de base fréquence (à droite ci-dessous) avec la couleur et les tons et à gauche le calque haute fréquence avec la texture.

split_frequency_portrait.JPG

Un défaut, une anomalie de la peau seront corrigés en fonction de leur composante : si un bouton est visible du fait de sa texture mais que sa couleur est comme celle de la peau autour, on corrigera la texture avec le correcteur ou le tampon sur le calque HF (en échantillonnant sur le calque actif seulement) ; si pas contre le bouton est visible de par sa couleur, on effacera ce bouton sur le calque BF avec un pinceau, le correcteur, le tampon, un flou ou le pinceau mélangeur…

Parfois il faut corriger sur les deux calques HF et BF si l’anomalie touche texture et couleur.

A vous de voir si la correction est plus qualitative (ou rapide) avec une séparation de fréquence ou avec les méthodes plus simples exposées plus haut dans le chapitre sur les corrections.

Pour corriger les problèmes de texture :

D’abord un exemple : visage de départ à gauche, texture traitée à droite (par Yannick) :

split.JPG

Il faut bien se mettre sur le calque HF et utiliser le correcteur, le correcteur localisé ou le tampon en cochant dans la barre d’option l’option pour n’agir que sur le calque actif. L’outil doit être dur sinon sa progressivité va créer du flou.Toutes les techniques décrites plus haut dans le nettoyage de peau peuvent être utilisées.

Pour corriger les problèmes de couleur de peau (rougeur plage de couleurs ou cernes par exemple), on peut utiliser sur le calque BF :

  • Le pinceau ou le tampon,
  • Le pinceau mélangeur (voir le chapitre sur le lissage),
  • L’outil pièce : en effet, son utilisation sur la couche BF (ou, c’est mieux, sur un calque vide placé au-dessus du calque BF en échantillonnant les calques inférieurs) permet de sélectionner une zone rouge par exemple et de lui donner une couleur uniforme (en déplaçant vers une zone source similaires mais sans défauts), cela sans toucher à sa texture. C’est très utilisé.
  • Voici une technique originale : Elle consiste à appliquer sur les zones à corriger un flou gaussien mais uniquement sur le calque BF sans toucher à la texture : Sélectionnez la zone à corriger au lasso sur le calque BF ; rendre la sélection progressive puis Ctrl J, ce qui crée un calque au-dessus du calque BF qui contient uniquement la partie BF de la zone à traiter (appliquer un masque d’écrêtage avec le calque BF d’en dessous : voir le tuto sur le SF version 2). Pour corriger il faut appliquer sur ce calque un flou gaussien assez important (20 pixels environ) , les tons et couleurs sont homogénéisés ; la texture n’est pas touchée. On peut répéter l’opération sur chaque zone à traiter. C’est une méthode améliorant énormément l’aspect de la peau.

Un exemple pour atténuer une tache colorée :

visage_tache.JPG

La séparation de fréquence, quoi qu’on en dise, est un outil efficace et qualitatif si elle est bien utilisée. En l’occurrence, une bonne séparation de fréquence est spécifique à la zone à traiter. Le rayon du flou doit être adapté à cette zone, et donc, si on veut travailler avec cette technique, il y en aura fatalement plusieurs dans la retouche. Enfin dans certains cas ( les pro corrigeant chaque partie d’une photo d’un produit par exemple) car compte tenu que cela va alourdir le poids du fichier de façon conséquente et la complexité du traitement, il y a en pratique, chez les amateurs de portraits une seule séparation de fréquence.

A noter qu’on peut imbriquer le Dodge and Burn dans une SF. On insère alors les calques du D&B entre le calque de BF et celui de HF. Cela permet de travailler les tonalités séparément de la texture.

Mon opinion sur la séparation de fréquence :  sauf cas très particulier je ne l’utilise pas : trop lourde, complexe. Mais elle a ses défenseurs.

6 – Lissez la peau.

Lisser la peau est une opération globale sur toute la peau ou sur certaines zones   consistant à en diminuer globalement les micros reliefs. On n’est pas dans le nettoyage des boutons qui sera fait préalablement.

Cette technique est surtout utilisée sur les visages féminins.

C’est une opération délicate car lisser la peau fait disparaitre très vite la texture de cette peau et donne un aspect « porcelaine », un aspect peau de bébé très artificiel.

Si le résultat n’est pas esthétique ou trop lisse, ce n’est pas que la technique est mauvaise mais que vous avez utilisé les mauvais paramètres ou que vous avez abusé. Il est souvent utile de diminuer l’opacité du calque de lissage pour atténuer l’effet car les techniques brutes sont souvent trop lissantes.

Par ailleurs il ne faut jamais lisser la totalité de l’image, il faut limiter le lissage à la peau et ne pas toucher aux yeux, à la bouche, au nez, aux contours qui doivent conserver leurs détails.

Cette opération de lissage est très controversée : certains retoucheurs considérant qu’une peau doit conserver son grain et donc ne jamais être lissée.

Voyons les différentes méthodes :

Dans Camera Raw : forcer sur la réduction du bruit.

Le principe est que si on diminue fortement le bruit cela fait perdre les détails et lisse la peau.

On duplique le calque ou se trouve le visage (Ctrl J), on transforme le calque en calque dynamique (menu Filtre>Convertir pour les objets dynamiques). Puis filtre Camera Raw.

Là dans l’onglet ‘Détail’ on augmente fortement la réduction du bruit de la luminance, on augmente aussi le « Détail de la luminance ».

visage_adoucir.JPG

A la sortie du filtre (en cliquant sur Ok), rajoutez un masque de fusion et sur ce masque peignez en noir sur les zones à ne pas modifier.

Là aussi, avoir de la modération sur le curseur Luminance et en baissant l’opacité du calque.

Dans Camera Raw : baisser la clarté.

Même méthode de préparation : on duplique le calque du visage, on applique sur le calque supérieur (éventuellement transformé en objet dynamique) le filtre camera raw :

Dans l’onglet ‘Réglages de base’ le curseur « Clarté » modifie le contraste local, le micro contraste des détails ; l’augmenter sur un visage fera ressortir les rides. La diminuer sur un visage atténuera les défauts de peau mais aussi le grain de peau et donnera un aspect inesthétique de peau de bébé. Curseur à utiliser avec grande modération. Ce curseur est donc à éviter.

Clarte.JPG

Certains associent une Clarté à -70 avec une netteté à +25 pour récupérer le grain de peau.

Limitez les zones avec un masque sur le calque supérieur qui a été modifié.

Dans Camera Raw : la texture.

Depuis mai 2019 il est apparu un nouveau curseur dans Camera Raw (onglet ‘Réglages de base »), le curseur « Textures » ;  diminuer la texture permet de lisser la peau. Son action est plus douce et subtil que le curseur de la clarté.

CR_texture.JPG

Dans Photoshop : Le flou gaussien.

Une première technique utilise un flou gaussien ; on floute les défauts ; elle est très critiquée cette méthode et considérée comme une mauvaise méthode qui donne un aspect plastique, inesthétique.

Voyons comment l’utiliser et comment en limiter les résultats désastreux.

Dupliquez le calque (Ctrl J), transformez en calque dynamique, appliquer un filtre flou (menu Filtre>Flou>Floue Gaussien) 6%  grand maximum.

flou gaussien0

Ajouter un masque de fusion, le noircir (Ctrl I) ; avec le pinceau blanc passer sur la peau uniquement pour la flouter. On ne floute pas les yeux, le nez, la bouche…

Il est possible de flouter la correction (appliquer un flou gaussien au masque, ce qui rend le passage entre zone traitée et non traitée plus doux).

visage_lisser.JPG

On peut baisser l’opacité du calque pour doser l’effet et, bien-sur, utiliser un flou gaussien de rayon très faible.

Dans certains tutos il faut passer le calque en mode ‘Luminosité’.

Pour ma part, je trouve que passer le calque flou en mode Éclaircir donne de bons résultats : les petits défauts de la peau sont généralement plus foncées que le reste de la peau, du coup si on utilise le mode éclaircir,  les défauts seront très atténués. Mais la peau n’est pas lissée comme en mode normal. Voici l’avant/après avec un flou gaussien de rayon 6 et le calque en mode éclaircir :

visage_lisser4.JPG

On a quand même perdu le grain de la peau. Si on veut faire du mauvais esprit on peut même dire qu’on a éliminé le grain de la peau mais pas les gros défauts.

Certains appliquent du flou sur deux calques différents et en mette un en mode éclaircir, l’autre en mode obscurcir  (pour éliminer les défauts plus clairs et ceux plus foncés). Bien-sur, dans ce cas l’opacité de ces deux calques est fortement réduite.

Addition de flous : Certains mettent un filtre anti poussière (rayon à 5 pixels)  puis un flou gaussien (2 pixels) et même un peu de bruit (7%) pour « adoucir la peau »… Bof.

Photoshop : technique dite du filtre passe-haut.

Aurait été inventée par un retoucheur brésilien (by Ro).

Là on est dans une technique un peu plus complexe et sophistiquée mais le résultat est bien meilleur.

Au premier abord cette technique est curieuse car on utilise le filtre passe-haut qui extrait les détails pour adoucir. En fait, Comme on travaille sur le négatif de l’image cela adoucit et on renforce avec un flou gaussien.

Dupliquez le calque (Ctrl+J). Le transformer en objet dynamique.

Le passer en négatif (Ctrl+I).

Mode ‘Incrustation’. Ou ‘Lumière vive’ pour certains.

Appliquez un filtre passe haut (Filtre>Divers>Passe-haut) ; rayon =9. Si on augmente la valeur du filtre cela adoucit. Si on est prés du sujet à la prise de vue plus on augmente la valeur (jusqu’à 20, 25).

Appliquez un flou gaussien (Filtre>Flou>Flou gaussien ; rayon =3 à 7. Plus on baisse le chiffre plus cela augmente le lissage. On met une valeur entre 3 et 6. Certains donnent comme valeur le 1/3 de la valeur du rayon utilisé dans le filtre passe haut (si le rayon du passe haut est 9, celui du flou sera de 3).

La peau se lisse.

Ajouter un masque, le mettre en noir (Ctrl+I). L’effet du filtre disparait.

Prendre un pinceau blanc opacité 50%, appliquer sur la peau à lisser. Pas sur les yeux, les cheveux, le bord.

visage_lisser3.JPG

Si l’effet n’est pas assez important augmenter le filtre passe haut à 11 et jusqu’à 20 et l’opacité du pinceau à 70%.

C’est mieux d’enlever les boutons avant le lissage.

Si l’effet est trop fort et lisse trop il suffit de diminuer l’opacité du calque.

Exemple :

lissage_passehaut1.JPG

Voir la vidéo de Philip Escartin  https://www.youtube.com/watch?v=R6JLjEMU1-g

Une autre vidéo Ici.

Quentin Decaillet parle lui de diminuer les transitions des tons et utilise le mode de fusion ‘lumière linéaire’. Il met le filtre passe haut à 3 fois le chiffre du flou gaussien.

Photoshop : Lissage au pinceau mélangeur.

Le pinceau mélangeur icone_pinceau_mélangeur.JPG est un peu comme un pinceau de peinture : On ajoute un calque vide. En utilisant ALT+Clic on pipette et on met la couleur dans le « réservoir virtuel » ; puis on peint sur la zone à corriger, cela dépose de la couleur en la mélangeant à la couleur présente (avec plus ou moins d’humidité). Comme on peint cela enlève le grain et les défauts de la peau. Cela fait vraiment effet peinture ; il faut donc fortement diminuer l’opacité du calque.

Voici les valeurs le plus souvent préconisées pour les paramètres du pinceau mélangeur dans la barre d’option en haut : Humidité =10% ; Charge=15% ; Mélange =20% et flux à 45%. Cochez « Ech.tout ».

lissage_pinceau_melangeur.JPG

Ci-dessous en (1) photo de départ avec fort grossissement.  Pour chaque zone de couleur on pipette (Alt+Clic). On peint avec le pinceau mélangeur (2). Cela fait vraiment peinture (2) avec disparition de la texture. En baissant l’opacité du calque à 30% (à doser en fonction du résultat recherché) on retrouve la peau mais bien lissée (3).

visage_pinceaumélangeur.JPG

Cette technique du pinceau mélangeur peut être utilisée dans la séparation de fréquence sur le calque BF.

Photoshop : lissage par le canal rouge.

Ouvrir le panneau couche ; cliquer sur le canal rouge, pour une peau blanche, c’est la couche rouge qui contient le plus d’info sur la peau.

Ctrl+Clic sur cette couche, cela fait apparaitre une sélection à partir du canal rouge.

Après avoir cliqué sur la couche RVB, retour dans les calques. Ajouter un calque vide.

Ajouter un masque, celui-ci utilisera la sélection pour créer des zones blanches.

Le masque étant « posé », la correction et le choix des zones de correction se fera sur le calque lui-même (et pas sur le masque).

Il faut sur le calque lui-même, utiliser le pinceau, pipeter de la couleur (sur tous les calques) et peindre uniquement sur les zones à corriger avec un flux faible (10 à 15%).

C’est une technique pas facile, difficile à doser ; il faut pipeter souvent et baisser aussi l’opacité du calque assez fortement.

lissage_couche_rouge2.JPG

lissage_couche_rouge1.JPG

Pour voir l’intérêt d’utiliser un masque issu de la couche rouge, Faites un Maj+Clic sur le masque et vous verrez la différence.

Certains, au lieu de prendre directement la couche rouge dupliquent cette couche y appliquent un flou gaussien avant d’en faire un masque.

Avec la séparation de fréquence sur Photoshop.

Comme on l’a vu, sélectionnez au lasso la zone à corriger sur le calque BF et appliquer un flou gaussien ; cela fera disparaitre les « irrégularités » de la peau qui sont en rapport avec des anomalies colorimétriques et de tons sans toucher à la texture.

Rajouter de la texture à la peau :

Après avoir (trop) lissé la peau et perdu le grain de peau (cela peut être rendu nécessaire par une très vilaine peau) certains refont du grain de peau artificiellement ; c’est un comble quand même !

Ils ajoutent un calque rempli de gris 50%, y mettent du bruit à 2 à 3% (bruit gaussien, monochromatique) passe le calque en mode Incrustation et réduisent l’opacité du calque à 20, 30%. Pour plus de réalisme on peut utiliser les styles de calque pour ajouter du relief au grain. Enfin avec un masque de fusion, il faut limiter le grain à la peau.

Mon opinion sur le lissage : la méthode du passe-haut me semble la meilleure ; mais pas de lissage du tout c’est très naturel.

7 – Colorimétrie.

Colorimétrie globale :

Si la couleur d’une fleur sur l’écran n’est pas exactement celle de la vraie fleur, cela n’a pas trop d’importance ; par contre une peau un peu trop orangée méritera une correction. La colorimétrie de la peau est très importante. On utilise pour cela la balance des blancs ou les profils.

C’est même la première étape du post traitement pour beaucoup.

Il peut être intéressant de photographier une charte de gris dans l’environnement de la prise de vue pour ensuite faire sa balance des blancs (dans le filtre Cameraw Raw ou dans LR) en donnant un coup de pipette bdb sur la charte dans la photo. Si on n’a pas de charte on peut utiliser une feuille blanche.

Charte_gris

Les pros qui sont très exigeant sur la couleur de peau pourront eux photographier une charte de couleur (Color Cheker qui comporte 24 couleurs) et créer un profil Dcp pour la séance en tenant compte de l’illuminant. L’utilisation de ce profil dans Camera Raw ou LR permettant d’avoir sur sa photo des couleurs fidèles. On effectue en quelque sorte une calibration de son appareil photo. C’est peu utilisé chez le photographe courant.

mire

Si on n’a pas une des chartes, on peut se contenter de de faire une balance des blancs sur une feuille blanche qu’on aura photographiée en début de shoot.

Un autre aspect du problème de colorimétrie globale de la peau est le problème des dérives colorimétrique ou aussi le choix de modifier intentionnellement la couleur de peau.

L’outil de choix est la courbe. On l’utilisera non pas sur la courbe RVB mais sur chaque courbe  R, V ou B.

Courbe28

On rappelle que si on lève la courbe rouge on augmente le rouge, si on la baisse on augmente le cyan (couleur complémentaire en RVB) . Idem pour le  vert et magenta ou le bleu et le jaune.

De plus si on modifie le bas de la courbe à gauche on agit plus sur les tons foncés, au centre cela sera les tons moyens, en haut à droite on modifiera les tons clairs.

Colorimétrie locale.

Il existe parfois des taches colorées qui limitent l’homogénéité de la peau. Elles sont difficiles à voir. Il peut être intéressant d’homogénéiser la couleur de la peau.

La peau des modèles blancs contient de l’orange c’est à dire un mélange de rouge et de jaune. Si la proportion de ces deux couleurs change cela fait des taches colorées. Comment les rendre visibles ?

Avec un calque d’aide : un Check layer. On ajoute un calque Teinte/Saturation , on sélectionne le canal rouge et on met la teinte à -180 :

Calqueaide _peau.JPG

Les rouges deviennent cyan et les jaunes deviennent mauve/rose ; on voit ainsi les taches de couleurs de manière flagrante.

visage_cheklayer_couleur

Il faut ensuite corriger les taches en modifiant leur couleur sur la couche BF d’une séparation de fréquence ;

On peut aussi corriger en ajoutant un calque vide en mode couleur et en peignant la bonne couleur

ou en sélectionnant largement la tache de couleur et en appliquant un flou gaussien important, ce qui homogénéise la couleur. Encore mieux : sur le calque BF d’une séparation de fréquence.

D’autres méthodes permettent d’uniformiser les couleurs, elles nous sont expliquées par Vitor Jacinto.

La peau étant composée de rouge et de jaune, il est possible d’uniformiser ces deux couleurs en utilisant des courbes et en travaillant sur les rouges ou les jaunes.

Enfin il existe une méthode utilisant une courbe de dégradé.

Voir la vidéo de Victor qui détaille toutes ces méthodes d’uniformisation des couleurs.

8- Accentuer.

Pour la netteté globale :

Nous pouvons dupliquer l’image et utiliser le filtre netteté optimisée sur ce calque  et limiter son effet avec un masque de fusion sur les yeux, le nez, la bouche et les bords du visage.

L’accentuation de l’image elle-même se fera toujours en toute fin de traitement sur l’image ayant ses dimensions définitives : pas besoin d’accentuer une image 6000x3000px si on l’exporte ensuite en 1000x500px (l’accentuation ne se verra pas).

Aout 2019 Philippe LASSERRE.

Pour marque-pages : Permaliens.

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